Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
34 263 décisions disponibles — page 372/1714
N° TA38-2308327(TA38-2308327)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante tunisienne, qui contestait la décision implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour portant la mention "salarié" au lieu de "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable, car la requérante se prévalait de moyens inopérants (articles relatifs au titre "salarié") et de moyens déjà tranchés par un précédent jugement du 29 juin 2023, devenu définitif, qui avait enjoint la délivrance d'un titre "vie privée et familiale". La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans examen au fond.
N° TA38-2507973(TA38-2507973)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la préfète de l'Isère concernant la demande de regroupement familial de Mme C pour son fils. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'attente prolongée de plus d'un an et de l'incapacité des proches au Cameroun à continuer de prendre en charge l'enfant. Il a également retenu que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est prononcée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation.
N° TA38-2507853(TA38-2507853)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de la Drôme à l'encontre de M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant (notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux.
N° TA38-2502487(TA38-2502487)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui sollicitait diverses indemnisations et avantages pécuniaires de l'État. La requête portait sur des litiges distincts (absence de suivi d'une plainte pour harcèlement moral, différend avec son conseil, négligence dans le traitement d'une demande d'imputabilité au service, absence de réponse à des courriers, et calcul de sa pension de retraite). Le tribunal a estimé que la requête, non chiffrée, n'était étayée par aucun moyen de droit ni circonstance de fait permettant de cerner le litige. Cette décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser.
N° TA38-2505120(TA38-2505120)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. D, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire et a jugé que la notification de l'arrêté à l'intéressé, et non à sa mère habilitée, ne constituait pas un vice de procédure affectant la légalité de la décision. Il a également estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de l'indisponibilité des soins nécessaires au Kosovo, ni d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ou d'un risque de traitements inhumains en cas de retour. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2507478(TA38-2507478)
Saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a constaté l'inexécution par la préfète de l'Isère d'une précédente ordonnance du 16 juin 2025, qui lui enjoignait de délivrer un rendez-vous à Mme B pour la remise d'un document de circulation pour étranger mineur. Considérant que ce défaut d'exécution constitue un élément nouveau, le juge a modifié l'ordonnance initiale en prescrivant à la préfète de convoquer l'intéressée sous 72 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision est fondée sur les articles L. 521-4 et L. 911-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État est également condamné à verser 1 200 euros à Mme C au titre des frais de justice.
N° TA38-2508032(TA38-2508032)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 24 juillet 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à M. B, un ressortissant congolais demandeur d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'OFII n'ayant pas justifié avoir procédé à un examen de la vulnérabilité du requérant. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de M. B dans un délai d'un mois, sans astreinte.
N° TA38-2507857(TA38-2507857)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du recteur de l'académie de Grenoble refusant l'autorisation d'instruire en famille la fille des requérants pour l'année 2025-2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas de préjudice grave et immédiat, et qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 131-5 du code de l'éducation.
N° TA38-2508052(TA38-2508052)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du recteur de l'académie de Grenoble refusant l'autorisation d'instruire en famille l'enfant C pour l'année 2025-2026. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure mentionne l'application du code de l'éducation et de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Le juge a admis provisoirement les requérants à l'aide juridictionnelle et a instruit la condition d'urgence et l'existence de moyens sérieux, notamment sur la régularité de la commission académique et les contrôles pédagogiques.
N° TA38-2507861(TA38-2507861)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. M. B demandait au tribunal de l’autoriser à saisir le rectorat ou de revenir sur son refus d’inscription à un master, sans former de conclusions en annulation d’une décision administrative. Le juge a rappelé que le tribunal ne peut être saisi que d’un recours contre une décision et que les demandes d’injonction à titre principal sont irrecevables en dehors du référé. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
N° TA38-2506409(TA38-2506409)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français et d’interdiction de retour. Le requérant n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision attaquée ni justifié de l’impossibilité de le faire, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du même code.
N° TA38-2504963(TA38-2504963)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une requête en responsabilité de M. A contre l’État pour la tardiveté de la levée de l’obligation vaccinale contre la Covid-19 et pour rupture d’égalité devant les charges publiques, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-14 (3°) et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif de Lyon, lieu de résidence du requérant en Ardèche. Par ordonnance, le dossier est transmis à cette juridiction.
N° TA38-2504412(TA38-2504412)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’une requête en responsabilité de M. B contre l’État pour faute liée à la tardiveté de la levée de l’obligation vaccinale contre la Covid-19 et pour rupture d’égalité devant les charges publiques, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-14 (3°) et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif de Lyon, lieu de résidence du requérant en Ardèche. Par ordonnance, le dossier est transmis à cette juridiction.
N° TA38-2504326(TA38-2504326)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait son reclassement à l'échelon 4 du grade d'infirmière de l'Éducation nationale. La requérante se bornait à demander un réexamen de sa reprise d'ancienneté sans invoquer de moyen précis, c'est-à-dire sans argumenter en fait et en droit sur une illégalité de l'arrêté du 7 mars 2025. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, une requête dépourvue de tout moyen est irrecevable et peut être rejetée sans régularisation.
N° TA38-2502504(TA38-2502504)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un litige relatif à ses congés payés auprès de La Poste. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni exposé des moyens, ni conclusions tendant à l’annulation d’une décision, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a également rappelé qu’il ne peut adresser d’injonctions à titre principal à l’administration.
N° TA38-2502476(TA38-2502476)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une mise en demeure de payer un indu de rémunération. Le juge a estimé que cette mise en demeure constituait un acte préparatoire insusceptible de recours. Par ailleurs, la requête ne contenait aucun moyen juridique, se limitant à exposer des difficultés financières, ce qui la rendait manifestement irrecevable. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501992(TA38-2501992)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui demandait le remboursement de frais engagés lors de sa participation à un jury d'agrégation et des dommages et intérêts. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas l'exposé des faits et moyens requis par l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et ne justifiait pas d'une décision préalable de l'administration sur une demande indemnitaire, conformément à l'article R. 421-1 du même code. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA38-2500081(TA38-2500081)
Refus d'élagage d'un arbre par une commune. Tribunal Administratif de Grenoble. Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, faute de conclusions et de moyens de droit. Application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2410239(TA38-2410239)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A contestant un arrêté préfectoral instituant une servitude d'utilité publique pour des travaux d'assainissement. La requérante invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte et des conséquences négatives sur son terrain. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence comme manifestement infondé, en raison d'une délégation de signature régulière, et a jugé que le second moyen n'était pas assorti de précisions suffisantes. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
N° TA38-2410094(TA38-2410094)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'indemnisation de congés payés acquis pendant ses congés de maladie entre 2021 et 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait l'exposé d'aucun moyen, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet sans inviter le requérant à régulariser sa demande.