Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2506310(TA38-2506310)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme C divorcée B de sa requête en suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante avait saisi le juge des référés pour faire suspendre cette décision et obtenir des mesures d'injonction. Aucune solution au fond n'a été retenue, la procédure s'étant achevée par le désistement de la requérante.
N° TA38-2504776(TA38-2504776)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B, qui se plaignait du délai anormalement long de traitement de sa demande de titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions ni moyens de droit, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'a pas été régularisée dans le délai de recours. Le tribunal a toutefois rappelé que le silence de l'administration pendant quatre mois fait naître une décision implicite de rejet, que l'intéressée peut contester par un recours pour excès de pouvoir.
N° TA38-2504330(TA38-2504330)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire à la demande de M. A, dont la maison subit des infiltrations d'eau. La mesure a été jugée utile car la cause des désordres, potentiellement imputable au domaine public de la commune ou du département, n'est pas déterminée. La demande d'injonction de produire des documents a été rejetée comme irrecevable. La décision est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500140(TA38-2500140)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Isère de renouveler son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré à l’intéressé un titre de séjour valable jusqu’en avril 2026, rendant la requête sans objet. Par ordonnance du 9 juillet 2025, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions relatives aux frais d’instance ont été rejetées.
N° TA38-2410124(TA38-2410124)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A et M. C, qui contestaient un arrêté du maire d'Allinges leur opposant un sursis à statuer sur une demande de permis d'aménager. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait ni conclusions ni moyens, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Les requérants n'ayant pas régularisé leur demande dans le délai de recours, le juge a appliqué l'article R. 222-1 (7°) du même code pour rejeter la requête pour irrecevabilité manifeste.
N° TA38-2506733(TA38-2506733)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant portugais, contestant un arrêté préfectoral du 23 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. La juridiction a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le droit à être entendu du requérant n'avait pas été méconnu. Elle a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la menace pour l'ordre public que constituait sa présence. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 251-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la directive 2004/38/CE.
N° TA38-2506407(TA38-2506407)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’une demande de suspension de l’arrêté de non-opposition à déclaration préalable de travaux délivré par le maire de Villaz pour une extension de maison. Les requérants, voisins immédiats, se sont désistés de leur requête après que le pétitionnaire a déposé une déclaration modificative purgeant les vices initiaux (emprise au sol excessive et couleur des menuiseries non conforme au PLU). Le tribunal a donné acte du désistement et a condamné la commune et le pétitionnaire à verser chacun 750 euros aux requérants au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2503016(TA38-2503016)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de Mme E visant à désigner un expert. La requérante sollicitait cette mesure pour déterminer les causes et conséquences des infiltrations d'eau affectant sa maison à Bourg-Saint-Maurice, dont l'origine pourrait relever du domaine public communal. Le juge a estimé la demande utile, rejetant l'opposition de la commune qui contestait toute responsabilité, et a ordonné une expertise pour évaluer les désordres, leurs causes, les travaux nécessaires et les préjudices subis.
N° TA38-2506349(TA38-2506349)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Multi Elec, candidate évincée d'un marché de travaux pour la construction de l'Hôtel de police municipale de Villefontaine. La requérante invoquait notamment un défaut de communication des motifs de rejet de son offre et une dénaturation de celle-ci dans l'évaluation technique. Après examen, le juge a rejeté l'ensemble des conclusions de la société Multi Elec, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des obligations de publicité et de mise en concurrence issues du code de la commande publique. En conséquence, la demande de suspension et d'annulation de la procédure a été rejetée.
N° TA38-2506762(TA38-2506762)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 27 juin 2025 prolongeant d'un an son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que la prolongation était légalement fondée sur l'article L. 612-11 du CESEDA, M. D s'étant maintenu irrégulièrement en France. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant ont été écartés.
N° TA38-2507128(TA38-2507128)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait la communication de protocoles et questionnaires avant une évaluation médicale, ainsi que des aménagements pour son handicap. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, faute d’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, dès lors que le rendez-vous médical ne constituait pas une expertise contradictoire. La requête a été rejetée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2506690(TA38-2506690)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours dans la commune de Charvieu-Chavagneux. La juridiction a jugé que l’arrêté préfectoral du 27 juin 2025 était suffisamment motivé au regard de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Elle a estimé que les modalités de pointage (deux fois par semaine à la gendarmerie) n’étaient pas disproportionnées et ne portaient pas une atteinte excessive à sa vie familiale ou à sa liberté d’aller et venir, en application de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et des conclusions accessoires.
N° TA38-2506294(TA38-2506294)
Cette requête en référé suspension, présentée par M. A, ressortissant égyptien, devant le Tribunal administratif de Grenoble, conteste la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge des référés a rejeté la demande au motif que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. En effet, la délivrance par la préfète de l'Isère d'une attestation de prolongation d'instruction, valable jusqu'au 25 septembre 2025, permettait au requérant de voyager et ôtait tout caractère d'urgence à sa demande. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés au fond.
N° TA38-2506663(TA38-2506663)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités allemandes dans le cadre de sa demande d'asile. Le tribunal a considéré que l'état de santé de l'enfant du requérant ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement Dublin, et que les moyens soulevés (violation de la CIDE, de la CESDH, absence d'accord de l'Allemagne) étaient infondés ou inopérants. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2507152(TA38-2507152)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur demande de la commune d'Albon, a ordonné une expertise d'urgence d'un immeuble situé sur son territoire, en application des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est la désignation d'un expert chargé d'examiner les désordres, de constater un éventuel péril imminent, et de proposer des mesures de sauvegarde. L'expert doit accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours.
N° TA38-2506660(TA38-2506660)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, contestant l'obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour et l'assignation à résidence prises par la préfète de l'Isère le 22 juin 2025. Le tribunal a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le droit d'être entendu du requérant n'avait pas été méconnu. Il a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, au regard des articles 6 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CESDH) et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE). La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA38-2507011(TA38-2507011)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la suspension de la décision de la préfète de l'Isère refusant de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour suite à l'annulation d'un précédent refus de titre. Le juge a estimé que l'absence de ce document ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés, car M. A pouvait justifier de sa situation régulière par le jugement d'annulation et par la mise en fabrication de son titre de séjour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2505972(TA38-2505972)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension d'une décision du recteur de l'académie de Grenoble refusant des dispenses de matières (histoire-géographie, technologie, instruction morale et civique) pour l'année scolaire 2024-2025. Le juge a constaté qu'en raison de l'achèvement de l'année scolaire, la décision contestée était entièrement exécutée, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes, tout en admettant provisoirement la requérante à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2506643(TA38-2506643)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, un ressortissant guinéen, contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 19 juin 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a constaté que l'OFII avait, en cours d'instance le 7 juillet 2025, décidé de rétablir rétroactivement ces droits à compter du 6 juin 2025. En conséquence, le juge a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, tout en enjoignant à l'OFII de procéder avec diligence à la mise en œuvre effective de ce rétablissement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2506642(TA38-2506642)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, contestant la décision de l'OFII du 13 juin 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La décision était motivée par son absence lors d'un réacheminement vers l'Espagne le 7 mai 2025, la déclarant en fuite. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire avait été respectée, et que la requérante n'avait pas établi d'erreur manifeste d'appréciation ou de violation des articles L. 551-16 et D. 551-18 du CESEDA. Les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et de frais d'instance ont donc été rejetées.