Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507475(TA38-2507475)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre installés sur une parcelle du domaine public départemental située dans l'espace naturel sensible "Domaine de Rovorée - La Châtaignière" à Yvoire. La mesure a été jugée urgente et utile en raison des risques pour la sécurité publique (branchements électriques non sécurisés) et la salubrité (absence de sanitaires), ainsi que pour la préservation de l'espace naturel. Le tribunal a enjoint aux occupants de quitter les lieux sous deux jours, sous astreinte de 100 euros par jour et par véhicule ou caravane, tout en rejetant la demande d'exécution provisoire et la demande d'indemnité d'occupation. La décision se fonde sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2208089(TA38-2208089)

Regroupement familial – Tribunal administratif de Grenoble – Non-lieu à statuer – Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a constaté que le préfet de la Haute-Savoie avait implicitement retiré la décision initiale de classement sans suite en rejetant la demande de regroupement familial par une nouvelle décision du 23 juin 2023, devenue définitive. Dès lors, les conclusions dirigées contre la décision du 17 décembre 2021 et le rejet du recours gracieux ont perdu leur objet. Il a été prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions, et les demandes d’injonction et au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405373(TA38-2405373)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCCV Village Vert Clair. Celle-ci contestait l'arrêté du maire de Le Bourget-du-Lac du 20 juin 2024 retirant un permis de construire et refusant un nouveau permis pour un ensemble de 40 logements. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, en visant l'arrêté préfectoral de carence du 29 décembre 2023 qui imposait un quota de 30% de logements locatifs sociaux. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, le maire étant en situation de compétence liée pour refuser le permis en raison de l'absence de ce quota, conformément aux articles L. 302-9-1 du code de la construction et de l'habitation et L. 424-3 du code de l'urbanisme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2506472(TA38-2506472)

Requête de M. B contre le refus implicite de titre de séjour par la préfète de l'Isère. Le Tribunal administratif de Grenoble constate que cette requête (n°2506472) est un doublon d'une précédente requête (n°2506436) ayant le même objet. En conséquence, le tribunal ordonne la radiation de la requête n°2506472 des registres du greffe. Cette décision est fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507374(TA38-2507374)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante étrangère demandant un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour salarié et la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. La préfète de l'Isère ayant accordé un rendez-vous après l'introduction de la requête, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande. En revanche, la demande de délivrance d'un récépissé a été rejetée, car cette délivrance est subordonnée, en vertu de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à la complétude du dossier de demande. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507593(TA38-2507593)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l’Isère a refusé de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale » à M. A, un jeune majeur scolarisé. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, le refus compromettant sa scolarisation et son contrat d’apprentissage, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l’article L. 423-22 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’erreur manifeste d’appréciation étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A sous deux mois, sous astreinte, et de lui délivrer dans l’attente un document provisoire l’autorisant à travailler.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507824(TA38-2507824)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme B, ressortissante algérienne, qui sollicitait une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge constate que la requérante bénéficie déjà, en application de l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, d'une prorogation légale de ses droits au séjour et au travail jusqu'au 15 septembre 2025, rendant la mesure demandée dépourvue d'urgence et d'utilité. Il relève également qu'à défaut de réponse de l'administration avant le 15 août 2025, une décision implicite de rejet naîtra, ouvrant la voie à un recours en excès de pouvoir. La requête est donc rejetée, bien que l'aide juridictionnelle provisoire soit accordée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507654(TA38-2507654)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. A, ressortissant malien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction, valable jusqu'au 16 octobre 2025, permettait au requérant de justifier de la régularité de son séjour. La solution retenue est un rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507723(TA38-2507723)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B D, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, estimant que l’arrêté était régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de son séjour récent et de l’absence d’attaches personnelles ou professionnelles en France. En conséquence, la décision de reconduite à la frontière a été validée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507729(TA38-2507729)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B épouse D, ressortissante tunisienne conjointe d'un Français. La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 10 de l'accord franco-tunisien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la préfecture ne pouvant exiger un contrat d'engagement à respecter les principes de la République pour une demande déposée avant l'entrée en vigueur du décret n° 2024-811.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2507229(TA38-2507229)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au syndicat intercommunal de fourrière animalière de délivrer à Mme C une attestation-employeur conforme à sa situation sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La requérante, agent territorial licencié pour inaptitude, justifiait d'une urgence caractérisée, son inscription à Pôle emploi étant bloquée par l'absence de document régulier malgré des demandes réitérées. Le syndicat n'a pas contesté sa carence, et la mesure a été jugée utile et non contestable sérieusement. Le syndicat a également été condamné à verser 1 000 euros à Mme C au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507027(TA38-2507027)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme C, ressortissante algérienne, qui demandait la délivrance d’un récépissé l’autorisant à travailler et une décision expresse sur sa demande de certificat de résidence. Le juge retient que le silence gardé par la préfète de l’Isère pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, et qu’une injonction ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative. La solution s’appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507797(TA38-2507797)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a annulé les arrêtés du 16 juillet 2025 par lesquels la préfète de l'Isère avait assigné à résidence Mme et M. D, ressortissants kosovars, pour une durée de 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision d'assignation à résidence au Péage-de-Roussillon, situé à 97 kilomètres de leur domicile à F où leurs enfants sont suivis pour de graves problèmes de santé, était disproportionnée et méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en relevant que la mesure n'était ni adaptée, ni nécessaire, ni proportionnée à la situation familiale des requérants.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507768(TA38-2507768)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme et M. A, qui demandaient l’annulation des arrêtés du 2 juillet 2025 renouvelant leur assignation à résidence. Le tribunal a relevé que ces arrêtés avaient déjà été contestés et validés par un jugement du 17 juillet 2025, revêtu de l’autorité de la chose jugée. En conséquence, les nouvelles requêtes, dirigées contre les mêmes décisions, étaient irrecevables. Le tribunal a également refusé de faire droit aux demandes de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2507825(TA38-2507825)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 26 juillet 2025 par lequel la préfète de la Haute-Savoie obligeait un citoyen espagnol à quitter le territoire français et l'assignait à résidence. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur d'appréciation en se fondant sur des faits de violation de domicile (plantation d'une tente dans un champ) et un signalement des autorités espagnoles, insuffisamment précis, pour estimer que l'intéressé constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507713(TA38-2507713)

Suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour par le Tribunal administratif de Grenoble. Le juge des référés a fait droit à la demande de Mme C, ressortissante iranienne, estimant que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement. Un doute sérieux a été retenu sur la légalité de la décision, au regard des moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a ordonné à la préfète de l'Isère de réexaminer la demande sous deux mois, sous astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507104(TA38-2507104)

Refus de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction d’une demande de titre de séjour. Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. Il constate que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, rendant la mesure sollicitée de nature à faire obstacle à l’exécution de cette décision. La demande est donc irrecevable en référé, l’intéressée étant invitée à contester la décision implicite par les voies de l’excès de pouvoir et du référé suspension.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508301(TA38-2508301)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C qui demandait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. La requérante avait déposé sa demande de renouvellement de titre de séjour hors des délais prévus par les articles R. 431-5 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que l'administration n'avait pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale en refusant de délivrer le document sollicité, la demande étant tardive.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508025(TA38-2508025)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension du refus implicite de la préfète de la Haute-Savoie de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant tunisien. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant n'a jamais été autorisé au séjour et ne justifie d'aucune perspective professionnelle ni de circonstances particulières nécessitant une mesure provisoire. La requête est donc rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508023(TA38-2508023)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de renouvellement du titre de séjour de Mme C, ressortissante russe. La requérante invoquait l'urgence liée à sa situation irrégulière et à ses besoins médicaux suite à un accident vasculaire cérébral. Le juge a estimé que les frais futurs non chiffrés pour son retour à domicile ne suffisaient pas à caractériser une urgence justifiant une mesure provisoire. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. L'aide juridictionnelle provisoire a néanmoins été accordée.

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