Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503788(TA38-2503788)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante albanaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 18 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure contradictoire avait été respectée, l'intéressée ayant été informée des conséquences de sa demande d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés, le tribunal considérant que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La décision fixant le pays de renvoi et l'interdiction de retour d'un an ont également été jugées légales, sans erreur manifeste d'appréciation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2501298(TA38-2501298)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme E, ressortissante congolaise, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 26 novembre 2024 clôturant sa demande de regroupement familial pour son fils, au motif que son dossier était incomplet. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision de clôture ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d’être contestée, dès lors que la requérante n’avait pas démontré le caractère complet de son dossier après la demande de pièces complémentaires. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 434-7, R. 434-11 et R. 434-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2503147(TA38-2503147)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement de la requête de M. B A, qui contestait un arrêté du préfet de la Savoie lui interdisant d’exercer des fonctions sportives pour six mois. Cette décision fait suite au rejet de sa demande de suspension par le juge des référés, faute de moyen sérieux. Conformément à l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, M. A n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant la notification de ce rejet, il est réputé s’être désisté. Le tribunal lui a donné acte de ce désistement par ordonnance.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2105732(TA38-2105732)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A, moniteur de ski, d’une demande d’indemnisation pour le refus de versement d’aides exceptionnelles liées à la crise sanitaire (mars et avril 2021). L’administration ayant finalement accordé et versé les subventions de 11 289 euros en cours d’instance, le litige s’est recentré sur le paiement des intérêts moratoires. Le tribunal a fait droit à cette demande en application de l’article 1231-6 du code civil, condamnant l’État à verser les intérêts au taux légal sur cette somme pour la période du 24 juin au 27 octobre 2021. Il a également alloué 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2106416(TA38-2106416)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Biviers pour une maison individuelle. Après examen, le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux relatifs à la compétence du signataire, à l’insuffisance du dossier de demande, à la méconnaissance des règles d’urbanisme (implantation, emprise au sol, stationnement, voirie) et à l’empiètement sur une zone naturelle ou un espace boisé classé. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant considéré que les vices allégués n’étaient pas fondés ou avaient été régularisés par un permis modificatif. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment les articles R. 431-9, R. 600-5 et L. 600-5-1.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2107028(TA38-2107028)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de subventions du fonds de solidarité Covid-19 et l'obligation de rembourser des aides déjà perçues. La requérante soutenait que, malgré un contrat de travail à temps complet avec La Poste, elle exerçait en réalité une activité à temps partiel, ce qui devait lui ouvrir droit aux aides. Le tribunal a jugé que, selon le code du travail, la qualification de temps partiel se détermine par la durée du travail prévue au contrat, et non par l'organisation effective du travail. Dès lors, Mme B étant titulaire d'un contrat à temps complet, elle ne remplissait pas la condition d'éligibilité prévue par le décret n° 2020-371 du 30 mars 2020.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2201481(TA38-2201481)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire d'Huez-en-Oisans à la SCCV Le Kohana pour un projet d'hébergement touristique, ainsi que contre le permis modificatif subséquent. Les requérants contestaient notamment l'incomplétude du dossier, la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU) relatives à la pente de toiture, au stationnement et à l'accès, ainsi que l'illégalité du PLU lui-même. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la recevabilité et le bien-fondé des moyens soulevés au regard des articles R. 431-8, R. 431-9, R. 431-13 du code de l'urbanisme et du règlement du PLU.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2201482(TA38-2201482)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 13 septembre 2021 par le maire d'Huez-en-Oisans à la SCCV Le Kohana pour la construction d'un hébergement touristique, ainsi que contre le permis modificatif du 22 juillet 2022. Les requérants, voisins du projet, contestaient la légalité des autorisations en invoquant notamment l'incomplétude du dossier de demande, la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU) relatives à la pente de toiture, au stationnement et à l'accès, ainsi que l'illégalité du PLU lui-même. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire a été examinée au regard des dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2202294(TA38-2202294)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 24 novembre 2021 par laquelle le maire de Châteauneuf-sur-Isère mettait en demeure M. C de démonter deux annexes construites sans autorisation. Le tribunal a jugé que cette décision, fondée sur l'article L. 462-2 du code de l'urbanisme, était entachée d'une erreur de droit, car ce texte ne permet pas de mettre en demeure un constructeur en l'absence de permis de construire. La substitution de base légale demandée par la commune, sur le fondement de l'article L. 480-4 du même code, a été rejetée car ces dispositions pénales ne peuvent pas non plus fonder une telle mise en demeure. En conséquence, la décision attaquée et le rejet du recours gracieux ont été annulés.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA38-2202612(TA38-2202612)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme B, qui sollicitait la condamnation de l’État à lui verser 50 000 euros en réparation d’un préjudice moral résultant de faits de harcèlement moral dans le cadre de ses fonctions à la police aux frontières. La requérante invoquait une dégradation de ses conditions de travail et un manquement de l’administration à son obligation de protection de la santé, prévue par les articles L. 4121-1 et L. 4121-2 du code du travail. Le tribunal a estimé que les éléments produits ne permettaient pas d’établir l’existence d’agissements répétés constitutifs de harcèlement moral, ni un défaut de l’administration dans la mise en œuvre de mesures de prévention. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2202614(TA38-2202614)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, un major de police, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 50 000 euros pour préjudice moral résultant de faits de harcèlement moral dans le cadre de la réorganisation de la police aux frontières. Le tribunal a estimé que les tensions et la dégradation des conditions de travail dénoncées trouvaient leur origine dans des rivalités antérieures et des comportements individuels, et non dans des agissements délibérés de la hiérarchie constitutive de harcèlement moral. Il a également jugé que l'administration n'avait pas manqué à son obligation de sécurité et de prévention, les mesures prises étant suffisantes au regard des textes applicables, notamment les articles L.4121-1 et L.4121-2 du code du travail. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA38-2202616(TA38-2202616)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 50 000 euros pour préjudice moral résultant de faits de harcèlement moral dans le cadre de ses fonctions à la police aux frontières. Le tribunal a estimé que les éléments présentés ne permettaient pas d'établir l’existence d’agissements répétés de harcèlement moral imputables à la hiérarchie, ni un manquement de l’administration à son obligation de protection de la santé et de la sécurité des agents, au sens des articles L. 133-2 et L. 133-3 du code général de la fonction publique. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions indemnitaires et des frais de justice.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA38-2202617(TA38-2202617)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme A, brigadier de police, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 60 000 euros pour harcèlement moral et manquement à l'obligation de protection de la santé. La requérante imputait la dégradation de ses conditions de travail et de son état de santé à un management délétère et à des discriminations syndicales au sein de la direction interdépartementale de la police aux frontières. Le tribunal a estimé que les tensions dénoncées trouvaient leur origine dans des rivalités antérieures et non dans des agissements délibérés de la hiérarchie, et que l'administration avait cherché des solutions face à l'opposition d'un groupe d'agents. La solution s'appuie sur les dispositions relatives au harcèlement moral issues de la loi du 13 juillet 1983, aujourd'hui codifiées au code général de la fonction publique.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2204391(TA38-2204391)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. C d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 19 décembre 2019 de la communauté de communes Cœur de Chartreuse approuvant le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi), en tant qu’elle classe sa parcelle en zone agricole, et contre le certificat d’urbanisme négatif subséquent. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, les conclusions dirigées contre la délibération étant tardives. Il a également relevé d’office l’irrecevabilité des conclusions à fin d’abrogation. La solution retenue est fondée sur les articles R. 153-20 et R. 153-21 du code de l’urbanisme, relatifs aux délais de recours contentieux.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2205726(TA38-2205726)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 25 juillet 2022 par lequel la préfète de la Drôme refusait à M. B un permis de construire une maison à Arpavon. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme était illégal, le projet se situant en continuité du village existant. Il a également écarté le second motif tiré des articles L. 122-9 et L. 122-10 du même code, sans le retenir dans son raisonnement final. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur d'appréciation sur le principe de continuité de l'urbanisation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2206247(TA38-2206247)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Biviers pour une maison individuelle. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que les insuffisances alléguées du dossier de demande de permis de construire n'étaient pas de nature à fausser l'appréciation de l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable, en application de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2207425(TA38-2207425)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui demandait l'annulation d'un certificat d'urbanisme opérationnel négatif délivré par la préfète de la Drôme le 7 octobre 2022. Le projet de construction de deux logements était situé dans une zone de montagne, et le tribunal a estimé qu'il ne respectait pas le principe de continuité avec l'urbanisation existante prévu à l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme. La parcelle, distante de plusieurs centaines de mètres du centre du village et séparée par une zone boisée, ne pouvait être considérée comme s'insérant dans un groupe de constructions existantes. La solution retenue est donc le rejet de la requête, confirmant la légalité du refus de certificat d'urbanisme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2207568(TA38-2207568)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule le permis de construire délivré par le maire de Saint-Marcel-lès-Valence pour un entrepôt de 1 000 m². La préfète de la Drôme avait saisi le tribunal en excès de pouvoir, soutenant que le maire avait commis une erreur manifeste d'appréciation en n'opposant pas un sursis à statuer. Le tribunal retient que le projet compromet l'exécution du futur plan local d'urbanisme, dont le classement en zone agricole restreint les constructions, en application des articles L. 424-1 et L. 153-11 du code de l'urbanisme. Cette irrégularité étant non régularisable, le permis est annulé.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2207650(TA38-2207650)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a annulé le permis de construire tacite délivré par le maire de Solérieux à la SCI Cortazio Invest pour l'installation de quatre containers de stockage. La juridiction a retenu que le maire avait méconnu l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme en ne respectant pas l'avis conforme défavorable du préfet, rendant sa compétence liée pour refuser le permis. Le tribunal a également jugé que le projet méconnaissait les articles L. 111-3 et L. 111-4 du même code, car il n'était pas situé dans une partie urbanisée de la commune et ne constituait pas une construction nécessaire à une exploitation agricole.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2506265(TA38-2506265)

Suspension de permis de conduire par le préfet de la Côte d'Or. Le Tribunal administratif de Grenoble se déclare incompétent territorialement. Il transmet l'affaire au Tribunal administratif de Lyon, compétent en vertu des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, car le requérant réside dans l'Ardèche.

Résumé IA