Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507973(TA38-2507973)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la préfète de l'Isère concernant la demande de regroupement familial de Mme C pour son fils. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de l'attente prolongée de plus d'un an et de l'incapacité des proches au Cameroun à continuer de prendre en charge l'enfant. Il a également retenu que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 434-2 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est prononcée jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507853(TA38-2507853)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de la Drôme à l'encontre de M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant (notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502487(TA38-2502487)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui sollicitait diverses indemnisations et avantages pécuniaires de l'État. La requête portait sur des litiges distincts (absence de suivi d'une plainte pour harcèlement moral, différend avec son conseil, négligence dans le traitement d'une demande d'imputabilité au service, absence de réponse à des courriers, et calcul de sa pension de retraite). Le tribunal a estimé que la requête, non chiffrée, n'était étayée par aucun moyen de droit ni circonstance de fait permettant de cerner le litige. Cette décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505120(TA38-2505120)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. D, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté préfectoral du 17 avril 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire et a jugé que la notification de l'arrêté à l'intéressé, et non à sa mère habilitée, ne constituait pas un vice de procédure affectant la légalité de la décision. Il a également estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de l'indisponibilité des soins nécessaires au Kosovo, ni d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ou d'un risque de traitements inhumains en cas de retour. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementINJONCTION

TA38-2507478(TA38-2507478)

Saisi sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le juge des référés du tribunal administratif de Grenoble a constaté l'inexécution par la préfète de l'Isère d'une précédente ordonnance du 16 juin 2025, qui lui enjoignait de délivrer un rendez-vous à Mme B pour la remise d'un document de circulation pour étranger mineur. Considérant que ce défaut d'exécution constitue un élément nouveau, le juge a modifié l'ordonnance initiale en prescrivant à la préfète de convoquer l'intéressée sous 72 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision est fondée sur les articles L. 521-4 et L. 911-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État est également condamné à verser 1 200 euros à Mme C au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2508032(TA38-2508032)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 24 juillet 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à M. B, un ressortissant congolais demandeur d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'OFII n'ayant pas justifié avoir procédé à un examen de la vulnérabilité du requérant. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de M. B dans un délai d'un mois, sans astreinte.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507880(TA38-2507880)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. A pour demander la suspension du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler son titre de séjour. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était plus remplie, la préfecture ayant délivré à l'intéressé, le 8 août 2025, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 7 novembre 2025. Cette attestation régularise provisoirement sa situation sur le territoire et fait obstacle à l'urgence invoquée. Par conséquent, la requête en suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés par le requérant.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507857(TA38-2507857)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du recteur de l'académie de Grenoble refusant l'autorisation d'instruire en famille la fille des requérants pour l'année 2025-2026. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas de préjudice grave et immédiat, et qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 131-5 du code de l'éducation.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507614(TA38-2507614)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A et Mme D d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour et se voir délivrer un récépissé avec autorisation de travail. La préfète de l'Isère ayant convoqué les requérants, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie de la demande. En revanche, la demande de délivrance d'un récépissé a été rejetée car elle se heurtait à une contestation sérieuse, le dépôt d'un dossier complet n'ayant pas encore été effectué. L'Etat a été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2507954(TA38-2507954)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions en suspension et injonction concernant le refus implicite de titre de séjour opposé par la préfète de l'Isère. La requérante a été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. L'intervention de l'association l'Amicale du nid a été jugée sans objet. En application de l'article 37 de la même loi, l'État a été condamné à verser 800 euros à l'avocat de Mme A, sous réserve de son admission définitive à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2507934(TA38-2507934)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C. Celle-ci demandait la suspension des décisions de la préfète de l'Isère refusant d'enregistrer ses demandes de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir opposée par la préfète, jugeant que le refus d'enregistrement pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, dès lors que l'absence de pièces rendait impossible l'instruction de la demande. Par conséquent, la requête en référé suspension a été déclarée irrecevable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2507788(TA38-2507788)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant un titre de séjour à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car il s'agissait d'une première demande de titre de séjour et que le requérant ne justifiait pas d'une modification immédiate et grave de sa situation matérielle. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées, et l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été refusée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507603(TA38-2507603)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B C sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative afin de modifier une précédente ordonnance du 20 février 2025, en raison de l'absence d'exécution intégrale de celle-ci par la préfète de l'Isère. La requérante soutenait que l'administration n'avait pas pris de décision explicite sur sa demande de renouvellement de titre de séjour dans le délai imparti, ce qui compromettait sa formation en soins infirmiers et son activité professionnelle. Le tribunal a constaté que la préfète n'avait pas réexaminé la situation dans les délais, constituant un élément nouveau justifiant la modification de l'ordonnance. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande et de prendre une décision explicite sous quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme C au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508276(TA38-2508276)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 18 juillet 2025 par laquelle la préfète de la Savoie a suspendu le permis de conduire de M. A pour une durée de sept mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A n'a pas démontré l'impossibilité d'utiliser d'autres modes de transport ou de recourir à des tiers pour ses déplacements professionnels, médicaux et familiaux, malgré ses problèmes de santé et la situation de sa fille handicapée. La requête a ainsi été rejetée sans audience publique en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2508360(TA38-2508360)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait une mesure sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, mais la demande visait en réalité à faire obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour, née du silence de l'administration. Le juge a considéré que cette demande ne relevait pas de l'article L. 521-3, qui interdit de prononcer des mesures faisant obstacle à l'exécution d'une décision administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2507335(TA38-2507335)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer Mme B à un rendez-vous sous huit jours pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, titulaire d'un titre de séjour en tant que parent d'enfant français, justifiait de l'urgence en raison de sa situation irrégulière et précaire, et démontrait l'impossibilité d'effectuer sa demande en ligne en raison d'un dysfonctionnement de la plateforme ANEF. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelant l'obligation de l'administration de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable. La condition d'urgence a été présumée compte tenu du renouvellement d'un titre de séjour.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2508066(TA38-2508066)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi par M. A d’une demande de suspension de deux décisions préfectorales : le refus de délivrer une attestation de prolongation d’instruction et le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Concernant le premier refus, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer, la préfète ayant délivré l’attestation en cours d’instance. Sur le second refus, le juge a rappelé que la délivrance d’une attestation de prolongation n’empêche pas la naissance d’une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également précisé que la condition d’urgence est présumée remplie en cas de refus de renouvellement d’un titre de séjour.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2301137(TA38-2301137)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur la demande de M. A C, propriétaire de deux studios à Grenoble, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour l'année 2022. Le tribunal a fait droit à sa demande de décharge. Il a jugé que, bien que les logements soient meublés et destinés à la location, le requérant a démontré qu'il ne pouvait pas en disposer librement au 1er janvier 2022, en raison d'un mandat de gestion limitant son usage personnel et de l'impossibilité pour sa famille de les occuper. En application des articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, le tribunal a considéré que M. C n'avait pas la disposition ou la jouissance des locaux à titre privatif, ce qui exclut l'imposition à la taxe d'habitation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2300950(TA38-2300950)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme B d'une demande de décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021, concernant un appartement et un garage achevés le 30 juillet 2019. Les requérants soutenaient avoir droit à l'exonération de deux ans prévue à l'article 1383 du code général des impôts pour les constructions neuves à usage d'habitation, en raison du dépôt de la déclaration modèle H2 dans les délais. Le tribunal a examiné les versions successives de l'article 1383, applicables respectivement en 2020 et 2021, ainsi que les dispositions transitoires liées à la réforme de la taxe foncière. La solution retenue par le jugement n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a statué sur le bien-fondé des impositions en litige.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2507981(TA38-2507981)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. A, a pris acte du désistement de ses conclusions tendant à la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant, conjoint d'une ressortissante française, invoquait une méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a admis provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 700 euros à son avocat au titre des frais de justice.

Résumé IA