Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2505499(TA38-2505499)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. B, un ressortissant malien anciennement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a admis provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle. Pour faire droit à la demande de suspension, le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie, car l'absence de délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction plaçait le requérant en situation irrégulière, le privant de tout droit au séjour. La solution retenue est la suspension de la décision implicite de rejet, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en raison d'un doute sérieux quant à sa légalité au regard de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409308(TA38-2409308)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que la demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ne pouvait aboutir, faute pour la requérante de justifier d'un visa de long séjour, condition prévue à l'article L. 412-1 du même code, et que les exceptions de l'article L. 423-2 n'étaient pas applicables en l'espèce. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2410182(TA38-2410182)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 3 septembre 2024 lui refusant un certificat de résidence pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'irrégularité de l'avis du collège de médecins de l'OFII, et la méconnaissance des stipulations du 7) de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le préfet ne s'était pas cru lié par l'avis médical et avait procédé à un examen complet de la situation personnelle du requérant.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2505694(TA38-2505694)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme C de ses conclusions principales tendant à la suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant un titre de séjour, suite à la fixation d'un rendez-vous pour le renouvellement de son récépissé. La solution retenue est un non-lieu à statuer sur ces demandes. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 600 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2506204(TA38-2506204)

Requête de M. A contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire. Le Tribunal Administratif de Grenoble se déclare territorialement incompétent. Il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Lyon, compétent en vertu de l'article R. 312-8 du code de justice administrative, car le requérant résidait dans le Rhône à la date de la décision attaquée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2505488(TA38-2505488)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B A d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 11 septembre 2025. Le juge des référés a constaté qu'il n'y avait dès lors plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête. L'État a été condamné à verser 300 euros au conseil du requérant au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA38-2202615(TA38-2202615)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme B, brigadier de police, qui sollicitait 50 000 euros en réparation d’un préjudice moral résultant de faits de harcèlement moral et d’un manquement de l’État à son obligation de protection. La requérante imputait ces agissements à la réorganisation de la police aux frontières et au management de sa hiérarchie. Le tribunal a estimé que les éléments produits ne permettaient pas de présumer l’existence d’un harcèlement moral au sens des articles L. 133-2 et L. 133-3 du code général de la fonction publique. Il a également jugé que l’administration n’avait pas manqué à son obligation de sécurité, ayant pris des mesures pour répondre aux tensions, et que les difficultés rencontrées par Mme B trouvaient leur origine dans son propre comportement.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA38-2202613(TA38-2202613)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. A, brigadier de police, qui sollicitait 50 000 euros en réparation d’un préjudice moral qu’il estimait subi du fait de harcèlement moral et d’un manquement de l’État à son obligation de protection de la santé et de la sécurité des agents. Le tribunal a jugé que les tensions et la dégradation des conditions de travail dénoncées, liées à la réorganisation de la police aux frontières, n’étaient pas imputables à des agissements répétés de harcèlement moral de la part de la hiérarchie, mais résultaient de rivalités entre unités et de comportements individuels. Il a également estimé que l’administration avait pris les mesures de prévention nécessaires, conformément aux articles L. 4121-1 et L. 4121-2 du code du travail, et que les faits invoqués ne caractérisaient pas un manquement à son obligation de sécurité. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2201425(TA38-2201425)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de M. A contre le refus du maire de La Baume-Cornillane de lui délivrer un permis de construire pour divers aménagements (carport, extensions, terrasse). Le tribunal a jugé que le projet méconnaissait les articles A1 et A2 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) en dépassant le seuil de 250 m² de surface totale autorisé, et que l'implantation du local technique, du carport et de la terrasse couverte violait les règles d'urbanisme applicables en zone A. En conséquence, la requête de M. A a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté municipal et de la décision implicite de rejet du recours gracieux.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2103821(TA38-2103821)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Montoison refusant un permis de construire pour la reconstruction à l'identique d'un chalet détruit par un incendie. Le tribunal a jugé que le chalet initial avait été irrégulièrement édifié et que le permis de construire obtenu ultérieurement pour une extension n'avait pas régularisé cette construction. Par conséquent, M. A ne pouvait pas se prévaloir des dispositions de l'article L. 111-15 du code de l'urbanisme, qui autorisent la reconstruction à l'identique sous condition de régularité initiale. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation et des demandes accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506000(TA38-2506000)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. B et Mme A, un couple de ressortissants sénégalais, qui contestaient les arrêtés du 3 juin 2025 ordonnant leur remise aux autorités belges. La juridiction a jugé que les arrêtés étaient signés par une autorité compétente et suffisamment motivés. Elle a également estimé que la mesure de transfert ne portait pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de leur présence récente en France. En conséquence, la solution retenue est le rejet des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2501699(TA38-2501699)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de 1ère Chambre, a annulé l'arrêté du 17 janvier 2025 par lequel la préfète de l'Isère refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant tunisien titulaire d'une carte de résident longue durée italienne. Le tribunal a relevé d'office une erreur de droit, la préfète ayant appliqué à tort l'article L. 421-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) au lieu de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, qui régit la délivrance d'un titre "salarié" aux ressortissants tunisiens. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour a été annulée, entraînant par voie de conséquence l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et de l'interdiction de retour.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2308074(TA38-2308074)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de la résidence Le Bel Alp, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire des Deux-Alpes pour la réhabilitation et la surélévation d'un bâtiment. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir, jugeant que le syndicat avait qualité et intérêt à agir en raison de la proximité du projet et de son impact potentiel sur la vue et la valeur des biens de la copropriété. Sur le fond, il a examiné le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande au regard de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme, mais a estimé qu'il n'était pas fondé. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions du syndicat, y compris celles relatives aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2306493(TA38-2306493)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, éducatrice à la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait le refus implicite du ministre de la justice de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) pour son poste à Ville-la-Grand. Le tribunal a jugé que les créances antérieures au 1er janvier 2019 étaient prescrites en application de la loi du 31 décembre 1968. Pour la période postérieure, il a estimé que Mme C n'établissait pas que son activité s'exerçait principalement dans le ressort territorial d'un contrat local de sécurité, condition requise par le décret du 14 novembre 2001 pour bénéficier de la NBI. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506266(TA38-2506266)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la suspension de son permis de conduire. La juridiction s'est déclarée territorialement incompétente, car le requérant résidait dans l'Ardèche, relevant du tribunal administratif de Lyon. La décision a été prise sur le fondement des articles L. 521-1, L. 522-3 et R. 312-8 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505050(TA38-2505050)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme A. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, la préfète ayant délivré à la requérante un récépissé valable jusqu'au 19 août 2025, régularisant ainsi sa situation administrative. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2503883(TA38-2503883)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du 28 février 2025 par lequel le préfet de la Drôme a refusé de délivrer un titre de séjour à M. C, ressortissant turc, et l'a obligé à quitter le territoire français. La juridiction retient que le préfet a entaché sa décision d’un défaut d’examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant, en méconnaissance des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination sont également annulées. Il est enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. C dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503882(TA38-2503882)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Savoie. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que M. B ne justifiait pas d'une entrée régulière sur le territoire français, car il ne démontrait pas avoir satisfait à l'obligation de déclaration d'entrée prévue à l'article R. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ne relevait d'aucune des exceptions de l'article R. 621-4. La solution retenue est fondée sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506151(TA38-2506151)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par les parents de l'enfant Asraa, Khayraty, Yusra A, ressortissante guinéenne, afin d'obtenir l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a constaté que la convocation fixée à un mois par la préfète de l'Isère excédait le délai légal de dix jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette carence, qui prive la famille des conditions matérielles d'accueil et expose l'enfant à un risque d'excision, constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète d'enregistrer la demande d'asile dans un délai de trois jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503854(TA38-2503854)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, un ressortissant géorgien, contestant le refus de titre de séjour pour raisons de santé et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Haute-Savoie. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la procédure d'avis médical de l'OFII était régulière. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du CESEDA, le requérant pouvant bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Les autres moyens, notamment tirés de l'article 8 de la CEDH, ont également été rejetés.

Résumé IA