Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2502789(TA38-2502789)

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 14 février 2025 par lequel le préfet de la Drôme refusait de délivrer un titre de séjour "travailleur saisonnier" à M. B, ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait se fonder sur une lettre non reçue par l'employeur (retournée avec la mention "défaut d'accès ou d'adressage") pour conclure au caractère frauduleux de la demande. La solution retenue est fondée sur l'accord-cadre franco-tunisien du 28 avril 2008, qui régit la délivrance de ce titre, et non sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2506337(TA38-2506337)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. En cours d'instance, la préfète s'est engagée à délivrer le document sollicité et a convoqué le requérant à un rendez-vous. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en suspension et en injonction. Il a admis M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506714(TA38-2506714)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension du refus implicite de titre de séjour présentée par Mme C, ressortissante russe, épouse d'un citoyen européen. La requérante ne justifie pas de l'urgence nécessaire à la suspension, car elle n'établit pas de projet professionnel précis ni de nécessité immédiate de travailler, son époux subvenant aux besoins du ménage, et ne démontre pas de risque d'éloignement. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête est rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExécution d'un jugementINJONCTION

TA38-2505979(TA38-2505979)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne une demande de M. C visant à obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 29 avril 2025, qui enjoignait à la préfète de l'Isère de lui délivrer un document provisoire l'autorisant à travailler et de réexaminer sa demande de titre de séjour. La préfète soutenait avoir clôturé la demande de titre pour dossier incomplet, mais le juge constate que le dossier était complet, la clôture ne constituant pas un début d'exécution. En conséquence, le juge modifie les injonctions en ordonnant à la préfète de convoquer M. C sous 48 heures pour déposer son dossier et lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail, et de réexaminer sa demande sous quinze jours, le tout sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La demande de liquidation de l'astreinte initiale est rejetée, le juge estimant que les nouvelles mesures suffisent à assurer l'exécution.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2502792(TA38-2502792)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E A, ressortissant angolais, contestant un arrêté préfectoral du 11 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté, pris sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le tribunal a jugé que, malgré la présence de son père, d'un frère et d'une sœur en France, ses liens personnels et familiaux n'étaient pas suffisamment intenses pour caractériser une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506243(TA38-2506243)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur la requête de M. B, était saisi d’une demande d’injonction visant à obtenir la communication de son dossier étudiant infirmier auprès de l’IFPS de Bourgoin-Jallieu (GHND), sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Le juge a constaté que l’administration avait déjà remis l’intégralité des documents sollicités au requérant, rendant ainsi sans objet la demande d’injonction. Par ailleurs, la demande de provision de 1 200 euros, fondée sur l’article R. 541-1 du même code, a été déclarée irrecevable car présentée simultanément dans la même requête que la demande de référé, en violation des règles de procédure distinctes applicables à chaque type de recours. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en injonction et rejeté les conclusions provisionnelles.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505384(TA38-2505384)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. A, ressortissant algérien. Le juge a estimé que le dossier de demande était incomplet, faute pour le requérant d'avoir fourni un justificatif d'entrée régulière, pièce obligatoire selon l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence de l'administration n'a pas fait naître une décision implicite de rejet susceptible de recours, mais un refus d'enregistrement. La requête a donc été rejetée, seule l'aide juridictionnelle provisoire étant accordée.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2505628(TA38-2505628)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du certificat de résidence de M. A C, ressortissant algérien. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu du délai anormal d'instruction et des ruptures dans la délivrance de documents provisoires. Un doute sérieux a été retenu sur la légalité de la décision au regard des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros au requérant.

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DécisionREJETE

TA38-2502825(TA38-2502825)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A D, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 11 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment fondé en droit et en fait. Elle a également rejeté les griefs relatifs à la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et au droit d'être entendu, considérant que le requérant avait pu présenter ses observations lors de son audition par les services de police. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2506339(TA38-2506339)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail à Mme B. La solution retenue est un non-lieu, car la préfète s'est engagée à délivrer le récépissé sollicité et a convoqué l'intéressée à un rendez-vous. L'ordonnance admet également Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2505528(TA38-2505528)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné à la préfète de l'Isère d'accueillir M. B dans une structure d'hébergement adaptée. Le requérant avait été reconnu prioritaire par la commission de médiation le 16 janvier 2025, mais aucune offre ne lui avait été proposée. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 100 euros par jour de retard à compter d'un délai de deux mois suivant la notification de l'ordonnance. M. B a également été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2505655(TA38-2505655)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi par M. B d'une demande de modification d'injonctions sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, en raison de l'inexécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète de l'Isère de se prononcer sur sa demande de titre de séjour. La préfète a fait valoir qu'elle avait depuis adopté une décision favorable et qu'un certificat de résidence était en cours de fabrication. Le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions, l'administration ayant exécuté ses obligations. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 600 euros à M. B au titre des frais de procès.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505629(TA38-2505629)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 28 octobre 2024 par lequel la préfète de l’Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A et l’a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, notamment tirés de la méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée. M. A a toutefois été admis provisoirement au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2505623(TA38-2505623)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé étant privé de la possibilité de travailler, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois, sous astreinte, et de délivrer dans l'attente un document provisoire autorisant le travail.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505620(TA38-2505620)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet de la Drôme refusant un titre de séjour à Mme B, ressortissante marocaine. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante se maintenant irrégulièrement en France depuis 2020 sans justifier de circonstances particulières. La décision attaquée ne modifiant pas sa situation administrative, la requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504275(TA38-2504275)

Requête en excès de pouvoir d’un particulier souhaitant obtenir une autorisation de construire un garage. Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d’avoir exposé des moyens ou formulé des conclusions claires, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance est prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504750(TA38-2504750)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C, qui demandait le renouvellement de son titre de séjour. La requête ne contenait pas de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative ou à la condamnation d’une personne publique, mais se bornait à solliciter une mesure d’administration. Le juge a rappelé qu’il ne peut se substituer à l’administration et a fondé sa décision sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2502855(TA38-2502855)

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 10 février 2025 par lequel le préfet de la Haute-Savoie avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur les résultats scolaires faibles de l'intéressé et la présence de sa famille en Guinée, alors que ses résultats étaient en constante progression et qu'il était bien intégré dans son apprentissage. Cette décision est fondée sur l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet une admission exceptionnelle au séjour pour les étrangers confiés à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2506193(TA38-2506193)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions à fin d'injonction, la préfète de l'Isère lui ayant accordé le rendez-vous sollicité pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a prononcé l'admission provisoire de M. A à l'aide juridictionnelle. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2506666(TA38-2506666)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de M. C qui sollicitait la substitution d'une garantie hypothécaire sur un bien situé à Brunstatt-Didenheim à celle initialement constituée sur un bien à Sausheim. Le juge rappelle que le sursis de paiement prévu à l'article L. 277 du livre des procédures fiscales prend fin avec le jugement au fond du tribunal, rendant à nouveau exigibles les impositions maintenues à la charge du contribuable. Par conséquent, la demande de substitution de garantie, fondée sur l'article R. 277-4 du même code, est devenue sans objet et est rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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