Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2304044(TA38-2304044)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de la 4ème Chambre, a annulé le titre exécutoire du 28 avril 2023 par lequel le syndicat mixte du lac d'Annecy réclamait à la société La Tuilerie une somme de 13 134 euros au titre de la participation pour le financement de l'assainissement collectif (PFAC). L'annulation est prononcée pour un motif de forme, le titre ne précisant pas les bases de liquidation de la créance, en méconnaissance de l'article 24 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012. En revanche, la demande d'annulation de la facture du même jour a été jugée irrecevable, celle-ci constituant un acte préparatoire non décisoire. Le tribunal n'a pas statué sur le bien-fondé de la créance, laissant la possibilité à l'administration de régulariser le titre.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2410055(TA38-2410055)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par le département de l'Isère, représentant légal du mineur A B, d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du directeur académique de l’Isère du 25 octobre 2024 affectant l’enfant au CNED en scolarité partagée. Le département demandait l’annulation de cette décision et une injonction d’affectation à plein temps dans un collège. Par un mémoire du 21 mai 2025, le département s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 19 juin 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA38-2202617(TA38-2202617)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme A, brigadier de police, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 60 000 euros pour harcèlement moral et manquement à l'obligation de protection de la santé. La requérante imputait la dégradation de ses conditions de travail et de son état de santé à un management délétère et à des discriminations syndicales au sein de la direction interdépartementale de la police aux frontières. Le tribunal a estimé que les tensions dénoncées trouvaient leur origine dans des rivalités antérieures et non dans des agissements délibérés de la hiérarchie, et que l'administration avait cherché des solutions face à l'opposition d'un groupe d'agents. La solution s'appuie sur les dispositions relatives au harcèlement moral issues de la loi du 13 juillet 1983, aujourd'hui codifiées au code général de la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504752(TA38-2504752)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la commune de Die de réaliser des travaux sur un rempart jouxtant sa propriété. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en l'absence de danger immédiat établi, et qu'il existait une contestation sérieuse sur l'origine des désordres et la propriété du mur, alors qu'une expertise judiciaire était en cours. La requête a donc été rejetée, et la demande de provision de Mme B a également été écartée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2302312(TA38-2302312)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 27 septembre 2022 refusant à Mme B l'autorisation de redoubler sa formation d'aide-soignant. La décision est annulée pour insuffisance de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal retient que le courrier de notification ne comporte aucun élément de droit ou de fait justifiant le refus. Il enjoint à la directrice de l'institut de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2306488(TA38-2306488)

**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème Chambre) statue sur le recours pour excès de pouvoir de Mme C, éducatrice à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, contestant le rejet implicite de sa demande de Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. Le tribunal applique la loi du 31 décembre 1968 sur la prescription quadriennale des créances publiques et constate que la demande de Mme C, formulée le 12 juin 2023, est prescrite pour la période antérieure au 1er janvier 2019. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour la partie prescrite, sans qu'il soit statué sur le fond du droit à la NBI pour la période postérieure.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2506265(TA38-2506265)

Suspension de permis de conduire par le préfet de la Côte d'Or. Le Tribunal administratif de Grenoble se déclare incompétent territorialement. Il transmet l'affaire au Tribunal administratif de Lyon, compétent en vertu des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, car le requérant réside dans l'Ardèche.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2305605(TA38-2305605)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. et Mme B, voisins immédiats, contre un permis de construire initial (28 avril 2023) et un permis modificatif (25 septembre 2024) délivrés par la maire de Megève à la société BHH Capital pour un projet de rénovation et de construction de bâtiments. Les requérants invoquaient plusieurs moyens, notamment la méconnaissance des règles du plan local d’urbanisme (PLU) relatives aux accès, aux distances, à l’insertion paysagère, à la gestion des eaux pluviales et au stationnement, ainsi que l’insuffisance du dossier de demande. Après examen, le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que le projet respectait les dispositions applicables du code de l’urbanisme et du PLU, et a donc rejeté la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2401774(TA38-2401774)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui demandait l'annulation de la décision du 28 juin 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé de lui rétablir les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, le vice de procédure et l'absence d'entretien de vulnérabilité, n'étaient pas fondés. Il a également retenu la substitution de motif sollicitée par l'OFII, fondée sur le 3° de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du non-respect par M. A des exigences des autorités chargées de l'asile.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2408710(TA38-2408710)

Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction contre le refus de titre de séjour du préfet de la Savoie. Le tribunal a toutefois fait droit à sa demande de frais de procès en condamnant l’État à verser 1 000 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État. La solution retenue repose sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2201482(TA38-2201482)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 13 septembre 2021 par le maire d'Huez-en-Oisans à la SCCV Le Kohana pour la construction d'un hébergement touristique, ainsi que contre le permis modificatif du 22 juillet 2022. Les requérants, voisins du projet, contestaient la légalité des autorisations en invoquant notamment l'incomplétude du dossier de demande, la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU) relatives à la pente de toiture, au stationnement et à l'accès, ainsi que l'illégalité du PLU lui-même. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire a été examinée au regard des dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2505503(TA38-2505503)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère lui a accordé un rendez-vous le 23 juin 2025, rendant sans objet la demande d'injonction. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a par ailleurs admis provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle et condamné l'État à verser 300 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2503817(TA38-2503817)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 21 janvier 2025 par lequel le préfet de la Drôme refusait un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a considéré que le préfet avait méconnu l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, en ne prenant pas suffisamment en compte l'intérêt supérieur de son enfant français, avec lequel il entretenait des liens affectifs réguliers. En conséquence, le tribunal a également annulé l'obligation de quitter le territoire français, l'interdiction de retour et la fixation du pays de renvoi.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503789(TA38-2503789)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de Mme C B et M. A B, ressortissants congolais, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 10 mars 2025 refusant leur titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une insuffisance de motivation. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions de la préfète de l'Isère. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-23.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503816(TA38-2503816)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a considéré que le refus de titre de séjour n'était pas entaché d'erreur de fait, Mme A ne justifiant pas de la réalité et du sérieux de ses études, et n'a pas méconnu les articles L. 422-1 et L. 422-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2503801(TA38-2503801)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de 1ère Chambre, a annulé l'arrêté du 13 septembre 2024 par lequel le préfet de la Haute-Savoie avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante kosovare, et l'avait obligée à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cet arrêté portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de la requérante, garanti par l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le tribunal a relevé que Mme A résidait en France depuis l'âge de 15 ans, y avait suivi sa scolarité, travaillait et y avait tissé des liens familiaux et sociaux stables. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour ce motif, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2503799(TA38-2503799)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 13 septembre 2024 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a refusé un titre de séjour à Mme C épouse B, ressortissante kosovare, et l'a obligée à quitter le territoire. Le juge estime que cette mesure d'éloignement porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa présence en France depuis quatre ans, de son mariage avec un résident de longue durée et de l'état de santé de son époux nécessitant son assistance. L'annulation de la décision de refus de séjour entraîne par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2501298(TA38-2501298)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme E, ressortissante congolaise, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 26 novembre 2024 clôturant sa demande de regroupement familial pour son fils, au motif que son dossier était incomplet. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision de clôture ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d’être contestée, dès lors que la requérante n’avait pas démontré le caractère complet de son dossier après la demande de pièces complémentaires. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 434-7, R. 434-11 et R. 434-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2506331(TA38-2506331)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur demande de la commune de Montélimar, a ordonné une expertise d’urgence concernant un immeuble situé au 32-34 Avenue Saint Lazare. Cette décision est fondée sur les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative. L’expert désigné devra examiner les désordres, constater l’état des bâtiments mitoyens, déterminer s’il existe un péril imminent et proposer des mesures de sauvegarde dans un délai de 24 heures. Le rapport devra être déposé sous cinq jours, et les frais d’expertise seront taxés ultérieurement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2406068(TA38-2406068)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet de leur demande d’autorisation d’instruction en famille pour leur fils. Les requérants ont ensuite déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par ordonnance du 19 juin 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition législative ou réglementaire n’a été appliquée au fond.

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