Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2207650(TA38-2207650)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a annulé le permis de construire tacite délivré par le maire de Solérieux à la SCI Cortazio Invest pour l'installation de quatre containers de stockage. La juridiction a retenu que le maire avait méconnu l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme en ne respectant pas l'avis conforme défavorable du préfet, rendant sa compétence liée pour refuser le permis. Le tribunal a également jugé que le projet méconnaissait les articles L. 111-3 et L. 111-4 du même code, car il n'était pas situé dans une partie urbanisée de la commune et ne constituait pas une construction nécessaire à une exploitation agricole.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505098(TA38-2505098)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B, ressortissant guinéen, qui sollicitait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d'un récépissé l'autorisant à séjourner et à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B ne justifiait pas d'une situation régulière antérieure et ne pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement pendant l'instruction de sa demande de titre de séjour. De plus, la mère de son enfant, réfugiée, disposait déjà d'une autorisation de travail. En conséquence, la requête a été rejetée, seule l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle étant accordée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2204391(TA38-2204391)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. C d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 19 décembre 2019 de la communauté de communes Cœur de Chartreuse approuvant le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), en tant qu’elle classe sa parcelle en zone agricole, et contre le certificat d’urbanisme négatif subséquent. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, les conclusions dirigées contre la délibération étant tardives. Il a également relevé d’office l’irrecevabilité des conclusions à fin d’abrogation. La solution retenue est fondée sur les articles R. 153-20 et R. 153-21 du code de l’urbanisme, relatifs aux délais de recours contentieux.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2305605(TA38-2305605)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. et Mme B, voisins immédiats, contre un permis de construire initial (28 avril 2023) et un permis modificatif (25 septembre 2024) délivrés par la maire de Megève à la société BHH Capital pour un projet de rénovation et de construction de bâtiments. Les requérants invoquaient plusieurs moyens, notamment la méconnaissance des règles du plan local d’urbanisme (PLU) relatives aux accès, aux distances, à l’insertion paysagère, à la gestion des eaux pluviales et au stationnement, ainsi que l’insuffisance du dossier de demande. Après examen, le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que le projet respectait les dispositions applicables du code de l’urbanisme et du PLU, et a donc rejeté la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2207425(TA38-2207425)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation d'un certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré par la préfète de la Drôme le 7 octobre 2022. Le projet de construction de deux logements était situé dans une zone de montagne, et le tribunal a estimé qu'il ne respectait pas le principe de continuité avec l'urbanisation existante prévu à l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme. La parcelle, distante de plusieurs centaines de mètres du centre du village et séparée par une zone boisée, ne pouvait être considérée comme s'insérant dans un groupe de constructions existantes. La solution retenue est donc le rejet de la requête, confirmant la légalité du refus de certificat d'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2302312(TA38-2302312)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision du 27 septembre 2022 refusant à Mme B l'autorisation de redoubler sa formation d'aide-soignant. La décision est annulée pour insuffisance de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal retient que le courrier de notification ne comporte aucun élément de droit ou de fait justifiant le refus. Il enjoint à la directrice de l'institut de réexaminer la demande de Mme B dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2105952(TA38-2105952)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné deux requêtes de la SCI Mornans, la première contestant un refus de permis de construire modificatif du 15 avril 2021, la seconde contestant le retrait d'un permis modificatif accordé le 25 juillet 2023. Le préfet de la Drôme a invoqué un non-lieu à statuer, arguant qu'un nouveau permis de construire modificatif avait été délivré le 9 septembre 2024. Le tribunal a rejeté cette exception, la SCI Mornans ayant maintenu ses conclusions. La solution retenue est l'annulation des arrêtés attaqués, au motif qu'ils méconnaissaient l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme, les annexes autorisées étant de taille limitée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2506023(TA38-2506023)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire modificatif délivré le 31 janvier 2025 par le maire d’Arbin. Constatant qu’un recours contre le permis de construire initial du 3 juin 2024 était déjà pendant devant lui (n° 2408458), le tribunal a fait application de l’article L. 600-5-2 du code de l’urbanisme. Il a jugé que la contestation du permis modificatif devait être regardée comme un simple mémoire produit dans l’instance déjà en cours, et non comme une requête distincte. En conséquence, il a ordonné la radiation de la nouvelle requête (n° 2506023) et sa jonction au dossier de l’instance initiale.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2407036(TA38-2407036)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E, qui contestait le refus de la commission académique de l’académie de Grenoble d’autoriser l’instruction en famille de ses deux enfants pour l’année scolaire 2024-2025. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de vice de procédure, jugeant que la commission était régulièrement composée et que l’absence de mention des noms des membres dans la décision n’entachait pas sa validité. Il a également estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que la commission avait procédé à un examen sérieux des situations. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sur le fondement des articles D. 131-11-11 et D. 131-11-12 du code de l’éducation.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2505411(TA38-2505411)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l'Isère d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée le 8 juin 2022, a condamné l'État à verser 7 500 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. Le tribunal a constaté que l'injonction d'assurer le logement de Mme A n'avait été exécutée que le 7 mai 2025, soit près de trois ans après le délai imparti. Il a toutefois modéré le montant de l'astreinte en raison des circonstances de l'espèce, notamment les démarches de la requérante et les difficultés rencontrées. La décision se fonde sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506134(TA38-2506134)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 18 juin 2025, a rejeté la requête de Mme C épouse A contestant un avis de somme à payer de 363,65 euros pour frais de mise en fourrière de son véhicule. La requérante soutenait ne plus être propriétaire du véhicule depuis janvier 2025. Le tribunal a jugé que la mise en fourrière constitue une opération de police judiciaire relevant de la compétence exclusive de l'autorité judiciaire, et non de la juridiction administrative. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2306956(TA38-2306956)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B A pour contester le rejet de sa demande de remise de dette d’un indu de revenu de solidarité active par le département de la Haute-Savoie. Par un mémoire enregistré le 17 juin 2025, le requérant a exprimé son désistement pur et simple de l’instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 18 juin 2025. La procédure est ainsi close sans examen au fond.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505376(TA38-2505376)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du maire de Péage-de-Roussillon ordonnant la démolition d'un immeuble pour péril imminent. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie en raison de la gravité de la mesure de démolition et de l'absence de risque immédiat de ruine. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment en raison de son insuffisance de motivation au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et de l'absence de danger immédiat justifiant la procédure d'urgence prévue à l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2502074(TA38-2502074)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 23 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa courte durée de séjour et de l'absence d'attaches familiales en France. La décision fixant le pays de destination a également été validée, le requérant n'établissant pas de risques personnels en cas de retour en Guinée. Enfin, l'interdiction de retour d'un an a été confirmée, le tribunal estimant que la situation de M. A ne justifiait pas de circonstances humanitaires particulières.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506109(TA38-2506109)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A B qui sollicitait son admission immédiate dans un service d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés (SAMSAH). Le juge a considéré que, malgré la dégradation de l'état de santé du requérant et le délai d'attente de trois ans, la carence invoquée ne constituait pas, en l'espèce, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de la procédure d'urgence. La solution s'appuie sur les articles L. 114-1, L. 114-1-1 et L. 246-1 du code de l'action sociale et des familles, qui imposent une prise en charge effective des personnes handicapées, mais dont la méconnaissance ne justifie pas systématiquement une intervention du juge des référés en l'absence de conséquences graves et immédiates suffisamment caractérisées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2006146(TA38-2006146)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D, qui demandaient la condamnation de la commune de Beaufort-sur-Gervanne pour des fautes commises lors de la délivrance d’un certificat d’urbanisme et d’une non-opposition à division, ayant conduit à l’impossibilité de construire sur leur terrain. Le tribunal a jugé que la commune n’avait pas commis de faute, car le classement de la parcelle en zone UB du plan local d’urbanisme était légal et que l’application de la loi montagne n’était pas nécessaire. La requête a été rejetée, et les demandes indemnitaires des requérants ont été écartées, sans qu’il soit fait droit à leurs conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2505342(TA38-2505342)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution des décisions implicites par lesquelles la préfète de l’Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction. Le juge a retenu l’urgence, caractérisée par l’impossibilité pour le requérant de travailler et la précarité de sa famille, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai d’un mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de travail dans un délai de huit jours, sous astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2505189(TA38-2505189)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un premier titre de séjour à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison du délai anormal d'instruction et de l'impossibilité pour le requérant de travailler, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois et de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail sous 48 heures, sous astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505377(TA38-2505377)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 2 avril 2025 par lequel le maire de Péage-de-Roussillon ordonnait la démolition d'un immeuble pour péril imminent. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée en raison de la gravité de la mesure de démolition et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. Ce doute portait notamment sur la caractérisation d'un danger immédiat au sens de l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation, le rapport d'expertise évoquant une ruine "future" et non un risque immédiat. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505934(TA38-2505934)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant angolais, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure, incluant l'entretien de vulnérabilité, avait été régulièrement menée conformément aux articles L. 551-10, L. 551-15 et D. 551-16 du CESEDA. Il a également considéré que le requérant n'avait pas justifié d'un motif légitime pour expliquer le dépôt tardif de sa demande d'asile, plus de deux ans et demi après son entrée en France. En conséquence, toutes les conclusions de M. D, y compris celles aux fins d'injonction et de frais d'avocat, ont été rejetées.

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