Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2505424(TA38-2505424)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 20 mai 2025 par laquelle l'OFII refusait de rétablir les conditions matérielles d'accueil de M. A C, un ressortissant somalien. La solution retenue est fondée sur une erreur de droit : l'OFII s'est basé à tort sur le dernier alinéa de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la perte initiale des conditions matérielles d'accueil résultait d'un transfert vers la Suède et non d'une décision prise sur le fondement du 3° de cet article.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2502014(TA38-2502014)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, rejette la requête de Mme C et M. F. Il se déclare incompétent pour connaître de leur demande de dispense de l'obligation alimentaire envers leur mère, cette question relevant exclusivement du juge judiciaire en application des articles 205 et 208 du code civil et des articles L. 132-6 et L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles. Les conclusions relatives à la prise en charge des frais d'hébergement en EHPAD sont également rejetées comme non fondées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409766(TA38-2409766)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 29 novembre 2024 leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison de l'état de santé de leur fille, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'intérêt supérieur de l'enfant. Le tribunal a jugé que les arrêtés étaient suffisamment motivés et a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions de la préfète de l'Isère.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2501711(TA38-2501711)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 10 janvier 2025 par lequel le préfet de la Haute-Savoie refusait de délivrer une carte de séjour à Mme B, ressortissante vénézuélienne, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la durée de séjour de six ans de l'intéressée, arrivée mineure, et de son intégration scolaire stable et sérieuse. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a également été annulée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2409535(TA38-2409535)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A contestant un arrêté préfectoral du 23 juin 2022 autorisant un système de vidéoprotection à Pont-de-Claix. La demande d'annulation de l'arrêté a été jugée tardive, car présentée le 29 novembre 2024, soit au-delà du délai de recours de deux mois suivant sa publication le 29 juin 2022, en application des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Les conclusions visant l'annulation de contraventions pénales issues du système ont été rejetées pour incompétence de la juridiction administrative. En conséquence, les demandes d'injonction et de frais d'instance ont également été rejetées.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2505144(TA38-2505144)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, une copie complète de la décision de rejet de sa réclamation préalable, comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance se fonde sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2501708(TA38-2501708)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 10 janvier 2025 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C, ressortissante vénézuélienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le juge estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la durée du séjour de l'intéressée (depuis 2019), de son intégration professionnelle stable (CDI de quatre ans) et de la scolarisation de ses enfants. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination sont également annulées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504996(TA38-2504996)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'association "Commission des locataires et des familles" qui demandait l'annulation du refus implicite de l'office public de l'habitat Advivo de lui communiquer la liste de son patrimoine. Le juge a constaté que les statuts de l'association ne désignaient pas l'organe compétent pour ester en justice, et que, en l'absence de décision de l'assemblée générale, le président ne justifiait pas de sa qualité pour agir. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans régularisation.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2502811(TA38-2502811)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de l'administration fiscale de l'Isère de lui accorder le remboursement forfaitaire aux exploitants agricoles pour 2024. La décision de rejet de sa demande était fondée sur le fait qu'elle ne vendait ses produits qu'à des particuliers, ne remplissant ainsi pas les conditions des articles 298 quater et suivants du code général des impôts. Le juge a constaté que la requête de Mme A se bornait à exprimer son incompréhension sans exposer aucun moyen juridique, la rendant manifestement irrecevable en application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2408605(TA38-2408605)

Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté le désistement d’office de la société RG Transports, qui contestait le rejet partiel de sa demande d’aide par l’Agence de Services et de Paiement (ASP). Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a appliqué l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, après que la société n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti. Par ordonnance du 5 juin 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement et rejeté la demande de frais irrépétibles.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2409369(TA38-2409369)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler son titre de séjour. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le requérant n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invité par le président de la formation de jugement. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, ce silence vaut désistement d'office. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance sans examen au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2302659(TA38-2302659)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une demande d’annulation du refus implicite de la société publique locale Sages de lui communiquer des documents relatifs à l’aménagement de l’avenue Washington. M. B s’est désisté de sa demande, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. La demande de la société Sages tendant à ce que M. B soit condamné à une amende pour recours abusif a été rejetée comme irrecevable, cette faculté relevant du pouvoir propre du juge. Enfin, les conclusions des parties fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, aucune circonstance ne justifiant leur application.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500906(TA38-2500906)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 5 juin 2025, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A, qui demandait l'annulation du rejet implicite de sa demande de regroupement familial pour ses enfants. En effet, postérieurement à l'introduction du recours pour excès de pouvoir, la préfète de l'Isère a accordé le regroupement familial sollicité le 11 février 2025. Le tribunal a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais d'instance, estimant qu'il n'y avait pas lieu de faire application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2410243(TA38-2410243)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'association tutélaire des majeurs protégés de Haute-Savoie. Cette association contestait un arrêté préfectoral de cessibilité du 30 mai 2024, pris pour un projet d'aménagement urbain à Sevrier, concernant des biens appartenant à un majeur protégé. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 23 décembre 2024, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la publication de l'arrêté. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2303266(TA38-2303266)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un avis favorable du conseil médical à sa mise en retraite pour invalidité. Le juge a relevé que la requête ne tendait à l'annulation d'aucune décision administrative, l'avis contesté étant un acte préparatoire, et qu'elle ne contenait l'exposé d'aucun moyen de droit. En application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, ces conclusions ne sont pas susceptibles d'être présentées directement au juge de l'excès de pouvoir.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2503602(TA38-2503602)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du magistrat instructeur de lui accorder un accueil en unité de vie familiale au centre pénitentiaire de Valence. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître. Il a jugé que, en application des articles L. 341-6 et L. 341-8 du code pénitentiaire et de l’article 145-4 du code de procédure pénale, une telle décision prise par un juge d’instruction à l’égard d’une personne prévenue relève de la compétence exclusive du président de la chambre de l’instruction.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2500750(TA38-2500750)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 5 juin 2025, a donné acte du désistement de la requête de M. A. Ce dernier contestait un arrêté préfectoral du 6 janvier 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le désistement a été prononcé en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti.

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OrdonnanceExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2403445(TA38-2403445)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler une délibération du conseil communautaire de Bièvre Est approuvant la modification n°3 du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). M. B s’étant désisté de son action, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Par conséquent, l’intervention volontaire de plusieurs requérants a été déclarée sans objet.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2305448(TA38-2305448)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus partiel de remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement (APL) de 2 528,23 euros. L’indu résultait de l’omission par l’intéressée de déclarer son indemnisation chômage depuis avril 2021. Le juge a estimé que, malgré la situation de précarité invoquée, les éléments produits ne démontraient pas une précarité suffisante pour justifier une remise supplémentaire, et que la condition de bonne foi n’était pas établie. La décision s’appuie sur l’article L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA38-2305280(TA38-2305280)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. A contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA), d’aide personnalisée au logement (APL) et d’aide exceptionnelle de fin d’année 2021, d’un montant total de 3 675,91 euros, ainsi qu’une pénalité administrative de 230 euros. Le tribunal a jugé que les conclusions relatives à la pénalité administrative étaient irrecevables, car relevant de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 114-7 et L. 114-17-2 du code de la sécurité sociale. Sur le fond, il a estimé que l’indu était fondé et que les moyens soulevés par M. A, notamment la méconnaissance des articles L. 114-9 et suivants du code de la sécurité sociale, n’étaient pas établis. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles, du code de la sécurité sociale et du code de la construction et de l’habitation.

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