Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 410/1714
N° TA38-2503399(TA38-2503399)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme B, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Drôme leur refusant un titre de séjour, leur faisant obligation de quitter le territoire, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des articles L. 611-1, L. 721-4, L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, rejetant également les demandes de suspension en attendant la décision de la CNDA et les conclusions accessoires. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes.
N° TA38-2501176(TA38-2501176)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour d'un an prononcées par la préfète de l'Isère. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la préfète n'avait pas méconnu les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou l'article 3-1 de la Convention de New York relative aux droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
N° TA38-2205621(TA38-2205621)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la commune de Villard-de-Lans d’une demande d’expulsion de l’Office national des forêts (ONF) d’une maison forestière cédée à titre symbolique en 1983, sous condition d’y loger les agents chargés de la gestion de la forêt communale. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, jugeant que le bien, situé dans le bourg et exclusivement affecté au logement des agents sans aménagement spécial pour le service public, relevait du domaine privé de la commune. En conséquence, le litige portant sur un contrat de droit privé échappait à la compétence du juge administratif, et la demande d’expulsion n’a pas été examinée au fond. Les textes appliqués incluent le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative.
N° TA38-2506236(TA38-2506236)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante guinéenne, prise par la préfète de l'Isère. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 424-1 et L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, Mme A étant parent d'un enfant réfugié. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de Mme A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.
N° TA38-2409977(TA38-2409977)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 21 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu du requérant n'avait pas été méconnu, celui-ci ayant pu s'exprimer lors de son audition par les services de police. Il a également jugé que le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire était justifié par le risque de soustraction à la mesure d'éloignement, en application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2305451(TA38-2305451)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, inspecteur des finances publiques, qui contestait un arrêté du 12 juin 2023 lui infligeant un blâme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, un sous-directeur dûment nommé, et a jugé la décision suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que les faits de comportement inadapté du 4 janvier 2022 étaient établis et constituaient une faute au sens de l'article L. 530-1 du code général de la fonction publique, justifiant la sanction de premier groupe. La demande de frais de justice a également été rejetée.
N° TA38-2207300(TA38-2207300)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, détenu, qui contestait les sanctions disciplinaires de trente jours de cellule qui lui avaient été infligées. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de la composition de la commission de discipline et le non-respect des droits de la défense. Le tribunal a jugé que les moyens de légalité externe tirés de l'incompétence de l'auteur des décisions initiales étaient inopérants, la décision du directeur interrégional s'étant substituée à elles. Il a également estimé que les poursuites avaient été valablement engagées par un adjoint au chef de détention bénéficiant d'une délégation de signature régulière, conformément aux articles R. 234-14 et suivants du code pénitentiaire.
N° TA38-2500728(TA38-2500728)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant biélorusse, contestant l'arrêté préfectoral du 18 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), faute de preuve de risques en cas de retour, et celui fondé sur l'article 8 de la même convention, en raison de la brève durée de séjour en France et de l'absence d'attaches familiales ou d'insertion. La décision d'interdiction de retour d'un an a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation, au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2409986(TA38-2409986)
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 28 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen tiré du non-respect du délai de quinze jours prévu à l'article R. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce délai n'étant pas prescrit à peine de nullité. Il estime également que l'arrêté est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation du requérant.
N° TA38-2500698(TA38-2500698)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a jugé que le refus ne méconnaissait ni les stipulations de l'accord franco-algérien ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de preuve d'une résidence habituelle en France avant 2022, de la majorité de sa fille et de la persistance d'attaches familiales en Algérie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme B.
N° TA38-2500673(TA38-2500673)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 21 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français suite au rejet de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé inopérant le moyen fondé sur l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, cet article ne s'adressant pas aux États membres. Enfin, il a estimé que le droit d'être entendu de Mme A avait été satisfait lors de l'instruction de sa demande d'asile, sans qu'il soit nécessaire de l'entendre spécifiquement avant l'édiction de la mesure d'éloignement.
N° TA38-2500642(TA38-2500642)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble (7ème chambre) concerne le recours de Mme D, ressortissante togolaise, contre un arrêté préfectoral du 28 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante s'est désistée de ses conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination. Le tribunal a rejeté le surplus de sa requête, jugeant que la décision de refus de séjour ne méconnaissait ni les articles 8 et 12 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation.
N° TA38-2500626(TA38-2500626)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a rejeté la requête de Mme F, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du 5 décembre 2024 par lequel la préfète de l'Isère lui avait fait obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que la procédure avait été régulière. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la mesure d'éloignement. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
N° TA38-2506373(TA38-2506373)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné une demande d'exécution d'une ordonnance antérieure enjoignant à la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour. La préfète a justifié avoir fabriqué le titre de séjour le 11 juin 2025, ce qui a conduit le juge à constater que l'injonction était exécutée. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte ont été jugées sans objet. La demande de liquidation de l'astreinte, fondée sur les articles L. 911-6 et suivants du code de justice administrative, a été rejetée, l'exécution étant établie.
N° TA38-2506418(TA38-2506418)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 22 avril 2025 par laquelle le président du syndicat mixte des mobilités de l'aire grenobloise (SMMAG) a écarté la candidature de la société Lime pour l'attribution d'une autorisation d'occupation temporaire (AOT) visant à exploiter un service de trottinettes et vélos électriques en libre-service. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société Lime n'établissant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat, compte tenu notamment de la durée de l'AOT (deux ans) et de l'absence de démonstration d'une atteinte irréversible à ses intérêts financiers ou concurrentiels. La requête a été rejetée, incluant les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2410390(TA38-2410390)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement annulant un refus de renouvellement de certificat de résidence de dix ans pour un ressortissant algérien, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions à fin d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a délivré le titre sollicité. La juridiction a toutefois condamné l’État à verser 600 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA38-2504708(TA38-2504708)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d'une demande d'exécution de son jugement du 24 mai 2024, a constaté que la préfète de l'Isère avait délivré à M. A B un titre de séjour valable, exécutant ainsi l'injonction prononcée. En application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'astreinte. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer.
N° TA38-2507232(TA38-2507232)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 7 juillet 2025 par lequel le maire de Saint-Hilaire-de-Brens avait refusé l'ouverture d'une structure de type chapiteau (CTS) au Domaine des Plagnes. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu des réservations en cours et de l'impact financier sur l'activité saisonnière du domaine. Il a estimé que la décision portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'entreprendre et au libre exercice d'une profession, le maire ayant fondé son refus sur des motifs d'urbanisme en méconnaissance du principe d'indépendance des législations.
N° TA38-2501101(TA38-2501101)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant canadien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Savoie. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente et que le requérant ne pouvait pas invoquer l'illégalité d'une décision de reconnaissance de diplôme. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de fait en se fondant sur l'absence de qualification de M. D pour exercer la profession d'entraîneur de hockey sur glace. Enfin, la décision n'a pas été jugée contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA38-2506980(TA38-2506980)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le regroupement familial au profit de l'épouse de M. D E, ressortissant réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le refus, portant sur une première demande, ne modifiait pas la situation administrative ou familiale du couple, et que la séparation récente (mariage en juin 2024) et l'absence d'enfant ne caractérisaient pas une atteinte grave et immédiate justifiant une suspension. La requête a été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.