Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2401586(TA38-2401586)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de préemption du maire de Saint-Sorlin-en-Valloire, a constaté que cette décision avait été abrogée par un arrêté municipal du 13 mars 2025 et n’avait reçu aucun commencement d’exécution. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation, considérant que le litige avait perdu son objet. Les demandes présentées par les parties au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2507391(TA38-2507391)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C qui demandait à être orientée avec sa famille vers une structure d'hébergement d'urgence. Le juge estime que la requérante ne justifie pas d'une situation d'urgence caractérisée, faute d'avoir démontré avoir sollicité le service du "115" et s'être heurtée à un refus, et compte tenu de l'absence de démarches alternatives d'hébergement depuis trois ans. La décision d'expulsion avec concours de la force publique, effective à compter du 1er août 2025, ne crée pas une urgence nécessitant une intervention dans le délai de quarante-huit heures. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2506883(TA38-2506883)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. C, ressortissant géorgien. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la précarité administrative et financière du requérant, qui justifiait d'une promesse d'embauche et de onze ans de résidence en France. Le juge a estimé que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'administration a été enjoint de réexaminer la demande de M. C dans un délai de deux mois.
N° TA38-2409829(TA38-2409829)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 17 juillet 2025, a donné acte du désistement pur et simple de M. B de sa requête en plein contentieux. Le requérant demandait initialement la condamnation in solidum de la commune des Gets et de l'État à lui verser 200 000 euros en réparation de divers préjudices (perte de valeur vénale, préjudice moral et physique) liés au projet Alta Lumina, ainsi que des mesures d'injonction. Le désistement a été accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, aucune circonstance ne s'opposant à cette demande.
N° TA38-2506999(TA38-2506999)
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 1er juillet 2025 par lequel la préfète de la Savoie avait prolongé de quarante-cinq jours l'assignation à résidence de M. B, ressortissant albanais faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était entachée d'un défaut de base légale, faute pour l'administration d'avoir produit, malgré une demande en ce sens, l'assignation à résidence initiale du 20 mai 2025 et l'obligation de quitter le territoire français du 15 juillet 2024, ainsi que la preuve de leur notification régulière. Cette solution a été retenue sur le fondement des articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 922-10 du code de justice administrative.
N° TA38-2506950(TA38-2506950)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A pour obtenir la liquidation provisoire de l'astreinte assortissant une précédente ordonnance du 15 avril 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l'Isère de réexaminer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un document provisoire de séjour. Le juge a constaté que si la délivrance du document provisoire avait été exécutée, l'injonction de réexamen ne l'avait pas été pendant 62 jours. En application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, il a liquidé provisoirement l'astreinte à 6 200 euros et, sur le fondement de l'article L. 521-4, a porté son montant à 150 euros par jour de retard.
N° TA38-2400312(TA38-2400312)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui contestait son ajournement au concours interne de gardien brigadier de police municipale suite à une note éliminatoire de 3/20 à l'épreuve orale. Le juge a rappelé qu'il n'appartient pas au juge administratif de se substituer au jury pour apprécier les mérites d'un candidat. En conséquence, le moyen soulevé, tiré de l'insuffisance de la notation, a été jugé inopérant. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505814(TA38-2505814)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé par la commune de Tain l'Hermitage sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise pour déterminer les causes et conséquences des désordres affectant sa cantine scolaire. La juridiction a considéré que cette demande présentait un caractère utile et a fait droit à l'intervention volontaire de la société APAVE Infrastructures et Construction France, tout en mettant hors de cause la SAS APAVE. Un expert a été désigné avec une mission détaillée incluant l'analyse des liens contractuels, la description des désordres, l'évaluation des travaux et préjudices, ainsi qu'une tentative de conciliation.
N° TA38-2506915(TA38-2506915)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a liquidé provisoirement l’astreinte de 50 euros par jour prononcée le 17 juin 2025 à l’encontre de la préfète de l’Isère pour défaut de convocation de Mme B en préfecture, en fixant le montant à 1 300 euros pour vingt-six jours de retard. Il a également porté cette astreinte à 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l’ordonnance. En revanche, la demande relative au réexamen du titre de séjour a été rejetée, le délai de deux mois n’étant pas expiré. Enfin, l’État a été condamné à verser 900 euros à Mme B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506898(TA38-2506898)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de sa situation, notamment le dépôt tardif de sa demande d'asile, plus de 90 jours après son entrée en France, sans motif légitime. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-9, L. 551-10 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2507388(TA38-2507388)
Saisi par Mme D, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble rejette sa demande fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative, visant à obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant la délivrance d'un document de circulation pour étranger mineur. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à un recours effectif garanti par l'article 13 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Le juge estime que cette atteinte n'est pas caractérisée, dès lors que Mme D dispose d'autres voies de droit, comme les procédures prévues aux articles L. 911-4 et L. 521-4 du code de justice administrative, pour faire exécuter l'ordonnance. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2506443(TA38-2506443)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à statuer sur la demande de suspension de la décision du maire de Saint François Longchamp refusant de retirer un permis de construire initial du 19 juillet 2023, ainsi que du permis de construire modificatif du 18 avril 2025, délivrés à la SCI Les Clochettes. Les sociétés requérantes invoquaient notamment l'urgence et un doute sérieux quant à la légalité des actes, en raison de manœuvres frauduleuses sur la surface de plancher et d'un risque pour la sécurité publique lié à l'effondrement d'une voirie. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. Cette solution s'inscrit dans le cadre des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2300159(TA38-2300159)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé-provision, a condamné M. A à verser à SNCF Réseau une provision de 9 893,49 euros pour occupation sans droit ni titre d’une dépendance du domaine public ferroviaire (voûte n°13 du viaduc d’Estressin). La juridiction a rejeté l’exception d’incompétence, le local relevant du domaine public ferroviaire en raison de son affectation au service public et de son aménagement spécial. La créance a été jugée non sérieusement contestable sur le principal, mais la demande d’intérêts au taux majoré contractuel a été rejetée comme présentant une difficulté sérieuse. Les articles R. 541-1 du code de justice administrative et les règles applicables au domaine public ont été appliqués.
N° TA38-2507338(TA38-2507338)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C visant à suspendre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir formé un recours au fond contre la décision contestée, en violation de l'article R. 522-1 du même code.
N° TA38-2507269(TA38-2507269)
Refus de bourse universitaire. Tribunal administratif de Grenoble. Incompétence territoriale constatée. Renvoi au tribunal administratif de Lyon. Application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2401892(TA38-2401892)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Total Energies Electricité et Gaz France comme manifestement irrecevable pour tardiveté. La société contestait deux titres exécutoires émis le 22 mars 2023 par le collège René Cassin pour un montant de 17 100 euros. Le tribunal a jugé que la notification des titres mentionnait correctement les voies et délais de recours, conformément à l'article R. 421-5 du code de justice administrative. La requête, enregistrée le 20 mars 2024, soit plus de deux mois après la notification, était donc tardive.
N° TA38-2400426(TA38-2400426)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un titre de perception émis pour un indu de solde de 3 438,26 euros. Le requérant invoquait sa bonne foi et un défaut de mise à jour de son dossier familial, sans contester la légalité du titre. Le juge a estimé que ce moyen était inopérant dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir, car il n'appartient pas au juge administratif d'accorder un plan d'apurement ou un effacement amiable. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
N° TA38-2400464(TA38-2400464)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait des explications sur le calcul de sa pension de retraite. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions formelles, comme l'exige l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu'il ne peut fournir de conseils juridiques et doit se prononcer uniquement sur les moyens et conclusions soumis. Cette décision a été prise en application de l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.
N° TA38-2401649(TA38-2401649)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait son reclassement à l'échelon 6 lors de sa promotion au grade d'adjoint administratif principal de 1ère classe en 2022. La requérante se bornait à demander une explication sur la différence de traitement avec une collègue promue en 2016, sans invoquer aucun moyen de droit tendant à établir l'illégalité de la décision attaquée. Le juge a considéré que cette requête était manifestement irrecevable, faute pour Mme A d'avoir exposé des moyens au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.
N° TA38-2401660(TA38-2401660)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait une modification de son avancement de grade et d’indice. La requête a été jugée irrecevable car M. B n’a pas produit la décision administrative attaquée complète, malgré une demande de régularisation du tribunal. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.