Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2505578(TA38-2505578)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme D et M. F, ressortissants albanais, qui contestaient les arrêtés du 20 mai 2025 de la préfète de la Savoie les assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le vice de procédure tiré du défaut d'information prévu à l'article R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), la violation du droit d'être entendu, et l'erreur d'appréciation. Il a jugé que les arrêtés étaient suffisamment motivés et proportionnés, et que la préfète n'avait pas méconnu les dispositions des articles L. 731-1 et suivants du CESEDA.
N° TA38-2504865(TA38-2504865)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l'Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 4 avril 2022, a refusé de liquider cette astreinte. L’injonction initiale imposait à la préfète d’héberger M. A B avant le 31 mai 2022 sous peine de 500 euros par mois de retard. Constatant que l’intéressé avait été hébergé dans un appartement temporaire du 7 avril 2022 au 9 décembre 2024, le tribunal a estimé qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte. Cette décision est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2409288(TA38-2409288)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet de son recours relatif au retrait de la subvention "MaPrimeRénov'" par l’Agence nationale de l’habitat. M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 16 juin 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater la fin de l’instance.
N° TA38-2504368(TA38-2504368)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir visant à contester le classement en zone N1A de sa parcelle par le plan local d’urbanisme intercommunal de la communauté de communes des sources du lac d’Annecy. La requérante s’est désistée purement et simplement de son instance et de son action. Par ordonnance du 16 juin 2025, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue, le désistement mettant fin à la procédure.
N° TA38-2504777(TA38-2504777)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SCI Maniad, qui demandait l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire des Allues. La société n’a pas produit, dans le délai imparti, le titre de propriété ou tout autre acte justifiant de la régularité de son occupation ou détention du bien, comme l’exige l’article R. 600-4 du code de l’urbanisme. Cette irrecevabilité n’ayant pas été régularisée malgré une demande en ce sens, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504232(TA38-2504232)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant s'est désisté de ses conclusions principales et subsidiaires, mais a maintenu sa demande de frais de justice. Le juge a constaté que ce désistement était pur et simple et a donc donné acte de celui-ci. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais exposés.
N° TA38-2504859(TA38-2504859)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 16 juin 2025, a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée par un jugement du 16 décembre 2021. Ce jugement avait enjoint à la préfète de l'Isère d'assurer l'hébergement de M. A avant le 15 février 2022, sous astreinte de 200 euros par mois de retard. La préfète a demandé la liquidation de l'astreinte en faisant valoir que M. A était logé depuis le 16 mai 2023. Le tribunal a constaté que l'injonction n'avait été exécutée qu'à cette date et a condamné l'État à verser la somme de 3 200 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA38-2303058(TA38-2303058)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la demande de M. B, qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales de l'Isère de ne lui accorder qu'une remise partielle de 457,11 euros sur un indu d'aide personnalisée au logement, laissant un solde de 1 266,31 euros. Le requérant sollicitait une remise totale de sa dette en invoquant sa situation financière précaire. Le tribunal a rappelé que, selon les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, une remise gracieuse peut être accordée en cas de précarité et de bonne foi du débiteur, sauf en cas de fausses déclarations. En l'espèce, l'indu résultait d'une déclaration erronée de frais professionnels, et le juge a estimé que la bonne foi de M. B n'était pas établie, justifiant le rejet de sa requête.
N° TA38-2504781(TA38-2504781)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par la préfète de l'Isère d’une demande de liquidation de l’astreinte prononcée le 5 mai 2025, a jugé qu’il n’y avait pas lieu d’y procéder. L’injonction faite à l’administration de loger Mme A avant le 30 juin 2025 était assortie d’une astreinte de 500 euros par mois. Il a été constaté que l’intéressée avait signé un bail le 9 avril 2025, soit avant l’expiration du délai imparti. En conséquence, l’administration ayant exécuté son obligation, le tribunal a décidé, en application de l’article R. 778-8 du code de justice administrative, de ne pas liquider l’astreinte.
N° TA38-2504686(TA38-2504686)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le regroupement familial demandé par M. A C pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la durée anormalement longue de l'instruction et de l'atteinte à la vie privée et familiale. Il a également retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, faute de contestation par la préfète sur les conditions du regroupement familial, bien que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne soit pas directement applicable à l'intéressé, de nationalité algérienne. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais d'instance.
N° TA38-2404300(TA38-2404300)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 13 juin 2025, du désistement pur et simple de l'EURL Maisons du Genevois de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester un arrêté du maire de Neydens du 16 janvier 2024 lui refusant un permis de construire. La solution retenue est un non-lieu à statuer, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de donner acte d'un désistement par ordonnance.
N° TA38-2205669(TA38-2205669)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme A... épouse C..., qui sollicitait la condamnation de l’État à l’indemniser pour le non-renouvellement de son contrat d’agent contractuel. Le tribunal a reconnu que l’administration avait commis une irrégularité procédurale en notifiant la décision de non-renouvellement avant l’entretien prévu à l’article 45 du décret du 17 janvier 1986. Toutefois, il a estimé que cette irrégularité n’avait pas privé la requérante d’une chance sérieuse de voir son contrat renouvelé, et que le préjudice moral invoqué n’était pas suffisamment établi pour être indemnisé. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA38-2206058(TA38-2206058)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme C et M. E, a examiné la légalité du refus implicite du maire de Montmeyran d’inscrire à l’ordre du jour du conseil municipal l’abrogation du classement de leurs parcelles en zone naturelle et forestière (N) par le plan local d’urbanisme (PLU). Les requérants soutenaient que ce classement était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation et incohérent avec le projet d’aménagement et de développement durables (PADD). Le tribunal a jugé que, pour apprécier la légalité du refus d’abroger un acte réglementaire, il doit se placer à la date de sa décision et vérifier la cohérence du règlement avec le PADD. Il a relevé que les parcelles des requérants étaient incluses dans l’enveloppe constructible définie par le PADD pour assurer le renouvellement de la population, et non identifiées comme espaces boisés à protéger, ce qui rendait leur classement en zone N incohérent. En application des articles L. 151-8 du code de l’urbanisme et L. 911
N° TA38-2505770(TA38-2505770)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de la Drôme du 17 avril 2025 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 23 mai 2025. Le tribunal a d'abord admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Il a ensuite jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'arrêté du 17 avril 2025 en raison de leur tardiveté, l'ayant été après l'expiration du délai de recours contentieux. En conséquence, l'arrêté d'assignation à résidence du 23 mai 2025, fondé sur cette obligation de quitter le territoire devenue définitive, a été annulé car le préfet ne pouvait légalement l'édicter avant l'expiration du délai de départ volontaire de trente jours accordé par l'arrêté du 17 avril 2025. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'as
N° TA38-2303381(TA38-2303381)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Haute-Savoie de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017, qui conditionnent l'attribution de cette carte à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied. Le tribunal a estimé que Mme A n'établissait pas remplir ces conditions, notamment un périmètre de marche limité et inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine.
N° TA38-2303368(TA38-2303368)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme A B qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Haute-Savoie de lui délivrer la carte mobilité inclusion portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve qu'elle remplissait les conditions fixées par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et par l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment en ce qui concerne la réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied (périmètre de marche inférieur à 200 mètres) ou la nécessité d'une aide humaine ou technique systématique. La solution retenue est donc le rejet de la requête, confirmant la légalité du refus de l'administration.
N° TA38-2206525(TA38-2206525)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D, qui demandaient l'annulation de l'arrêté du 21 avril 2022 du préfet de la Savoie déclarant cessibles leurs parcelles (AB n°176 et 177) dans le cadre des travaux de restauration et sécurisation du cours d'eau Nant Petchi. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de notification et l'absence d'avis du commissaire enquêteur. Il a jugé que la notification individuelle avait été régulièrement effectuée et que l'avis du commissaire enquêteur était suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes spécifiques pour fonder une annulation.
N° TA38-2504966(TA38-2504966)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour demander la suspension de la décision de la préfète de l'Isère du 6 mars 2025 clôturant sa demande de titre de séjour et refusant de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, estimant que le dossier de demande n'était pas incomplet. Il a ensuite constaté que la condition d'urgence était présumée remplie, le requérant ayant été contraint de solliciter à trois reprises la délivrance d'un titre de séjour après plus d'un an d'instruction. La solution retenue est la suspension de l'exécution des décisions attaquées, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2504968(TA38-2504968)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la situation de précarité de la requérante, hébergée avec sa fille dans une structure pour femmes victimes de violences conjugales et dans l'impossibilité de travailler. Il a également considéré que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois et de délivrer un récépissé autorisant le travail dans l'attente. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2504164(TA38-2504164)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère de délivrer un rendez-vous à M. A dans un délai de cinq jours pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison de l'impossibilité pour le requérant d'obtenir un rendez-vous en ligne ou via la plateforme ANEF, malgré un visa long séjour expiré et une décision favorable de regroupement familial. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'arrêté du 22 juin 2023.