Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508143(TA38-2508143)

Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 30 juillet 2025 de la préfète de la Haute-Savoie portant prolongation de son interdiction de retour sur le territoire français de un à quatre ans. Le tribunal estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que la préfète a procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il juge que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son séjour irrégulier, de son absence de liens familiaux établis et de sa condamnation pénale. La solution est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507601(TA38-2507601)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant convoqué la requérante, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande. En revanche, la demande de délivrance d'un récépissé a été rejetée, faute de dossier complet. L'État a été condamné à verser 800 euros à l'avocate de Mme B au titre de l'aide juridictionnelle, sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507962(TA38-2507962)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant de lui délivrer un certificat de résidence. Le juge a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, estimant qu’une décision implicite de rejet était bien née. Il a ensuite constaté que la condition d’urgence était satisfaite, compte tenu de l’impact du refus sur la situation professionnelle du requérant, titulaire d’un contrat de travail et privé d’autorisation provisoire de séjour. La décision a été rendue sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, sans que le juge ne se prononce sur l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité du refus.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2308327(TA38-2308327)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante tunisienne, qui contestait la décision implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour portant la mention "salarié" au lieu de "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable, car la requérante se prévalait de moyens inopérants (articles relatifs au titre "salarié") et de moyens déjà tranchés par un précédent jugement du 29 juin 2023, devenu définitif, qui avait enjoint la délivrance d'un titre "vie privée et familiale". La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examen au fond.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507973(TA38-2507973)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la préfète de l'Isère concernant la demande de regroupement familial de Mme C pour son fils. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'attente prolongée de plus d'un an et de l'incapacité des proches au Cameroun à continuer de prendre en charge l'enfant. Il a également retenu que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est prononcée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507853(TA38-2507853)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de la Drôme à l'encontre de M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant (notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502487(TA38-2502487)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui sollicitait diverses indemnisations et avantages pécuniaires de l'État. La requête portait sur des litiges distincts (absence de suivi d'une plainte pour harcèlement moral, différend avec son conseil, négligence dans le traitement d'une demande d'imputabilité au service, absence de réponse à des courriers, et calcul de sa pension de retraite). Le tribunal a estimé que la requête, non chiffrée, n'était étayée par aucun moyen de droit ni circonstance de fait permettant de cerner le litige. Cette décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505120(TA38-2505120)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. D, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire et a jugé que la notification de l'arrêté à l'intéressé, et non à sa mère habilitée, ne constituait pas un vice de procédure affectant la légalité de la décision. Il a également estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de l'indisponibilité des soins nécessaires au Kosovo, ni d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ou d'un risque de traitements inhumains en cas de retour. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExécution d'un jugementINJONCTION

TA38-2507478(TA38-2507478)

Saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a constaté l'inexécution par la préfète de l'Isère d'une précédente ordonnance du 16 juin 2025, qui lui enjoignait de délivrer un rendez-vous à Mme B pour la remise d'un document de circulation pour étranger mineur. Considérant que ce défaut d'exécution constitue un élément nouveau, le juge a modifié l'ordonnance initiale en prescrivant à la préfète de convoquer l'intéressée sous 72 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision est fondée sur les articles L. 521-4 et L. 911-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État est également condamné à verser 1 200 euros à Mme C au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2508032(TA38-2508032)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 24 juillet 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à M. B, un ressortissant congolais demandeur d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'OFII n'ayant pas justifié avoir procédé à un examen de la vulnérabilité du requérant. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de M. B dans un délai d'un mois, sans astreinte.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502212(TA38-2502212)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait le renouvellement de son titre de séjour. La juridiction a considéré que la requête était manifestement irrecevable car elle ne contenait ni moyens ni conclusions, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507813(TA38-2507813)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen parent d'enfants mineurs réfugiés. Le juge a admis l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de huit jours.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2507966(TA38-2507966)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi par M. B sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié les mesures ordonnées par une précédente ordonnance du 18 juillet 2025. Cette dernière enjoignait à la préfète de l'Isère de délivrer à M. B une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour, mais n'a pas été exécutée. Le juge a considéré ce défaut d'exécution comme un élément nouveau justifiant la modification de l'injonction. Il a enjoint à la préfète de délivrer le document sous 72 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du 18 août 2025, et a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 521-4 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2502306(TA38-2502306)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution d’une ordonnance de référé suspension du 12 juillet 2024 enjoignant la délivrance d’un titre de séjour, constate que la préfecture a édité un titre valable du 14 mars 2025 au 13 mars 2026. En l’absence de contestation des parties, il estime que l’injonction a été exécutée et qu’il n’y a plus lieu de statuer. La requérante est admise au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle sur le fondement de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507880(TA38-2507880)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A pour demander la suspension du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler son titre de séjour. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était plus remplie, la préfecture ayant délivré à l'intéressé, le 8 août 2025, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 7 novembre 2025. Cette attestation régularise provisoirement sa situation sur le territoire et fait obstacle à l'urgence invoquée. Par conséquent, la requête en suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés par le requérant.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507857(TA38-2507857)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du recteur de l'académie de Grenoble refusant l'autorisation d'instruire en famille la fille des requérants pour l'année 2025-2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas de préjudice grave et immédiat, et qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 131-5 du code de l'éducation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2410239(TA38-2410239)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A contestant un arrêté préfectoral instituant une servitude d'utilité publique pour des travaux d'assainissement. La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte et des conséquences négatives sur son terrain. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence comme manifestement infondé, en raison d'une délégation de signature régulière, et a jugé que le second moyen n'était pas assorti de précisions suffisantes. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500081(TA38-2500081)

Refus d'élagage d'un arbre par une commune. Tribunal Administratif de Grenoble. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, faute de conclusions et de moyens de droit. Application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2508114(TA38-2508114)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme A de recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés du 25 juillet 2025 renouvelant leur assignation à résidence. Les requérants se sont désistés de leurs conclusions en annulation après que la préfète de l'Isère a retiré ces arrêtés le 6 août 2025. Le tribunal a donné acte de ces désistements et a admis les intéressés au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de la loi du 10 juillet 1991, il a mis à la charge de l'État le versement de 800 euros à leur avocat, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409657(TA38-2409657)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B contestant l'avis défavorable émis par la ligue de l'enseignement de l'Isère sur son stage pratique pour l'obtention du brevet d'aptitude aux fonctions de directeur. Le juge a rappelé que cet avis constitue un document préparatoire à la décision du recteur de région académique, seul compétent pour délivrer le diplôme, et n'est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles D. 432-12 et D. 432-13 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 15 juillet 2015.

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