Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2505375(TA38-2505375)

Référé suspension (art. L. 521-1 CJA) rejeté par le tribunal administratif de Grenoble. Le préfet de l'Isère ayant délivré un titre de séjour en cours d'instance, le juge constate un non-lieu à statuer sur la demande de suspension et d'injonction. L'État est condamné à verser 800 € à M. B au titre des frais de justice (art. L. 761-1 CJA).

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2505209(TA38-2505209)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, fait droit à la requête de M. B. Ce dernier, reconnu prioritaire par la commission de médiation de l'Isère le 13 février 2025 pour un accueil en structure d'hébergement, n'avait reçu aucune offre adaptée. Le tribunal ordonne à la préfète de l'Isère de lui proposer un hébergement adapté sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et condamne l'État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2505756(TA38-2505756)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme B pour contester une décision du président du conseil départemental de l'Isère mettant en place une mesure d'assistance éducative en milieu ouvert pour leur fille. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, estimant que cette décision administrative ne faisait que tirer les conséquences d'un jugement du tribunal pour enfants. Il a rappelé que la contestation relevait de la compétence de la cour d'appel, conformément aux dispositions du code civil et du code de procédure civile. La solution retenue est un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501289(TA38-2501289)

Litige opposant Mme B à la CARSAT concernant ses droits à une pension de retraite du secteur privé. Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 23 juin 2025, se déclare incompétent. Il estime que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale, qui est de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la requête est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2505231(TA38-2505231)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État (préfète de la Haute-Savoie) de loger Mme A, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation le 30 janvier 2025, avant le 31 août 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée n'avait été proposée, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er septembre 2025, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2402719(TA38-2402719)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B et de la société HT Immo. M. B a été jugé irrecevable à contester le titre de perception, car ce titre était émis à l'encontre de la société HT Immo et non à son encontre, le privant ainsi d'intérêt pour agir. La société HT Immo a également été jugée irrecevable, le titre de perception étant considéré comme un acte superfétatoire ne faisant pas grief, dès lors que la créance était déjà établie par les jugements et arrêts antérieurs ayant force exécutoire. La solution s'appuie sur les articles L. 111-3 du code des procédures civiles d'exécution et R. 611-7 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2505939(TA38-2505939)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C, ressortissante russe, qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui remettre sa carte de séjour "Passeport talent". La préfecture ayant indiqué que la carte était disponible depuis le 12 mars 2025 et que la requérante ne justifiait d'aucune impossibilité de la retirer, le juge a estimé que la mesure sollicitée ne présentait pas de caractère utile. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2208461(TA38-2208461)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 1er juillet 2022 par lequel le préfet de l'Isère avait déclaré d'utilité publique le projet de redynamisation du centre du village de Pont-Evêque, ainsi que le refus du recours gracieux. Le tribunal a jugé que la commune, propriétaire d’un local situé à proximité permettant de réaliser le projet dans des conditions équivalentes, ne justifiait pas de la nécessité de recourir à l’expropriation, en application des principes généraux du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique. Cette absence de nécessité a privé le projet de son caractère d’utilité publique. L’État a été condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2503985(TA38-2503985)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 8 avril 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait de renouveler le titre de séjour étudiant de M. A, ressortissant sénégalais, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a relevé d'office que la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995, et non le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était applicable. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, la préfète n'ayant pas examiné la demande de M. A au regard de l'article 9 de cette convention.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503924(TA38-2503924)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 11 mars 2025 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de violation du droit au respect de la vie privée et familiale, et d'application de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, jugé inapplicable. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 911-1 et L. 922-2.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2305702(TA38-2305702)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule un titre de perception de 28 550 euros émis à l'encontre de M. B pour une redevance d'occupation du domaine public fluvial du lac d'Annecy (année 2018). La juridiction retient que M. B n'étant ni propriétaire ni occupant de la construction litigieuse, il n'est pas redevable de la somme, en application de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Les conclusions de la société HT Immo sont rejetées pour défaut d'intérêt à agir, le titre n'ayant pas été émis à son encontre. M. B est déchargé du paiement de la somme de 28 550 euros.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2302968(TA38-2302968)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B contestant plusieurs décisions de la MDPH de l'Isère et du président du conseil départemental, notamment le refus de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), d'orientation professionnelle, d'allocation adulte handicapé (AAH) et de cartes mobilité inclusion. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la requête, Mme B a obtenu la RQTH, l'orientation demandée et l'AAH, et que les conclusions relatives à l'AAH avaient déjà été renvoyées devant le tribunal judiciaire. Le litige s'est donc réduit à la seule contestation du refus de délivrance de la carte mobilité inclusion mention "stationnement pour personnes handicapées". Sur ce point, le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, et a rejeté la demande de Mme B, considérant qu'elle n'établissait pas remplir les critères requis pour obtenir cette carte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2410017(TA38-2410017)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. D de deux requêtes en excès de pouvoir, était amené à statuer sur le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) de lui accorder une subvention au titre de la prime de transition énergétique, refus motivé par l’absence de qualification RGE de l’installateur. En cours d’instance, l’ANAH a réexaminé favorablement le recours préalable du requérant et a retiré la décision contestée par une décision du 30 mai 2025. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les requêtes, devenues sans objet.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2403160(TA38-2403160)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D et M. C, qui demandaient la condamnation solidaire de l'État et de la communauté d'agglomération Grand Chambéry à leur verser 530 000 euros pour l'insalubrité de leur terrain familial. Le tribunal a opposé l'autorité de la chose jugée, un précédent jugement du 23 février 2021 ayant déjà définitivement rejeté leur demande indemnitaire fondée sur une faute de la communauté d'agglomération. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, en application des principes de l'autorité relative de la chose jugée.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2205555(TA38-2205555)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 6 avril 2022 par lequel le maire de Pont-Evêque avait exercé son droit de préemption sur un local commercial. La juridiction a jugé que la commune ne justifiait pas de la faisabilité de son projet de création d'un café-bar-restaurant, faute de pouvoir acquérir le local voisin nécessaire à l'opération, ce qui méconnaît les objectifs des articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme. La solution retenue est l'annulation de la décision de préemption et du rejet du recours gracieux, avec condamnation de la commune à verser 1 000 euros au requérant.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503926(TA38-2503926)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. F contre l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'examen de la situation personnelle et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de précisions suffisantes. La décision de signalement au système d'information Schengen (SIS) a été maintenue par voie de conséquence. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2201226(TA38-2201226)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 18 000 euros en réparation des préjudices subis du fait de la délivrance de deux permis de construire illégaux à son voisin. Si l'illégalité des permis constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, le tribunal a estimé que M. B n'apportait pas la preuve de la réalité des préjudices allégués (troubles de jouissance, frais de justice, dépréciation du bien) ni d'un lien de causalité direct avec les fautes commises. La requête a donc été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2208347(TA38-2208347)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 26 juillet 2022 par laquelle le directeur du centre pénitentiaire de Valence avait retenu 397,60 euros sur le compte nominatif de M. B pour des dégradations. La juridiction a jugé que cette décision, prise en considération de la personne, méconnaissait le principe du contradictoire prévu à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également relevé que l'administration n'avait pas établi la réalité des faits reprochés, notamment concernant la dégradation d'une liseuse. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de la justice de rembourser la somme prélevée à M. B dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2208337(TA38-2208337)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait son transfert du centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier vers celui de Valence. Le tribunal a jugé que cette décision constituait une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car le transfert entre deux établissements de même nature (maison d’arrêt) n’avait pas aggravé ses conditions de détention ni porté atteinte à ses droits fondamentaux, notamment à sa vie familiale. La solution retenue s’appuie sur les principes jurisprudentiels relatifs à la distinction entre acte administratif et mesure d’ordre intérieur, sans application directe des articles du code pénitentiaire invoqués.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2207665(TA38-2207665)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C, détenu, qui contestait son placement à l'isolement ordonné par le chef du centre pénitentiaire de Valence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que la procédure avait respecté les droits de la défense prévus à l'article R. 213-21 du code pénitentiaire. Il a également rappelé que la mise à l'isolement n'est pas une sanction disciplinaire, ce qui permet de la fonder sur des faits déjà sanctionnés. Enfin, le tribunal a estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, les faits reprochés étant établis et justifiant la mesure de sécurité.

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