Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 454/1714
N° TA38-2504697(TA38-2504697)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet de la Drôme du 2 mai 2025 portant obligation de quitter le territoire. La requête était accompagnée d'une copie incomplète de l'arrêté attaqué. Malgré une demande de régularisation adressée par le tribunal le 19 mai 2025, M. A n'a pas produit l'intégralité du document dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, le défaut de production de la décision attaquée constitue une irrecevabilité manifeste non régularisée, justifiant le rejet de la requête sans examen au fond.
N° TA38-2505441(TA38-2505441)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l’Isère de fixer un rendez-vous sous huit jours à Mme C pour la remise de son document de circulation pour étranger mineur. La requérante justifiait de l’urgence et de l’utilité de la mesure, l’absence de ce document l’empêchant de se rendre en Arabie Saoudite pour rejoindre son père. La préfète n’ayant pas contesté la demande, le juge a ordonné la délivrance du rendez-vous et condamné l’État à verser 800 euros à Mme D au titre des frais de justice.
N° TA38-2505674(TA38-2505674)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A d’une demande d’injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de retirer son titre de séjour. La préfète de la Haute-Savoie ayant délivré le rendez-vous sollicité pendant l’instance, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. La demande de frais de justice a été rejetée, le requérant ne justifiant d’aucun frais particulier. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505439(TA38-2505439)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une requérante demandant une injonction à la préfète de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour et un document provisoire de séjour. En cours d'instance, la préfète ayant délivré le rendez-vous sollicité, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie de la demande. Concernant la demande de remise d'un document de séjour, le juge l'a rejetée, faute d'information sur le dépôt d'un dossier complet par la requérante. Enfin, l'État a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2505436(TA38-2505436)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la demande de carte de résident de Mme A, née du silence gardé par la préfète de l'Isère. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours.
N° TA38-2409399(TA38-2409399)
Regroupement familial – Tribunal administratif de Grenoble – Non-lieu à statuer sur une demande d’exécution sous astreinte d’un précédent jugement annulant un refus de regroupement familial. Le tribunal constate que la préfète de l’Isère a finalement accédé à la demande de M. A, rendant sans objet les conclusions fondées sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative.
N° TA38-2409392(TA38-2409392)
Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné le recours de M. B contre un arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 25 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d’un an. En cours d’instance, le préfet a retiré cet arrêté par une décision du 21 février 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation et en injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2409390(TA38-2409390)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 24 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour d’un an et fixation du pays de destination. En cours d’instance, le préfet a retiré cet arrêté le 21 février 2025. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il condamne l’État à verser 600 euros au conseil de Mme A au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA38-2303010(TA38-2303010)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision du 24 janvier 2023 par laquelle la commission de recours amiable de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) Alpes du Nord avait rejeté le recours de Mme A contre un indu d’aide au logement familial de 6 273,10 euros. Le tribunal a jugé que la MSA n’avait pas motivé en droit sa décision et n’avait pas démontré le bien-fondé juridique de l’indu, notamment en ne citant pas les dispositions applicables du code de la construction et de l’habitation. En conséquence, Mme A a été déchargée de l’obligation de payer cette somme. La décision s’appuie sur les articles L. 161-1-4, D. 542-28 et R. 831-14 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur les règles de motivation des décisions administratives.
N° TA38-2505545(TA38-2505545)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de délivrer un titre de séjour à M. A, un ressortissant guinéen. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée, car la situation irrégulière de M. A compromettait sa formation en alternance en CAP de boulangerie. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les éléments produits attestant des efforts et progrès de l'intéressé. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous cinq jours, sous astreinte.
N° TA38-2502561(TA38-2502561)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de renouveler son titre de séjour « étudiant ». La requérante s’est désistée de ses conclusions principales après que la préfète a conclu au non-lieu à statuer. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a admis Mme A au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. En revanche, il a rejeté la demande de frais de procès présentée par son avocat au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2504868(TA38-2504868)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l'Isère d'une demande de liquidation d'astreinte, a statué sur l'exécution d'une précédente ordonnance du 11 octobre 2021. Cette ordonnance enjoignait à la préfète d'assurer l'hébergement de M. A B sous astreinte de 500 euros par mois. Constatant que l'intéressé avait signé un bail le 8 décembre 2021, le tribunal a estimé que l'injonction avait été exécutée. En application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et de l'article R. 778-8 du code de justice administrative, il a décidé qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte.
N° TA38-2303070(TA38-2303070)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A et de sa fille majeure B D. Les requérantes demandaient l'annulation du refus implicite de la CAF de la Savoie d'accorder à B D les aides personnelles au logement pour la période de juillet à décembre 2021. Le tribunal a jugé que la requête était recevable, mais a estimé que les conditions d'octroi de l'aide n'étaient pas remplies, B D n'étant pas considérée comme vivant habituellement au foyer de sa mère au sens des articles R. 822-2 et R. 823-4 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.
N° TA38-2505574(TA38-2505574)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ressortissant bangladais, contestant un arrêté préfectoral du 22 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de droit à être entendu, et les erreurs d'appréciation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des arrêtés attaqués.
N° TA38-2504870(TA38-2504870)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l'Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 19 septembre 2022, a jugé qu’il n’y avait pas lieu de liquider cette astreinte. La préfète avait été enjointe d’assurer le logement de Mme B avant le 31 octobre 2022 sous astreinte de 500 euros par mois. Il a été constaté que l’intéressée s’était vu attribuer un logement et avait signé le bail le 7 octobre 2022, soit avant l’expiration du délai imparti. La décision se fonde sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2506171(TA38-2506171)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension présentée par Mme A contre les arrêtés du maire d'Ugine la plaçant en congé maladie ordinaire. La requête est irrecevable car la requérante n'a pas introduit de requête distincte au fond en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. De plus, l'urgence n'est pas établie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions.
N° TA38-2505643(TA38-2505643)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car Mme B, titulaire d'un certificat de résidence algérien expiré le 8 mai 2025, pouvait justifier de la régularité de son séjour jusqu'au 8 août 2025 en application des articles L. 433-3 et R. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2506128(TA38-2506128)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme B, ressortissante éthiopienne, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour en tant que mère d’une enfant réfugiée. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, car la requérante avait attendu plus de cinq ans après la reconnaissance de la qualité de réfugiée de sa fille pour déposer sa demande, sans justifier de circonstances particulières. En conséquence, l’ordonnance rejette l’ensemble des conclusions, y compris la demande d’aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2505630(TA38-2505630)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. La juridiction a constaté que la préfète de l'Isère avait déjà accordé le rendez-vous sollicité, rendant sans objet cette partie de la requête. En revanche, la demande de délivrance d'un récépissé a été rejetée, faute d'information sur le dépôt d'un dossier complet par le requérant. L'ordonnance admet provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle et condamne l'État à verser 800 euros à son avocat sous réserve de l'admission définitive à cette aide.
N° TA38-2504880(TA38-2504880)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l'Isère d'une demande de liquidation de l'astreinte prononcée le 11 février 2022, a constaté que M. B A avait signé un bail pour un logement à Grenoble le 24 janvier 2022, soit avant l'expiration du délai imparti. En conséquence, le tribunal a jugé que l'injonction avait été exécutée et a décidé qu'il n'y avait pas lieu de liquider l'astreinte. Cette décision est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.