Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501708(TA38-2501708)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 10 janvier 2025 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C, ressortissante vénézuélienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le juge estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la durée du séjour de l'intéressée (depuis 2019), de son intégration professionnelle stable (CDI de quatre ans) et de la scolarisation de ses enfants. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination sont également annulées.
N° TA38-2501711(TA38-2501711)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 10 janvier 2025 par lequel le préfet de la Haute-Savoie refusait de délivrer une carte de séjour à Mme B, ressortissante vénézuélienne, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la durée de séjour de six ans de l'intéressée, arrivée mineure, et de son intégration scolaire stable et sérieuse. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a également été annulée.
N° TA38-2503309(TA38-2503309)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions tendant à l’exécution du jugement du 28 août 2024, qui avait annulé le refus d’enregistrer sa demande de titre de séjour et enjoint au préfet de l’Isère de procéder à cet enregistrement. La requérante, tout en se désistant, avait maintenu sa demande de frais de procès sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2505518(TA38-2505518)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir l'attribution sous astreinte de points de permis de conduire consécutifs à deux stages de sensibilisation. L'administration ayant procédé à l'ajout des huit points litigieux en cours d'instance, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2304389(TA38-2304389)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné l'opposition de Mme C à une contrainte émise par Pôle emploi (devenu France Travail) pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 5 149,64 euros. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l’introduction de la requête, Pôle emploi avait accordé à Mme C une remise gracieuse totale de sa dette. Par conséquent, les conclusions de la requérante tendant à l’opposition, à la remise gracieuse et à l’échelonnement de la dette sont devenues sans objet, et il n’y a plus lieu d’y statuer. Le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice, a été rejeté.
N° TA38-2505577(TA38-2505577)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la communication d'un procès-verbal de visite de la commune d'Apprieu. Le juge a estimé que la requérante ne justifiait pas d'une situation d'urgence, condition nécessaire pour obtenir une mesure provisoire, et qu'elle n'établissait pas non plus l'existence d'un péril grave. En conséquence, la demande a été rejetée sans examen au fond, la commune ayant nié l'existence du document.
N° TA38-2505090(TA38-2505090)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s'est désisté de ses conclusions en référé, désistement dont le tribunal lui a donné acte. M. B a été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle, mais sa demande de frais irrépétibles présentée au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 a été rejetée.
N° TA38-2502506(TA38-2502506)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la SAS SEDA d’une requête en décharge de la taxe d’habitation 2024 pour des locaux situés à Châteauneuf-sur-Isère. L’administration fiscale ayant prononcé un dégrèvement, la société s’est désistée de ses conclusions principales tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles. Le tribunal a donné acte du désistement et, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 1 500 euros à la SAS SEDA au titre des frais exposés.
N° TA38-2501319(TA38-2501319)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par l'association "Sans ceinture ni bretelles" d'une demande de remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée de 8 102 euros. L'administration fiscale a fait droit à cette demande le 28 mars 2025. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2107405(TA38-2107405)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SNC 1849 RDLC, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 11 mai 2021 par lequel la maire de Megève s'est opposée à sa déclaration préalable de division parcellaire. Le tribunal a jugé que l'autorité de chose jugée du précédent jugement du 29 mars 2021 ne pouvait être invoquée, car ce jugement n'était pas définitif à la date de l'arrêté attaqué, ayant fait l'objet d'un appel. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur l'application des dispositions du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme de la commune.
N° TA38-2103064(TA38-2103064)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C et Mme D contestant l'arrêté du maire de Les Gets du 17 novembre 2020 leur opposant un sursis à statuer de deux ans sur leur demande de permis de construire une maison d'habitation. Le tribunal a d'abord écarté comme irrecevable le moyen tiré du défaut de motivation, car il reposait sur une cause juridique distincte des moyens soulevés dans le délai de recours. Sur la légalité interne, il a jugé que le sursis à statuer était fondé sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, en raison de l'élaboration en cours du plan local d'urbanisme intercommunal et d'habitat (PLUi-H), et que les requérants n'établissaient pas l'illégalité du classement en zone N de leur parcelle par ce projet. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions des requérants.
N° TA38-2405252(TA38-2405252)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme H contestant les décisions de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) du 1er décembre 2023 portant retrait et reversement de subventions pour un total de 21 048 euros, ainsi que l'ordre de recouvrer du 13 février 2024. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, de vice de forme et de vice de procédure, jugeant que la délégation de signature était valide et que les erreurs matérielles dans les visas étaient sans incidence sur la légalité des décisions. Sur le fond, le tribunal a considéré que Mme H n'avait pas respecté l'obligation d'occupation du bien à titre de résidence principale pendant six ans après l'achèvement des travaux, comme exigé par les articles R. 321-20 du code de la construction et de l'habitation et 15 du règlement général de l'ANAH, et que la séparation du couple ne constituait pas un cas de force majeure. La solution retenue confirme la légalité des décisions de l'ANAH.
N° TA38-2501793(TA38-2501793)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B contestant son inscription au fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA). La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation, le requérant n'a pas produit la décision administrative attaquée, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans invitation à régulariser.
N° TA38-2504979(TA38-2504979)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme B de ses conclusions visant à assortir d’une astreinte une précédente injonction faite à la préfète de l’Isère de réexaminer sa situation. La requérante a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991. En application de l’article 37 de cette même loi, l’État a été condamné à verser 600 euros à son avocat, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2105154(TA38-2105154)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B qui contestait le refus de permis de construire opposé par le maire de Saint-André-de-Boëge. Le tribunal a estimé que le motif tiré de la méconnaissance de l’article A3.3 du plan local d’urbanisme, relatif à l’implantation des constructions par rapport aux voies publiques, était fondé. Il a jugé que les travaux de surélévation de la toiture, qui ne rendaient pas le bâtiment plus conforme à cette règle et n’étaient pas étrangers à celle-ci, justifiaient légalement le refus. Les textes appliqués sont le code de l’urbanisme et le règlement du plan local d’urbanisme de la commune.
N° TA38-2402444(TA38-2402444)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur la requête de Mme B C. Celle-ci demandait l’annulation du refus implicite du préfet de l’Isère de délivrer une carte nationale d’identité et un passeport à son fils, ainsi que l’annulation d’une décision de sursis à statuer. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, au motif que les documents sollicités ont été remis à l’intéressée les 17 et 31 mai 2024, rendant le litige sans objet.
N° TA38-2306699(TA38-2306699)
Requête de M. B contre le refus du président du conseil départemental de l'Isère de lui accorder un agrément d'assistant familial. Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d'avoir exposé un moyen de droit dans le délai de recours. La décision est fondée sur l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
N° TA38-2505305(TA38-2505305)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé avec autorisation de travail, ainsi que d'instruire sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait fait naître une décision implicite de rejet le 22 novembre 2024. Dès lors, la demande de M. C était devenue sans objet et manifestement irrecevable, la voie de recours appropriée étant le contentieux de cette décision implicite.
N° TA38-2403090(TA38-2403090)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Montvernier du 5 janvier 2023, qui ne s’opposait pas à une déclaration préalable de travaux pour la rénovation d’une habitation. Par un acte enregistré le 7 mars 2025, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Il a également rejeté les conclusions de M. D tendant à la condamnation de Mme B au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2302443(TA38-2302443)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme A, qui sollicitait l'exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties pour un bien situé à Grenoble. La requérante ne pouvait bénéficier des exonérations prévues aux articles 1391 et 1391 B du code général des impôts, car le logement en cause ne constituait pas sa résidence principale au 1er janvier de l'année d'imposition. Le tribunal a également écarté l'application de l'article 1389 du même code, faute de vacance ou d'inexploitation involontaire du bien.