Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2504706(TA38-2504706)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 15 avril 2025 par lequel le préfet de la Haute-Savoie ordonnait la destruction de chèvres férales sur la commune de Passy. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'abattage immédiat portant une atteinte grave aux intérêts de l'association requérante, et que le risque d'hybridation avec les bouquetins ne justifiait pas une urgence absolue. Surtout, il a retenu un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, les chèvres étant des espèces domestiques au sens de l'article L. 427-6 du code de l'environnement, lequel ne permet la destruction que de spécimens d'espèces non domestiques.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2504651(TA38-2504651)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B d'une demande de suspension du refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité. En cours d'instance, le CNAPS a finalement délivré la carte, conduisant M. B à se désister de ses conclusions principales. Le juge a donné acte de ce désistement et a condamné le CNAPS à verser 800 euros à M. B au titre des frais de procès.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2504634(TA38-2504634)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer une carte de résident à M. A. La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et un doute sérieux a été retenu quant à la méconnaissance de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois et de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail, sous astreinte, et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais d'instance.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2505697(TA38-2505697)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 5 juin 2025, a procédé à la liquidation définitive d'une astreinte prononcée le 12 décembre 2024 à l'encontre de la préfète de l'Isère. Cette astreinte avait été assortie à une injonction de fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de la demande d'asile de Mme A C B, dans un délai de trois jours ouvrés. Constatant que le rendez-vous n'avait été maintenu que le 3 janvier 2025, soit 17 jours après le début de l'astreinte, le tribunal a condamné l'État à verser 850 euros à l'intéressée. Cette décision est fondée sur les articles L. 911-6, L. 911-7 et R. 921-7 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2503104(TA38-2503104)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 10 février 2025 par lequel le préfet de la Haute-Savoie refusait un titre de séjour à M. C, ressortissant guinéen, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que M. C résidait en France depuis huit ans avec sa compagne, bénéficiaire de la protection subsidiaire, et leur enfant, et qu'il justifiait d'une intégration professionnelle stable. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer à M. C une autorisation provisoire de séjour dans un délai de deux semaines et de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2503088(TA38-2503088)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 13 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le signataire de l'acte était compétent et que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté de son séjour et de l'absence d'attaches familiales stables en France. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives à l'interdiction de retour et au pays de destination.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503087(TA38-2503087)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de la Drôme du 27 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de six mois et fixation du pays de destination. Le tribunal a admis la substitution de base légale demandée par le préfet, fondant la mesure sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (séjour irrégulier après expiration d'un visa), et a écarté les moyens d'incompétence, de méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire accordée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2410306(TA38-2410306)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 23 décembre 2024 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Les moyens dirigés contre une prétendue assignation à résidence ont été jugés inopérants, cette mesure ne figurant pas dans l'arrêté attaqué. Le tribunal a également écarté le grief de défaut d'examen, estimant que la décision était fondée sur le rejet de la demande d'asile et qu'il appartenait à l'intéressé de solliciter une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA. La requête a été rejetée dans son ensemble.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409766(TA38-2409766)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 29 novembre 2024 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison de l'état de santé de leur fille, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant. Le tribunal a jugé que les arrêtés étaient suffisamment motivés et a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions de la préfète de l'Isère.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2407017(TA38-2407017)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. B, ressortissant algérien, contestant le refus de renouvellement de son certificat de résidence de dix ans et l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Le tribunal a jugé que la demande de M. B devait être qualifiée de demande de renouvellement de titre de séjour et a rejeté l'ensemble de ses moyens, estimant que la décision de la préfète de l'Isère ne méconnaissait ni les stipulations de l'accord franco-algérien (notamment ses articles 6 et 7 bis), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction, et a mis à la charge de M. B les frais de l'instance.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2308397(TA38-2308397)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme C qui contestait le refus du département de la Drôme de délivrer une carte mobilité inclusion mention "stationnement" pour son fils atteint d’un trouble autistique. Le tribunal a rappelé que l’attribution de cette carte est conditionnée, en application de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles, à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied. Constatant que le handicap de l’enfant n’altérait pas ses capacités de déplacement pédestre, le tribunal a estimé que les conditions légales n’étaient pas remplies et a rejeté l’ensemble des demandes, y compris celles relatives aux frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2307829(TA38-2307829)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E, qui contestait le refus du département de l’Isère de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le juge a estimé que, malgré les troubles de santé invoqués, le périmètre de marche de la requérante, compris entre 300 et 800 mètres selon les pièces médicales, ne remplissait pas le critère de réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied prévu à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles. La décision s’appuie également sur l’arrêté du 3 janvier 2017, qui fixe un seuil de périmètre de marche inférieur à 200 mètres pour l’attribution de cette mention.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2307734(TA38-2307734)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A et Mme E contestant plusieurs indus de prime d'activité et d'allocation de logement sociale notifiés par la CAF de la Drôme. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, constatant que les requérants n'avaient pas saisi au préalable la commission de recours amiable de la CAF pour contester le bien-fondé de l'indu de 373 euros notifié le 19 septembre 2023, comme l'exigent les articles L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation et L. 845-2 du code de la sécurité sociale. En conséquence, les conclusions relatives à cet indu sont irrecevables. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité partielle et, pour le surplus, le rejet au fond après examen des moyens soulevés.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2307417(TA38-2307417)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme C contestant la décision de France Travail (ex-Pôle emploi) du 7 février 2023 confirmant sa suspension de la liste des demandeurs d'emploi pour une durée de quatre mois. La requérante soutenait avoir fourni des explications sur ses recherches d'emploi et s'être présentée à ses rendez-vous. Le tribunal a jugé que Mme C ne justifiait pas d'actes positifs et répétés de recherche d'emploi suffisants sur l'année 2022, en application des articles L. 5411-6, L. 5412-1 et R. 5412-5 du code du travail, et a donc confirmé la sanction.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2307375(TA38-2307375)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, était saisi par M. D d’un recours en plein contentieux contre le refus du président du conseil départemental de l’Isère de lui renouveler une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». En cours d’instance, le département a accordé la carte demandée par une décision du 14 mai 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Il a rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2307324(TA38-2307324)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision de la CAF de l'Isère lui accordant une remise partielle (250,75 euros) sur un indu d'aide personnalisée au logement de 2 003 euros. Le juge a examiné la demande de remise gracieuse totale du solde restant de 752,25 euros. Bien que la bonne foi de M. C ne soit pas remise en cause, le tribunal a estimé que les justificatifs de dépenses (réparations automobiles) ne démontraient pas une situation de précarité l'empêchant de rembourser sa dette, éventuellement via un échéancier. La solution est fondée sur l'article L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2305462(TA38-2305462)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme E contestant une contrainte émise par la CAF de la Haute-Savoie pour le recouvrement de 8 456,26 euros correspondant à des indus d'aide personnalisée au logement, de prime d'activité et d'aide exceptionnelle de solidarité. Le tribunal a jugé que la procédure de recouvrement était régulière, la caisse ayant produit les mises en demeure préalables et la contrainte étant signée. Il a également estimé que le bien-fondé des indus n'était pas contestable dans le cadre de ce recours, car Mme E n'avait pas formé de recours administratif préalable obligatoire contre les décisions de révision de ses droits. La solution est fondée sur les articles R. 133-3 du code de la sécurité sociale et L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2305448(TA38-2305448)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus partiel de remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement (APL) de 2 528,23 euros. L’indu résultait de l’omission par l’intéressée de déclarer son indemnisation chômage depuis avril 2021. Le juge a estimé que, malgré la situation de précarité invoquée, les éléments produits ne démontraient pas une précarité suffisante pour justifier une remise supplémentaire, et que la condition de bonne foi n’était pas établie. La décision s’appuie sur l’article L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2305280(TA38-2305280)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. A contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA), d’aide personnalisée au logement (APL) et d’aide exceptionnelle de fin d’année 2021, d’un montant total de 3 675,91 euros, ainsi qu’une pénalité administrative de 230 euros. Le tribunal a jugé que les conclusions relatives à la pénalité administrative étaient irrecevables, car relevant de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 114-7 et L. 114-17-2 du code de la sécurité sociale. Sur le fond, il a estimé que l’indu était fondé et que les moyens soulevés par M. A, notamment la méconnaissance des articles L. 114-9 et suivants du code de la sécurité sociale, n’étaient pas établis. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles, du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l’habitation.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2305153(TA38-2305153)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D contestant la décision de la CAF de l'Isère qui avait partiellement refusé leur demande de remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement sociale de 4 043,23 euros. Les requérants contestaient le bien-fondé de l’indu, mais le tribunal a rappelé qu’il ne lui appartenait pas de statuer sur ce point dans le cadre d’un recours contre un refus de remise gracieuse. Faute d’avoir invoqué leur situation de précarité ou leur bonne foi, éléments nécessaires pour obtenir une remise, leur demande a été rejetée. La décision s’appuie sur l’article L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation.

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