Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 445/1714
N° TA38-2410165(TA38-2410165)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant n’a soulevé aucun moyen contre la mesure d’éloignement et n’a pas justifié sa demande de suspension, alors que son recours devant la Cour nationale du droit d’asile avait déjà été rejeté le 28 juin 2024. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2410178(TA38-2410178)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, un ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que les efforts d'intégration de M. A ne constituaient pas un motif exceptionnel justifiant une admission exceptionnelle au séjour. La décision a été fondée sur les articles L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le tribunal estimant que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant.
N° TA38-2410180(TA38-2410180)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée, qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la courte durée de son séjour et de l'absence de preuve de risques en cas de retour. Le tribunal a également rejeté les moyens relatifs à la décision fixant le pays de destination, celle-ci n'étant pas privée de base légale et ne violant pas les articles 2 et 3 de la Convention.
N° TA38-2203699(TA38-2203699)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour les années 2013 à 2015, suite à une vérification de comptabilité ayant révélé une activité occulte de marchand de biens. Le tribunal a jugé que la vérification, bien que réalisée dans les locaux de l'administration, était régulière car M. A ne s'y était pas opposé et n'avait pas proposé d'autre lieu, et qu'il n'avait pas été privé de garanties. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sur le fondement des articles L. 13 et L. 73 du livre des procédures fiscales.
N° TA38-2505828(TA38-2505828)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par Mme D d'une demande de modification des mesures ordonnées le 27 février 2025, afin d'enjoindre à la préfète de l'Isère de statuer sur sa demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a pris une décision expresse de refus de titre de séjour assortie d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que cette décision rendait sans objet les conclusions de la requérante et a prononcé un non-lieu à statuer sur celles-ci, tout en rejetant les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2203434(TA38-2203434)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Mofra, qui contestait un rehaussement d'impôt sur les sociétés et une pénalité pour manquement délibéré au titre de l'exercice 2015. La société avait procédé à un apport et une cession de titres de la SAS Sadevgroup à un prix jugé minoré, constitutif d'un acte anormal de gestion. Le tribunal a estimé que l'administration avait correctement évalué la valeur vénale des titres et que la société ne justifiait pas d'un intérêt propre à justifier cet appauvrissement. La décision s'appuie sur les articles 38 et 209 du code général des impôts.
N° TA38-2505973(TA38-2505973)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par les consorts F d’une demande de décharge de contributions sociales sur une plus-value immobilière de 2021, s’est déclaré territorialement incompétent. Il a constaté que les impositions contestées avaient été établies par le service des non-résidents de Noisy-le-Grand, relevant du ressort du tribunal administratif de Montreuil. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.
N° TA38-2207665(TA38-2207665)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C, détenu, qui contestait son placement à l'isolement ordonné par le chef du centre pénitentiaire de Valence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé que la procédure avait respecté les droits de la défense prévus à l'article R. 213-21 du code pénitentiaire. Il a également rappelé que la mise à l'isolement n'est pas une sanction disciplinaire, ce qui permet de la fonder sur des faits déjà sanctionnés. Enfin, le tribunal a estimé que la décision n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, les faits reprochés étant établis et justifiant la mesure de sécurité.
N° TA38-2505779(TA38-2505779)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée le 30 janvier 2025 pour contraindre la préfète de l'Isère à délivrer un titre de séjour à M. C. En cours d'instance, la préfète a justifié avoir délivré le document provisoire de séjour le 14 février 2025, puis un titre de séjour le 7 avril 2025. Le juge a estimé que, malgré un léger retard, il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte, en application de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée.
N° TA38-2505408(TA38-2505408)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé l'astreinte de 50 euros par jour prononcée le 27 février 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère pour inexécution d'une injonction. La préfecture n'ayant exécuté l'ordonnance que le 11 juin 2025, soit avec un retard de 44 jours, l'astreinte est définitivement liquidée à la somme de 2 200 euros, que l'État devra verser à M. B. La demande de modification du montant de l'astreinte a été jugée sans objet. Cette décision est fondée sur l'article L. 911-7 du code de justice administrative.
N° TA38-2208347(TA38-2208347)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 26 juillet 2022 par laquelle le directeur du centre pénitentiaire de Valence avait retenu 397,60 euros sur le compte nominatif de M. B pour des dégradations. La juridiction a jugé que cette décision, prise en considération de la personne, méconnaissait le principe du contradictoire prévu à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également relevé que l'administration n'avait pas établi la réalité des faits reprochés, notamment concernant la dégradation d'une liseuse. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de la justice de rembourser la somme prélevée à M. B dans un délai de deux mois.
N° TA38-2203515(TA38-2203515)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de la SARL Techno Alpes Ing contestant des rappels de TVA (période 2017-2020) et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (exercices 2018-2020), assortis de pénalités. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge, le tribunal ayant considéré que les moyens soulevés par la société, notamment relatifs à la preuve de sous-évaluation du chiffre d'affaires, à la justification de charges et à l'application de l'amende pour paiement en espèces, n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code général des impôts, le livre des procédures fiscales et le code monétaire et financier.
N° TA38-2203478(TA38-2203478)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme B, exploitante d’une salle de sports, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2016-2018. La requérante invoquait notamment des vices de procédure (absence d’avis de vérification, défaut de motivation) et sollicitait l’exonération de ses activités sportives sur le fondement du code général des impôts et de la doctrine administrative. Le tribunal a jugé que la procédure de contrôle sur pièces pour 2016 était régulière et que l’administration n’avait pas méconnu le principe de loyauté. Il a également estimé que les activités de Mme B, non encadrées par une fédération sportive agréée, ne pouvaient bénéficier de l’exonération de TVA prévue à l’article 261-4-1° du code général des impôts.
N° TA38-2203435(TA38-2203435)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la SAS Simeta qui contestait un rehaussement d'impôt sur les sociétés et une pénalité pour manquement délibéré au titre de l'exercice 2015. La société holding avait bénéficié d'un apport et d'une cession de titres à un prix minoré, ce que l'administration a requalifié en libéralité imposable sur le fondement des articles 38 du code général des impôts et 111 c) du même code. Le tribunal a jugé que l'administration avait apporté la preuve de cette libéralité, justifiant le rehaussement de l'actif net et l'application de la majoration pour manquement délibéré.
N° TA38-2504825(TA38-2504825)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère de délivrer un rendez-vous à M. B, ressortissant guinéen, afin qu'il puisse déposer sa demande de titre de séjour. La solution retenue fait droit à la requête en excès de pouvoir, en reconnaissant l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'impossibilité pour le requérant d'obtenir un rendez-vous avant son dix-neuvième anniversaire, ce qui compromettait son droit à solliciter un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'injonction est prononcée sans astreinte, et l'État est condamné à verser 600 euros au conseil du requérant au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2506408(TA38-2506408)
Refus de suspension d’un refus de titre de séjour (regroupement familial) par le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble. La condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’est pas remplie, le requérant invoquant seulement un risque éventuel de rupture de son contrat de travail, alors que l’affaire est inscrite au rôle pour une audience proche. La requête est rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2504823(TA38-2504823)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant turc, qui ne pouvait déposer en ligne le renouvellement de sa carte de résident sur la plateforme ANEF en raison d'un blocage technique persistant. Le juge a constaté l'urgence, l'intéressé se trouvant en situation irrégulière depuis décembre 2024, et a ordonné à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous sous cinq jours et de débloquer son compte ANEF. Cette décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais de justice.
N° TA38-2505691(TA38-2505691)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la requérante étant placée en situation irrégulière après sa majorité, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, créaient un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de prendre une décision explicite et de délivrer une attestation de prolongation d'instruction autorisant le travail, sous astreinte. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2505515(TA38-2505515)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du licenciement pour inaptitude et de la radiation des cadres d'une agente d'EHPAD. La condition d'urgence a été reconnue car ces décisions privaient l'agent de toute rémunération, sans possibilité d'allocations chômage, et en raison de ses charges familiales. Un doute sérieux a été retenu sur la légalité du licenciement, l'agent n'étant pas déclaré inapte à tout poste et ayant été déclaré apte à un poste en hôtellerie. Par voie de conséquence, la radiation des cadres, dépourvue de base légale en raison de l'illégalité potentielle du licenciement, a également été suspendue.
N° TA38-2302282(TA38-2302282)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS AB, qui contestait une décision de l'OFII lui imposant une contribution spéciale de 18 250 euros pour l'emploi d'un travailleur étranger sans titre. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision, celui-ci disposant d'une délégation de signature régulière. Elle a également rejeté le moyen tiré de l'erreur de fait, estimant que le lien de subordination était établi et que la société n'apportait pas la preuve de la régularité de la situation du salarié. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sur le fondement des articles L. 8251-1 et L. 8253-1 du code du travail.