Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2406147(TA38-2406147)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant le refus de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de lui attribuer la prime de transition énergétique. Le juge a considéré que la demande de prime n'avait été déposée que le 19 juin 2023, alors que les travaux, attestés par une facture du 25 mai 2023, étaient déjà réalisés. En application de l'article 2 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, seuls les travaux commencés après l'accusé de réception de la demande sont éligibles. La création d'un compte en ligne en novembre 2022 n'a pas été jugée équivalente au dépôt effectif de la demande.
N° TA38-2406140(TA38-2406140)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E contre la décision implicite de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) lui refusant la prime de transition énergétique "MaPrimeRénov". Le requérant contestait le refus motivé par son absence de réponse aux demandes de contrôle sur place. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite, faute pour M. E d'avoir demandé la communication des motifs. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur les autres moyens soulevés.
N° TA38-2303407(TA38-2303407)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme E contestant le refus d’autorisation d’instruction en famille pour leur fille. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a estimé que l’administration n’avait pas commis d’erreur de droit en se fondant sur l’absence de « situation propre à l’enfant » au sens de l’article L. 131-5 du code de l’éducation, ni d’erreur manifeste d’appréciation. Les moyens tirés de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant ont également été écartés.
N° TA38-2302433(TA38-2302433)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci contestait la décision de la commission de recours amiable de la CAF de l'Isère confirmant un trop-perçu de prime d'activité de 539,05 euros pour la période de mai à septembre 2021. Le tribunal a jugé que l'indu était fondé, car la situation de vie maritale de Mme A, qu'elle a elle-même déclarée, excluait le bénéfice de la prime majorée pour personne isolée, et que sa bonne foi était sans incidence sur le bien-fondé de la dette. La solution retenue est fondée sur les articles L. 845-3, L. 842-7 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale.
N° TA38-2302414(TA38-2302414)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme A contestant un titre de recettes émis par le département de l’Isère pour un indu d’allocation personnalisée d’autonomie (APA) de 721,80 euros. La requérante soutenait que l’indu n’était pas fondé, car elle avait utilisé l’allocation pour rémunérer des aides à domicile durant son hospitalisation de sept mois. Le tribunal a appliqué l’article R. 232-32 du code de l’action sociale et des familles, qui prévoit la suspension de l’APA au-delà de trente jours d’hospitalisation, et a considéré que le service de l’allocation avait été légitimement suspendu, confirmant ainsi le bien-fondé de l’indu.
N° TA38-2302353(TA38-2302353)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B, qui contestait le refus total et partiel de remise de dettes relatives à un indu de prime d'activité et de prime d'activité majorée, pour un montant total de 4 383,19 euros. La requérante invoquait sa bonne foi, ignorant devoir déclarer sa vie maritale, et sa situation financière précaire. Le tribunal a rappelé qu'il lui appartient d'apprécier la demande de remise gracieuse au regard de la précarité et de la bonne foi du débiteur. En l'espèce, Mme B n'ayant fourni aucun justificatif actualisé de sa situation financière à la date du jugement, le tribunal a rejeté sa requête, confirmant ainsi les décisions de la commission de recours amiable de la caisse d'allocations familiales de l'Isère.
N° TA38-2301086(TA38-2301086)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Savoie de prendre en compte, une année sur deux, la garde alternée des enfants de son concubin pour le calcul de ses droits à l'aide personnalisée au logement et à la prime d'activité. La requérante soutenait que les enfants étaient en résidence alternée à son foyer depuis juillet 2020. Le tribunal a appliqué les articles L. 513-1 et R. 513-1 du code de la sécurité sociale, ainsi que les articles L. 823-1 et L. 823-2 du code de la construction et de l'habitation, pour confirmer que la qualité d'allocataire unique ne peut être attribuée à Mme C une année sur deux, car la charge effective et permanente des enfants n'est pas établie à son foyer de manière exclusive. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et d'injonction.
N° TA38-2505557(TA38-2505557)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 3 juin 2025, a rejeté la requête de M. A relative au refus de versement de l'allocation d'aide au retour à l'emploi par France Travail. Le juge a constaté que ce litige, portant sur l'attribution et le calcul d'une prestation relevant du régime conventionnel d'assurance chômage, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle de l'ordre judiciaire. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit besoin de statuer sur la question prioritaire de constitutionnalité soulevée.
N° TA38-2200020(TA38-2200020)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 9 novembre 2021 par lequel la préfète de la Drôme refusait à Mme A un permis de construire pour un projet agricole et d'hébergement. La juridiction a jugé que cet arrêté constituait un retrait irrégulier du permis de construire tacitement obtenu le 25 octobre 2018, faute de procédure contradictoire préalable, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration. De plus, le retrait a été jugé tardif, car intervenu au-delà du délai de trois mois prévu à l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, sans demande expresse de la bénéficiaire. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande d'annulation de Mme A.
N° TA38-2108808(TA38-2108808)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré le 16 novembre 2021 par le maire de La Roche-de-Glun à la SCI MB pour un bâtiment artisanal. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance du dossier de permis de construire, la méconnaissance des articles Ui 3, Ui 11 et Ui 13 du règlement du PLU, ainsi que l'exception d'illégalité du classement en zone Uia. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier les articles A. 424-2, R. 431-8 et R. 111-2.
N° TA38-2101689(TA38-2101689)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la maire de Megève de lui délivrer un permis de reconstruire à l’identique un chalet et un mazot, valant permis de démolir. Le tribunal a jugé que le dossier de demande de permis était incomplet, car il ne comportait pas l’attestation de conformité du projet d’assainissement non collectif exigée par l’article R. 431-16 du code de l’urbanisme. Ce motif d’incomplétude a été considéré comme légal, justifiant le refus de l’autorisation. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code général des collectivités territoriales.
N° TA38-2505359(TA38-2505359)
Le Tribunal administratif de Grenoble a examiné le recours de M. E, ressortissant tunisien, contre un arrêté préfectoral du 22 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions contestées.
N° TA38-2404803(TA38-2404803)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A, ressortissant malien, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale ». En cours d’instance, la préfète de l’Isère a délivré à l’intéressé un titre de séjour valable jusqu’en 2028, ce qui a conduit M. A à se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l’État à verser 1 000 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2307756(TA38-2307756)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête des consorts F et autres, qui demandaient l'annulation d'un arrêté du 26 juin 2023 par lequel le maire de Thonon-les-Bains avait accordé un permis de construire 67 logements à la SAS Nexity IR Programme Alpes. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande, estimant que les plans de coupe et les documents graphiques fournis permettaient d'apprécier l'insertion du projet. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal n'ayant pas retenu les autres moyens soulevés par les requérants. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles R. 431-8 et R. 431-10.
N° TA38-2301969(TA38-2301969)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B contestant le refus du département de la Drôme de lui accorder une aide du Fonds Unique Logement et Habitat (FULH). La solution retenue est fondée sur le règlement intérieur du FULH, pris en application de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990. Le tribunal a constaté que le taux d'effort logement de M. B excédait le plafond de 35 % fixé par ce règlement, et que l'absence de ressources ne permettait pas l'intervention du fonds. Par conséquent, la décision de refus de la présidente du conseil départemental a été jugée légale.
N° TA38-2206903(TA38-2206903)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B qui contestait le refus de la maire de Megève de lui délivrer un permis de démolir et de reconstruire à l'identique un chalet. La juridiction a estimé que le motif de refus fondé sur l'article R.111-2 du code de l'urbanisme était légal, en raison du risque grave de crue torrentielle sur le terrain, et que la reconstruction à l'identique prévue par l'article L.111-15 du même code ne pouvait être autorisée du fait des différences substantielles entre le projet et le bâtiment d'origine. Le tribunal a également jugé que le motif tiré de l'incomplétude du dossier était fondé, faute de pièces requises par l'article R.431-16 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2302476(TA38-2302476)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, un intermittent du spectacle, qui contestait le refus de Pôle emploi de lui accorder l’allocation de fin de droits et l’allocation de professionnalisation et de solidarité. Le tribunal a jugé que Pôle emploi avait légalement refusé ces allocations, car M. A remplissait les conditions pour bénéficier de la clause de rattrapage prévue par les annexes 8 et 10 au règlement général annexé à la convention relative à l’indemnisation du chômage, conformément aux articles D. 5424-50 et suivants du code du travail. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner les fins de non-recevoir soulevées par la défense.
N° TA38-2300553(TA38-2300553)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a annulé la décision du 10 janvier 2023 de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de l'Isère refusant la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) pour le fils de M. A. Le juge a estimé que la décision initiale était insuffisamment motivée et a reconnu le droit du fils à cette qualité, en application des articles L. 5213-1 et L. 5213-2 du code du travail. Il a considéré que les troubles "dys" persistants dont souffre l'intéressé réduisent effectivement ses possibilités d'emploi, justifiant ainsi la RQTH.
N° TA38-2501057(TA38-2501057)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 425-9, R. 425-11 et R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice.
N° TA38-2301862(TA38-2301862)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait la remise gracieuse d’un trop-perçu de prime d’activité de 1 822,86 euros pour la période de juillet 2020 à mars 2021. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation de précarité, mais n’a fourni aucun justificatif de ses ressources et charges, malgré son statut d’élève-gendarme. Le juge a estimé que les conditions de bonne foi et de précarité n’étaient pas établies, en application des règles relatives à la prime d’activité issues du code de la sécurité sociale. La décision précise que Mme B peut solliciter un échelonnement du remboursement auprès de l’administration.