Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2505811(TA38-2505811)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par une ressortissante marocaine, membre de famille d’un citoyen de l’Union européenne, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et demandait une injonction sous astreinte. En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré à l’intéressée une attestation de décision favorable pour un titre de séjour valable cinq ans, régularisant ainsi sa situation. Le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en injonction, a admis la requérante au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, et a rejeté le surplus des conclusions. Cette décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2410301(TA38-2410301)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 23 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Isère refusait un titre de séjour à un ressortissant algérien et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien, le requérant justifiant d'une présence continue en France depuis plus de dix ans. Le tribunal a également enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.
N° TA38-2506228(TA38-2506228)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait la délivrance sous astreinte d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas remplie, malgré l'ancienneté de la demande et l'existence d'une promesse d'embauche. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond de l'atteinte à une liberté fondamentale. Les textes appliqués sont les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2506139(TA38-2506139)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Drôme suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois à la suite d’un excès de vitesse. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment l’absence de procédure contradictoire et la nécessité professionnelle, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée en raison de l’absence de moyen sérieux. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2505225(TA38-2505225)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une requête en modification d’injonctions, a constaté que la préfète de l’Isère n’avait pas exécuté une précédente ordonnance du 24 janvier 2025, qui lui enjoignait de délivrer un titre de séjour provisoire à Mme B. En application de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, le défaut d’exécution constitue un élément nouveau justifiant la modification des mesures ordonnées. Le juge a donc enjoint à la préfète de convoquer la requérante pour redéposer sa demande et lui délivrer un récépissé sous 3 jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de réexaminer sa demande sous deux mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. L’État a également été condamné à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais de procès.
N° TA38-2104864(TA38-2104864)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a rejeté la requête de la SAS Rampa Réalisations, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 15 février 2021 par lequel la maire de Veigy-Foncenex avait refusé son permis de construire trois bâtiments d'habitation. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu à statuer, la société ayant valablement rétracté son désistement. Sur le fond, il a jugé que la motivation de l'arrêté était suffisante et, surtout, que la société ne contestait pas plusieurs motifs de refus (notamment la présence de terrasses et de remblais en zone naturelle), lesquels suffisaient à eux seuls à justifier la décision. En conséquence, les conclusions en annulation et en injonction ont été rejetées.
N° TA38-2504866(TA38-2504866)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 16 juin 2025, a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée le 4 avril 2022 à l'encontre de la préfète de l'Isère, qui n'avait pas exécuté dans les délais l'injonction d'héberger M. A. La préfète ayant sollicité cette liquidation en faisant valoir que M. A était désormais logé depuis mars 2023, le tribunal a constaté l'inexécution de l'injonction pendant la période de retard. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, il a condamné l'État à verser la somme de 5 000 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA38-2407390(TA38-2407390)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. D, ressortissant afghan, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 17 septembre 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire prévue à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) avait été respectée, l'intéressé ayant été mis en mesure de présenter ses observations. Il a également jugé que le moyen tiré de l'incompétence de l'OFII pour prendre une telle décision était infondé, celle-ci relevant de ses attributions légales. En conséquence, la solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. D, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
N° TA38-2407781(TA38-2407781)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme A d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester une demande de subvention auprès de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). Par un mémoire enregistré le 7 mai 2025, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 16 juin 2025. Aucune condamnation aux dépens n’a été prononcée.
N° TA38-2203106(TA38-2203106)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI ELADEM3 visant à l'annulation de l'arrêté du 23 mars 2022 par lequel le maire de Saillans s'est opposé à sa déclaration préalable pour le changement de destination d'un ancien hôtel en quatre appartements. Le tribunal a jugé que le projet méconnaissait les articles UA 2 et UA 3 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), qui imposent le maintien de la diversité commerciale dans les linéaires protégés, et a écarté les moyens tirés de l'illégalité de ces dispositions. Il a également estimé que la décision de retrait d'une précédente décision tacite était légale et régulière. La demande d'injonction et les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, et la SCI a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune.
N° TA38-2306500(TA38-2306500)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, éducatrice à la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait le rejet implicite de sa demande de nouvelle bonification indiciaire (NBI). La requérante soutenait être éligible à la NBI en vertu du décret du 14 novembre 2001, au motif qu'elle intervenait dans le ressort territorial d'un contrat local de sécurité. Le tribunal a jugé que Mme A n'apportait pas la preuve qu'elle exerçait la majeure partie de son activité dans le ressort territorial d'un tel contrat, la simple existence d'une stratégie territoriale de sécurité et de prévention de la délinquance ne suffisant pas à établir ce droit. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement du décret n°2001-1061 du 14 novembre 2001 et de l'annexe correspondante.
N° TA38-2504939(TA38-2504939)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à l'État (préfète de la Haute-Savoie) de loger Mme B A, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation le 18 juillet 2024, avant le 31 août 2025. La solution retenue est une injonction assortie d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 1er septembre 2025, faute pour l'administration d'avoir proposé un logement adapté à ses besoins (T1-T2).
N° TA38-2505578(TA38-2505578)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme D et M. F, ressortissants albanais, qui contestaient les arrêtés du 20 mai 2025 de la préfète de la Savoie les assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le vice de procédure tiré du défaut d'information prévu à l'article R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), la violation du droit d'être entendu, et l'erreur d'appréciation. Il a jugé que les arrêtés étaient suffisamment motivés et proportionnés, et que la préfète n'avait pas méconnu les dispositions des articles L. 731-1 et suivants du CESEDA.
N° TA38-2504865(TA38-2504865)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l'Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 4 avril 2022, a refusé de liquider cette astreinte. L’injonction initiale imposait à la préfète d’héberger M. A B avant le 31 mai 2022 sous peine de 500 euros par mois de retard. Constatant que l’intéressé avait été hébergé dans un appartement temporaire du 7 avril 2022 au 9 décembre 2024, le tribunal a estimé qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte. Cette décision est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2409288(TA38-2409288)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet de son recours relatif au retrait de la subvention "MaPrimeRénov'" par l’Agence nationale de l’habitat. M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 16 juin 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la fin de l’instance.
N° TA38-2504368(TA38-2504368)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir visant à contester le classement en zone N1A de sa parcelle par le plan local d’urbanisme intercommunal de la communauté de communes des sources du lac d’Annecy. La requérante s’est désistée purement et simplement de son instance et de son action. Par ordonnance du 16 juin 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, le désistement mettant fin à la procédure.
N° TA38-2504777(TA38-2504777)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SCI Maniad, qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire des Allues. La société n’a pas produit, dans le délai imparti, le titre de propriété ou tout autre acte justifiant de la régularité de son occupation ou détention du bien, comme l’exige l’article R. 600-4 du code de l’urbanisme. Cette irrecevabilité n’ayant pas été régularisée malgré une demande en ce sens, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504232(TA38-2504232)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales et subsidiaires, mais a maintenu sa demande de frais de justice. Le juge a constaté que ce désistement était pur et simple et a donc donné acte de celui-ci. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais exposés.
N° TA38-2504859(TA38-2504859)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 16 juin 2025, a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée par un jugement du 16 décembre 2021. Ce jugement avait enjoint à la préfète de l'Isère d'assurer l'hébergement de M. A avant le 15 février 2022, sous astreinte de 200 euros par mois de retard. La préfète a demandé la liquidation de l'astreinte en faisant valoir que M. A était logé depuis le 16 mai 2023. Le tribunal a constaté que l'injonction n'avait été exécutée qu'à cette date et a condamné l'État à verser la somme de 3 200 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2303058(TA38-2303058)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de M. B, qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales de l'Isère de ne lui accorder qu'une remise partielle de 457,11 euros sur un indu d'aide personnalisée au logement, laissant un solde de 1 266,31 euros. Le requérant sollicitait une remise totale de sa dette en invoquant sa situation financière précaire. Le tribunal a rappelé que, selon les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, une remise gracieuse peut être accordée en cas de précarité et de bonne foi du débiteur, sauf en cas de fausses déclarations. En l'espèce, l'indu résultait d'une déclaration erronée de frais professionnels, et le juge a estimé que la bonne foi de M. B n'était pas établie, justifiant le rejet de sa requête.