Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2505374(TA38-2505374)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de Mme E. Celle-ci contestait le refus initial de la rectrice de l'académie de Grenoble d'aménager les épreuves anticipées du baccalauréat. En cours d'instance, la rectrice a retiré sa décision du 24 mars 2025 et accordé les aménagements sollicités par une nouvelle décision du 26 mai 2025. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais d'instance.
N° TA38-2505174(TA38-2505174)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à une étudiante. La condition d'urgence a été reconnue car l'absence de titre empêchait la requérante d'effectuer un stage nécessaire à la validation de son master. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous quinze jours et de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail, sous astreinte.
N° TA38-2410299(TA38-2410299)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B D, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 2 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant notamment que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient légaux au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2401148(TA38-2401148)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Sagec Rhône-Alpes, qui contestait le refus tacite de son permis de construire pour 81 logements à Ambilly. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la lettre du maire du 21 décembre 2023, celle-ci étant dépourvue de caractère décisoire. Sur le fond, le tribunal a estimé que le refus implicite était légal, car le dossier de demande était incomplet, la pétitionnaire n'ayant pas fourni le projet de constitution d'une association syndicale libre requis par les textes. La décision s'appuie sur les articles A. 424-3 et A. 424-4 du code de l'urbanisme, ainsi que sur l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2105877(TA38-2105877)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Chamonix Mont-Blanc refusant un permis de construire à M. B et Mme C. Le tribunal a annulé cet arrêté, jugeant que le motif de refus, fondé sur une version antérieure et inapplicable du règlement du plan local d'urbanisme (PLU), était entaché d'une erreur de droit. La demande de substitution de base légale présentée par la commune a été rejetée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme.
N° TA38-2505325(TA38-2505325)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé par M. A pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 13 mai 2025, a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas délivré le document de séjour provisoire avec autorisation de travail pourtant enjoint sous astreinte. Le juge a rejeté la demande de modification des injonctions, estimant les astreintes déjà prononcées suffisantes, mais a procédé à la liquidation provisoire de l'astreinte à hauteur de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. L'ordonnance applique également l'article L. 521-4 du même code pour le défaut d'exécution et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 pour les frais de justice.
N° TA38-2503285(TA38-2503285)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, fait droit à la demande de Mme D, agent hospitalier, de désigner un expert médical pour évaluer l’ensemble des préjudices résultant de son accident de service du 15 décembre 2018. Le tribunal a jugé la mesure utile, malgré l’existence d’expertises antérieures contestées par la requérante et l’état antérieur retenu par l’administration. La mission de l’expert, confiée au docteur A B, inclut notamment la description de l’état de santé, la détermination de la date de consolidation, et l’évaluation des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux en lien avec l’accident. La décision est fondée sur les articles R. 532-1 et R. 621-2 du code de justice administrative.
N° TA38-2401098(TA38-2401098)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Sagec Rhône-Alpes. La société contestait le refus tacite de sa demande de permis de construire 113 logements à Ambilly, né de l'incomplétude de son dossier. Le tribunal a jugé que le dossier était effectivement incomplet, faute pour la pétitionnaire d'avoir fourni un projet de constitution d'une association syndicale libre et l'attestation du contrôleur technique requises. La décision est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme.
N° TA38-2505930(TA38-2505930)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 22 mai 2025 refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil à l’enfant mineure de Mme F, au motif que la demande d’asile de l’enfant avait été présentée plus de 90 jours après le retour en France. Le tribunal a annulé cette décision, considérant que le délai de 90 jours prévu à l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile court à compter de l’entrée en France, et non du retour après une procédure Dublin, et que la demande d’asile de l’enfant, présentée le 30 décembre 2024, l’avait été dans ce délai. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-3, L. 521-13, L. 551-15 et L. 531-27 du même code, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.
N° TA38-2104864(TA38-2104864)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a rejeté la requête de la SAS Rampa Réalisations, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 15 février 2021 par lequel la maire de Veigy-Foncenex avait refusé son permis de construire trois bâtiments d'habitation. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de non-lieu à statuer, la société ayant valablement rétracté son désistement. Sur le fond, il a jugé que la motivation de l'arrêté était suffisante et, surtout, que la société ne contestait pas plusieurs motifs de refus (notamment la présence de terrasses et de remblais en zone naturelle), lesquels suffisaient à eux seuls à justifier la décision. En conséquence, les conclusions en annulation et en injonction ont été rejetées.
N° TA38-2506145(TA38-2506145)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral de remise aux autorités italiennes, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant réside à Montreuil (Seine-Saint-Denis), il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre le dossier au Tribunal Administratif de Montreuil, seul compétent. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen du fond.
N° TA38-2505195(TA38-2505195)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A pour obtenir la modification et la liquidation de l'astreinte assortissant une précédente ordonnance (n°2501926 du 27 mars 2025) qui enjoignait à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande de titre de séjour. Constatant que l'administration n'avait pas exécuté cette injonction dans le délai imparti, le juge a rejeté la demande d'augmentation de l'astreinte mais a procédé à sa liquidation provisoire. Sur le fondement des articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 3 000 euros à Mme A au titre de cette liquidation, ainsi que 1 000 euros pour les frais de procès.
N° TA38-2407568(TA38-2407568)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B. Ce dernier contestait le refus du préfet de la Haute-Savoie de lui accorder une admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors qu'une carte de séjour d'un an devait être remise à l'intéressé. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA38-2505183(TA38-2505183)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite du préfet de l’Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A. La condition d’urgence a été présumée remplie en raison du refus de renouvellement et de la précarité administrative et financière du requérant. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, en raison d’un défaut de motivation en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois et de délivrer un récépissé avec autorisation de travail sous 48 heures, sous astreinte.
N° TA38-2407100(TA38-2407100)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant angolais, contestant le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. La juridiction a jugé irrecevable le recours contre le refus implicite né le 4 juin 2022, en raison de sa tardiveté, le requérant n'ayant pas saisi le juge dans un délai raisonnable. Le tribunal a également écarté les conclusions dirigées contre le refus implicite du 11 août 2024, estimant que la demande de titre de séjour n'avait pas fait naître de décision faisant grief. La solution s'appuie sur les règles de délai de recours contentieux applicables aux décisions implicites de l'administration.
N° TA38-2505211(TA38-2505211)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. C d'une demande de modification d'une précédente ordonnance, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, en raison de l'inexécution par la préfète de l'Isère de l'injonction de réexaminer les demandes de documents de circulation pour étrangers mineurs (DCEM) de ses enfants. Le tribunal a fait droit à la requête, considérant que le défaut d'exécution constitue un élément nouveau justifiant la modification de l'ordonnance initiale. Il a enjoint à la préfète de réexaminer les demandes et de prendre une décision explicite sous quinze jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, en application des articles L. 321-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'intérêt supérieur de l'enfant.
N° TA38-2407785(TA38-2407785)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du maire de Feigères du 21 août 2024 s'opposant à sa déclaration préalable de travaux. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, car les moyens soulevés par le requérant n'étaient pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. Les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA38-2505736(TA38-2505736)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B qui se plaignait du délai anormalement long de traitement de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la requête était mal fondée, car elle ne contenait ni conclusions ni moyens de droit, et qu’il n’appartient pas au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre à l’administration de statuer sur une demande encore en instruction. La décision a été prise en application de l’article L. 522-3 du même code, permettant de rejeter une requête manifestement mal fondée sans procédure contradictoire.
N° TA38-2505807(TA38-2505807)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi en référé suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. La préfète de l’Isère a invoqué un non-lieu à statuer après avoir délivré une attestation de prolongation d’instruction. Le juge a rejeté cette argumentation, rappelant que la délivrance d’une telle attestation ne retire pas le refus implicite né du silence gardé pendant quatre mois. Constatant que l’urgence est présumée en matière de refus de renouvellement de titre de séjour et qu’il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 433-4 et L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il a ordonné la suspension de l’exécution du refus implicite.
N° TA38-2505878(TA38-2505878)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Carpentras (Vaucluse), il a estimé que le litige relevait de la compétence du Tribunal administratif de Nîmes en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par une ordonnance, il a transmis le dossier à cette juridiction.