Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506984(TA38-2506984)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 2 juillet 2025 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé et fondé sur un examen particulier de la situation du requérant. Il a estimé que les modalités de l'assignation (deux présentations hebdomadaires) étaient proportionnées et que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas caractérisée. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506592(TA38-2506592)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant algérien, en qualité de parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation, alors qu'il s'agissait d'une première demande de titre de séjour et non d'un refus de renouvellement. La requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506443(TA38-2506443)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était amené à statuer sur la demande de suspension de la décision du maire de Saint François Longchamp refusant de retirer un permis de construire initial du 19 juillet 2023, ainsi que du permis de construire modificatif du 18 avril 2025, délivrés à la SCI Les Clochettes. Les sociétés requérantes invoquaient notamment l'urgence et un doute sérieux quant à la légalité des actes, en raison de manœuvres frauduleuses sur la surface de plancher et d'un risque pour la sécurité publique lié à l'effondrement d'une voirie. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. Cette solution s'inscrit dans le cadre des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3 du code de l'urbanisme.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2300159(TA38-2300159)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé-provision, a condamné M. A à verser à SNCF Réseau une provision de 9 893,49 euros pour occupation sans droit ni titre d’une dépendance du domaine public ferroviaire (voûte n°13 du viaduc d’Estressin). La juridiction a rejeté l’exception d’incompétence, le local relevant du domaine public ferroviaire en raison de son affectation au service public et de son aménagement spécial. La créance a été jugée non sérieusement contestable sur le principal, mais la demande d’intérêts au taux majoré contractuel a été rejetée comme présentant une difficulté sérieuse. Les articles R. 541-1 du code de justice administrative et les règles applicables au domaine public ont été appliqués.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2402401(TA38-2402401)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de reconnaissance d’un accident de service. La requérante soulevait des moyens de légalité externe (incompétence, insuffisance de motivation) contre la décision de rejet de son recours gracieux, mais le tribunal les a jugés inopérants. Son moyen de fond, tiré d’une erreur manifeste d’appréciation fondée sur un rapport de l’ANSES, a été écarté faute de précisions suffisantes. L’ordonnance, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative, rejette l’intégralité des demandes, y compris indemnitaires.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2402070(TA38-2402070)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait l’annulation d’un certificat administratif attestant de sa présence dans des camps de transit et hameaux forestiers entre 1966 et 1968. Le tribunal a jugé que ce certificat constituait un acte préparatoire à une éventuelle décision d’indemnisation dans le cadre du dispositif de réparation destiné aux harkis, et non une décision faisant grief susceptible d’être contestée par un recours pour excès de pouvoir. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans invitation à régulariser.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506737(TA38-2506737)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le déféré de la préfète de l'Isère, a suspendu le permis de construire tacite délivré le 18 décembre 2024 par le maire de Saint-Clair-sur-Galaure à Mme A pour la rénovation d'une grange en zone agricole. La suspension a été prononcée en raison de l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'autorisation, notamment au regard de l'avis conforme défavorable de la CDPENAF (article L. 151-11 I 2° du code de l'urbanisme) et de la méconnaissance des règles du PLUi applicables à la zone A. Le juge a également retenu le moyen tiré de la violation de l'article L. 111-3 du code rural et de la pêche maritime, le projet étant situé à moins de cent mètres d'une exploitation porcine classée ICPE.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506810(TA38-2506810)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la requête de M. A fondée sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Le requérant demandait la suspension du refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge rappelle que cet article permet uniquement de modifier des mesures qu'il avait ordonnées, ce qui n'était pas le cas en l'espèce, une précédente ordonnance ayant constaté un non-lieu à statuer. La solution retenue est donc le rejet de la requête, faute de fondement juridique applicable.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506828(TA38-2506828)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer une carte de résident à M. A, ressortissant guinéen père d'un enfant réfugié. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la précarité de la situation du requérant, et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'ordonnance s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506647(TA38-2506647)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du permis de construire tacite et de l'arrêté municipal confirmant la reconstruction à l'identique d'une ferme incendiée. La condition d'urgence a été présumée satisfaite en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme. Le juge a retenu plusieurs moyens de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment le non-respect du délai de trois ans prévu par le règlement du plan local d'urbanisme pour la reconstruction après sinistre, l'absence de plan de masse conforme à l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme, et la nécessité d'un permis de démolir.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507003(TA38-2507003)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que le requérant n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours prévu à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sa date d'entrée en France étant fixée au 3 mai 2023. La solution retenue écarte les moyens d'erreur de fait et d'erreur de droit invoqués par le demandeur.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506481(TA38-2506481)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à M. A, ressortissant australien, parent d'enfants français. Le juge a reconnu l'urgence, car le défaut de renouvellement de l'attestation de prolongation d'instruction place le requérant en situation irrégulière et l'empêche de travailler depuis plus d'un an. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. En conséquence, la suspension de l'exécution des décisions implicites a été ordonnée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507328(TA38-2507328)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C demandant la suspension de la décision du 13 juin 2025 de la ministre de l’éducation nationale refusant la révision de son affectation dans l’académie de Créteil. Le juge a constaté que la requête était irrecevable car M. C n’avait pas justifié avoir formé un recours au fond contre cette décision, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur l’article L. 521-1 du même code, mais la condition de recevabilité n’étant pas remplie, la demande a été rejetée sans examen de l’urgence ou du doute sérieux.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506736(TA38-2506736)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et obligeant M. B à quitter le territoire français. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L.423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506161(TA38-2506161)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A qui demandait la fermeture d’un établissement recevant du public à Grenoble pour des motifs de tranquillité publique. La juge des référés a estimé que la demande, fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était irrecevable car elle faisait obstacle à l’exécution de décisions implicites de rejet du maire, sans qu’un péril grave ne soit démontré. En application de l’article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506631(TA38-2506631)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour, né du silence gardé par la préfète de l'Isère pendant quatre mois. Le juge a estimé que la demande de suspension était dépourvue d'objet, car l'administration avait relancé l'instruction du dossier le 15 mai 2025 en sollicitant une autorisation de travail. La solution retenue est fondée sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExécution d'un jugementREJETE

TA38-2506955(TA38-2506955)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B visant à modifier une précédente ordonnance du 2 juin 2025. Cette ordonnance avait enjoint au préfet de l’Isère de se prononcer sur sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la préfète avait convoqué l’intéressé pour remettre le document, rendant la modification de l’injonction sans objet. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506920(TA38-2506920)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du département de l'Isère réglementant la circulation et le stationnement sur la RD530. La commune de Saint-Christophe-en-Oisans contestait cet arrêté, pris pour des motifs de sécurité publique suite à une crue torrentielle. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les enjeux de sécurité publique primant sur les intérêts économiques et la liberté de circulation invoqués par la commune. La requête a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2506999(TA38-2506999)

Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 1er juillet 2025 par lequel la préfète de la Savoie avait prolongé de quarante-cinq jours l'assignation à résidence de M. B, ressortissant albanais faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était entachée d'un défaut de base légale, faute pour l'administration d'avoir produit, malgré une demande en ce sens, l'assignation à résidence initiale du 20 mai 2025 et l'obligation de quitter le territoire français du 15 juillet 2024, ainsi que la preuve de leur notification régulière. Cette solution a été retenue sur le fondement des articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 922-10 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506948(TA38-2506948)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la requête de Mme B qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, la délivrance définitive d'un titre de séjour. La requérante invoquait l'inexécution d'une précédente ordonnance du 15 mai 2025 enjoignant un réexamen de sa demande. Le juge rappelle que les mesures ordonnées en référé sont provisoires et qu'il ne peut, sous couvert de modifier une précédente ordonnance, prononcer une injonction ayant les mêmes effets qu'un jugement au fond. La solution est fondée sur les articles L. 511-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.

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