Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505376(TA38-2505376)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire de Péage-de-Roussillon ordonnant la démolition d'un immeuble pour péril imminent. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie en raison de la gravité de la mesure de démolition et de l'absence de risque immédiat de ruine. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment en raison de son insuffisance de motivation au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et de l'absence de danger immédiat justifiant la procédure d'urgence prévue à l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2502074(TA38-2502074)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 23 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa courte durée de séjour et de l'absence d'attaches familiales en France. La décision fixant le pays de destination a également été validée, le requérant n'établissant pas de risques personnels en cas de retour en Guinée. Enfin, l'interdiction de retour d'un an a été confirmée, le tribunal estimant que la situation de M. A ne justifiait pas de circonstances humanitaires particulières.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506109(TA38-2506109)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A B qui sollicitait son admission immédiate dans un service d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés (SAMSAH). Le juge a considéré que, malgré la dégradation de l'état de santé du requérant et le délai d'attente de trois ans, la carence invoquée ne constituait pas, en l'espèce, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de la procédure d'urgence. La solution s'appuie sur les articles L. 114-1, L. 114-1-1 et L. 246-1 du code de l'action sociale et des familles, qui imposent une prise en charge effective des personnes handicapées, mais dont la méconnaissance ne justifie pas systématiquement une intervention du juge des référés en l'absence de conséquences graves et immédiates suffisamment caractérisées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2006146(TA38-2006146)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D, qui demandaient la condamnation de la commune de Beaufort-sur-Gervanne pour des fautes commises lors de la délivrance d’un certificat d’urbanisme et d’une non-opposition à division, ayant conduit à l’impossibilité de construire sur leur terrain. Le tribunal a jugé que la commune n’avait pas commis de faute, car le classement de la parcelle en zone UB du plan local d’urbanisme était légal et que l’application de la loi montagne n’était pas nécessaire. La requête a été rejetée, et les demandes indemnitaires des requérants ont été écartées, sans qu’il soit fait droit à leurs conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2505342(TA38-2505342)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution des décisions implicites par lesquelles la préfète de l’Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. Le juge a retenu l’urgence, caractérisée par l’impossibilité pour le requérant de travailler et la précarité de sa famille, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai d’un mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de travail dans un délai de huit jours, sous astreinte.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2505411(TA38-2505411)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l'Isère d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée le 8 juin 2022, a condamné l'État à verser 7 500 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. Le tribunal a constaté que l'injonction d'assurer le logement de Mme A n'avait été exécutée que le 7 mai 2025, soit près de trois ans après le délai imparti. Il a toutefois modéré le montant de l'astreinte en raison des circonstances de l'espèce, notamment les démarches de la requérante et les difficultés rencontrées. La décision se fonde sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506134(TA38-2506134)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 18 juin 2025, a rejeté la requête de Mme C épouse A contestant un avis de somme à payer de 363,65 euros pour frais de mise en fourrière de son véhicule. La requérante soutenait ne plus être propriétaire du véhicule depuis janvier 2025. Le tribunal a jugé que la mise en fourrière constitue une opération de police judiciaire relevant de la compétence exclusive de l'autorité judiciaire, et non de la juridiction administrative. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506268(TA38-2506268)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de statuer expressément sur sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que la demande était irrecevable, car le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'impose pas à l'administration un délai pour instruire une telle demande, le silence gardé valant décision implicite de rejet. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le bien-fondé de la demande.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506182(TA38-2506182)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'orienter M. D, sa compagne et leurs deux jeunes enfants (dont un nourrisson) vers une structure d'hébergement d'urgence adaptée, sous astreinte de 80 euros par jour de retard. Le juge a constaté une carence caractérisée de l'État dans l'application de l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, malgré la situation de détresse de la famille dormant dans la rue et l'absence de solution malgré des appels répétés au 115. Cette carence constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit fondamental à l'hébergement d'urgence, justifiant la mesure ordonnée.

Résumé IA
OrdonnanceExécution d'un jugementREJETE

TA38-2505325(TA38-2505325)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé par M. A pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 13 mai 2025, a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas délivré le document de séjour provisoire avec autorisation de travail pourtant enjoint sous astreinte. Le juge a rejeté la demande de modification des injonctions, estimant les astreintes déjà prononcées suffisantes, mais a procédé à la liquidation provisoire de l'astreinte à hauteur de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. L'ordonnance applique également l'article L. 521-4 du même code pour le défaut d'exécution et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 pour les frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2505174(TA38-2505174)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à une étudiante. La condition d'urgence a été reconnue car l'absence de titre empêchait la requérante d'effectuer un stage nécessaire à la validation de son master. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous quinze jours et de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail, sous astreinte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407568(TA38-2407568)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B. Ce dernier contestait le refus du préfet de la Haute-Savoie de lui accorder une admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors qu'une carte de séjour d'un an devait être remise à l'intéressé. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2506145(TA38-2506145)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral de remise aux autorités italiennes, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant réside à Montreuil (Seine-Saint-Denis), il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre le dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen du fond.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2505211(TA38-2505211)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. C d'une demande de modification d'une précédente ordonnance, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, en raison de l'inexécution par la préfète de l'Isère de l'injonction de réexaminer les demandes de documents de circulation pour étrangers mineurs (DCEM) de ses enfants. Le tribunal a fait droit à la requête, considérant que le défaut d'exécution constitue un élément nouveau justifiant la modification de l'ordonnance initiale. Il a enjoint à la préfète de réexaminer les demandes et de prendre une décision explicite sous quinze jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, en application des articles L. 321-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'intérêt supérieur de l'enfant.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505736(TA38-2505736)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui se plaignait du délai anormalement long de traitement de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la requête était mal fondée, car elle ne contenait ni conclusions ni moyens de droit, et qu’il n’appartient pas au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre à l’administration de statuer sur une demande encore en instruction. La décision a été prise en application de l’article L. 522-3 du même code, permettant de rejeter une requête manifestement mal fondée sans procédure contradictoire.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500925(TA38-2500925)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de la préfète de l'Isère d'autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a ensuite examiné le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 434-2, L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs aux conditions de ressources et de logement, ainsi que celui fondé sur l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale de refus de regroupement familial.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2505183(TA38-2505183)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite du préfet de l’Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A. La condition d’urgence a été présumée remplie en raison du refus de renouvellement et de la précarité administrative et financière du requérant. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, en raison d’un défaut de motivation en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois et de délivrer un récépissé avec autorisation de travail sous 48 heures, sous astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2505374(TA38-2505374)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de Mme E. Celle-ci contestait le refus initial de la rectrice de l'académie de Grenoble d'aménager les épreuves anticipées du baccalauréat. En cours d'instance, la rectrice a retiré sa décision du 24 mars 2025 et accordé les aménagements sollicités par une nouvelle décision du 26 mai 2025. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais d'instance.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2505181(TA38-2505181)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 29 avril 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé d'enregistrer la demande d'asile de M. A, révélant une décision de placement en fuite. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, le refus d'enregistrement faisant obstacle à l'examen de la demande d'asile et privant l'intéressé de ses conditions matérielles d'accueil. Surtout, il a estimé que le moyen tiré de l'absence de qualification de "fuite" était propre à créer un doute sérieux, M. A ayant justifié son absence à l'embarquement par un motif légitime (retard dû à des perturbations des transports). La décision s'appuie sur l'article 29 du règlement UE n°604/2013, qui définit la notion de fuite comme une soustraction intentionnelle et systématique au contrôle administratif.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2505870(TA38-2505870)

Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 21 mars 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter la France sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que la décision de refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu des attaches familiales de l'intéressé en Tunisie et de son comportement constituant une menace pour l'ordre public. Par conséquent, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.

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