Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506913(TA38-2506913)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant un titre de séjour à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé avait déjà fait l'objet d'un arrêté de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire en décembre 2024, non contesté. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à une urgence justifiée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2504489(TA38-2504489)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande de Mme A, brigadier-chef de police victime d'un accident de service le 18 mars 2019. La requérante sollicitait une expertise médicale pour évaluer l'ensemble de ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, ainsi que la date de consolidation et les taux de déficit fonctionnel. Le tribunal a désigné un expert avec une mission détaillée visant à décrire l'état de santé de Mme A, évaluer ses préjudices et déterminer leur lien avec l'accident de service. Les frais d'expertise seront liquidés ultérieurement par ordonnance.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506426(TA38-2506426)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A, ressortissant algérien. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée en matière de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de la durée de résidence en France de l'intéressé (21 ans) et de sa situation familiale (père d'enfants français). Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer un récépissé avec autorisation de travail dans un délai de huit jours, sous astreinte. La décision s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les articles L. 423-7 du CESEDA et 8 de la CEDH.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506794(TA38-2506794)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme C, ressortissante algérienne. La requérante invoquait l’article 7 bis e) de l’accord franco-algérien pour obtenir un certificat de résidence de dix ans, en raison de sa résidence habituelle en France depuis l’âge de dix ans. Le juge a estimé que ce moyen n’était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, car Mme C, née le 21 janvier 2006, était entrée en France le 7 novembre 2016, soit à l’âge de dix ans et neuf mois, ne remplissant pas la condition d’entrée « au plus à l’âge de dix ans ». La condition d’urgence n’a pas été examinée, et les conclusions aux fins d’injonction et d’application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2202038(TA38-2202038)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Isère Fibre pour contester deux titres de recettes émis par le département de l'Isère, visant à recouvrer une pénalité de 580 956,46 euros pour retard de déploiement du réseau en 2020. La société invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des droits de la défense et le caractère infondé de la pénalité. Le département a retiré le premier titre et en a émis un second, que la société a également attaqué. Le tribunal a examiné les moyens de légalité externe et interne, ainsi que les conclusions reconventionnelles du département tendant au paiement d'intérêts moratoires. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a soulevé d'office l'irrecevabilité des conclusions du département, sur le fondement de la jurisprudence *Préfet de l'Eure* (CE, 30 mai 1913).

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2106239(TA38-2106239)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme C qui contestait la décision de la CNRACL du 6 août 2021 refusant de rehausser son taux d'invalidité à 10% pour une mise à la retraite pour invalidité. Le juge a estimé que le taux de 10% pour un trouble de conversion (fibromyalgie) n'était pas sous-évalué, et que les autres pathologies invoquées (épicondylite, lombosciatalgie) n'étaient pas établies par les pièces du dossier. La solution a été fondée sur les articles 30, 31 et 39 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003, relatifs à la pension des fonctionnaires territoriaux.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506434(TA38-2506434)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait une injonction sous astreinte pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge retient que la demande se heurte à une contestation sérieuse, car la requérante n'a pas déposé sa demande de renouvellement dans les délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'administration n'était pas tenue de délivrer l'attestation sollicitée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2203613(TA38-2203613)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Isère Fibre de deux requêtes contestant des titres de recettes émis par le département de l'Isère pour des pénalités de retard liées à la validation d'avant-projets détaillés dans le cadre d'une délégation de service public. La société soutenait notamment que la pénalité n'était pas fondée contractuellement et que la procédure de mise en demeure était irrégulière. Le tribunal a constaté que le premier titre de recette avait été retiré et remplacé, rendant la première requête sans objet. Sur le second titre, il a jugé que la pénalité était justifiée au regard des stipulations de la convention de DSP, et a rejeté l'ensemble des moyens de la société. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la première requête et rejeté la seconde, tout en rejetant les conclusions reconventionnelles du département tendant au paiement d'intérêts, celles-ci étant irrecevables.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506916(TA38-2506916)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé suspension de Mme D F, ressortissante brésilienne, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en tant que membre de famille d’un citoyen de l’Union. La condition d’urgence, pourtant présumée en cas de refus de renouvellement, a été écartée car la préfète de l’Isère lui avait délivré en cours d’instance une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 8 octobre 2025, régularisant provisoirement sa situation. Le juge a estimé que cette attestation ôtait tout caractère d’urgence à la demande, sans examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision implicite. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506564(TA38-2506564)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution du refus implicite de renouvellement du titre de séjour de M. D, ressortissant congolais, et du refus de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. D ne justifiant pas d'une situation d'urgence particulière, compte tenu notamment de l'ancienneté de son séjour irrégulier et de l'absence de perspective immédiate de régularisation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2203577(TA38-2203577)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la société Isère Fibre contestant un titre de recette émis par le département de l'Isère pour une pénalité de 262 091,82 euros, liée à un retard dans la remise des dossiers des ouvrages exécutés (DOE) dans le cadre d’une délégation de service public. Le tribunal a relevé que le département avait retiré le titre initial et émis un nouveau titre, rendant sans objet les conclusions principales de la société. Il a également jugé irrecevables les conclusions reconventionnelles du département demandant des intérêts au taux légal, une collectivité publique ne pouvant solliciter du juge une mesure qu’elle peut prendre elle-même. La solution retenue est le non-lieu à statuer sur les demandes principales et le rejet des conclusions reconventionnelles, sans application des textes spécifiques au fond.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506279(TA38-2506279)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de la commune de Bluffy visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 6 janvier 2025. Cet arrêté mandatait d'office une dépense obligatoire de 102 398,90 euros au titre des frais de scolarité pour les années 2015 à 2022. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la commune ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière. Aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la prescription quadriennale (loi n°68-1250) ou d'un vice de procédure, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506836(TA38-2506836)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C pour obtenir un rendez-vous afin de déposer une demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant communiqué un rendez-vous à l'intéressée, le juge a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, mais les conclusions accessoires tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507295(TA38-2507295)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'association Action grand passage et de M. A, qui demandaient l'annulation de l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2025 les mettant en demeure de quitter un terrain situé à Saint-Girod sous 48 heures. Le tribunal a estimé que le refus des occupants d'utiliser l'aire de grand passage de Voglans, pourtant réservée et conforme au schéma départemental, n'était pas justifié. Il a également jugé que le stationnement illicite, caractérisé par des branchements dangereux sur une borne incendie et l'éclairage public, constituait un risque pour la sécurité publique au sens de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000. Les engagements des requérants à quitter les lieux ou à les nettoyer ont été considérés comme sans incidence sur la légalité de l'arrêté.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507240(TA38-2507240)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A qui demandait d'enjoindre à la préfecture de Grenoble de lui délivrer son titre de séjour. Le juge a estimé que cette demande, relative à une mesure individuelle de police, relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Melun, lieu de résidence du requérant à Créteil (Val-de-Marne). En application des articles L. 521-3, R. 312-8 et R. 522-8-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour incompétence territoriale.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2506590(TA38-2506590)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions à fin d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de changement de statut et un document provisoire de séjour. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 900 euros à son avocat, sous réserve des conditions d'aide juridictionnelle.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507158(TA38-2507158)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 15 juillet 2025, a rejeté la requête de M. A B qui demandait la rectification de l'acte de naissance de son fils. Le juge a constaté que cette demande relevait de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, en application des articles 99 du code civil et 1048 du code de procédure civile. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507275(TA38-2507275)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la suspension d'un refus de dérogation scolaire pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête au fond en annulation, condition préalable à une demande de suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2507190(TA38-2507190)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 10 mai 2025 ordonnant sa remise aux autorités italiennes et une interdiction de circulation sur le territoire français, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal Administratif de Toulon, compétent car correspondant au lieu de résidence du requérant à la date de la décision attaquée.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2203664(TA38-2203664)

Le Tribunal Administratif de Grenoble était saisi par la société Isère Fibre de deux requêtes contestant des titres de recettes émis par le département de l'Isère pour des pénalités de retard liées à la validation d'un avant-projet définitif (APD) dans le cadre d'une délégation de service public. Le tribunal a constaté que le premier titre de recette avait été retiré et remplacé, rendant la requête correspondante sans objet. Sur le second titre, la société soutenait que l'APD contesté ne relevait pas des documents prévus par la convention et qu'il avait été tacitement validé. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la pénalité était fondée sur les stipulations contractuelles applicables. Il a également rejeté comme irrecevables les conclusions reconventionnelles du département tendant au paiement d'intérêts, une collectivité publique ne pouvant demander au juge une mesure qu'elle a le pouvoir de prendre elle-même.

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