Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

34 263 décisions disponibles — page 463/1714

DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2505316(TA38-2505316)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet de la demande de regroupement familial de M. A, ressortissant algérien, au bénéfice de son épouse. Le juge a retenu que la condition d'urgence était remplie en raison de l'état de santé grave du requérant, qui ne peut voyager et nécessite une présence quotidienne, et de la séparation prolongée de plus de deux ans. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, les ressources et le logement du requérant n'étant pas contestés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405845(TA38-2405845)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant nigérian, contestant le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité de conjoint de Français. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète de l'Isère, jugeant qu'une décision implicite de rejet était née au terme du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, indépendamment de la poursuite de l'instruction. Sur le fond, le tribunal a annulé cette décision implicite, estimant que la communauté de vie entre les époux n'avait pas cessé et que les conditions des articles L. 423-1, L. 433-1 et L. 433-4 du même code étaient remplies. Il a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour pluriannuelle à M. A dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2503563(TA38-2503563)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C. Celle-ci sollicitait la communication sous astreinte de l'accusé de réception de son activité professionnelle pour l'année 2022 et des informations sur la prise en compte de cette activité pour son avancement, dans le cadre de sa disponibilité pour suivre son conjoint. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, l'administration contestant avoir reçu les justificatifs annuels avant le 31 mai comme l'exige l'article 48-2 du décret n°85-986 du 16 septembre 1985. En conséquence, la condition d'absence de contestation sérieuse n'étant pas remplie, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2504665(TA38-2504665)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à Mme A D. La condition d'urgence a été reconnue en raison d'une durée d'instruction anormalement longue ayant placé la requérante dans une situation de précarité. Un doute sérieux a été retenu sur la légalité de la décision au regard des articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans l'attente.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2107694(TA38-2107694)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, exploitant d’un restaurant, qui demandait la condamnation de la commune de Grenoble pour les préjudices subis suite à un arrêté municipal du 15 septembre 2020 ordonnant la fermeture des commerces du boulevard Clémenceau le 16 septembre 2020 lors du départ du Tour de France. Le tribunal a écarté la responsabilité pour faute, jugeant que l’arrêté, de nature réglementaire, n’était pas soumis à l’obligation de motivation individuelle et que les mesures de police étaient justifiées par les nécessités de l’ordre public. La responsabilité sans faute pour rupture d’égalité devant les charges publiques a également été rejetée, faute pour le requérant de démontrer un préjudice anormal et spécial. Les textes appliqués incluent les articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration et L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2201712(TA38-2201712)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme irrecevable la requête de syndicats de copropriétaires contestant une délibération du conseil municipal des Allues du 21 septembre 2021. Cette délibération approuvait le principe du déclassement et de la cession d’un volume en tréfonds du domaine public à une société privée. Le juge a estimé qu’il s’agissait d’un acte préparatoire ne faisant pas grief, insusceptible de recours pour excès de pouvoir en application des articles R. 421-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. Les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2505446(TA38-2505446)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. C de sa demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a admis l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser 900 euros à son avocate au titre des frais de justice, sous réserve des conditions prévues par la loi du 10 juillet 1991. La solution retenue met fin au litige sur l'urgence, sans se prononcer sur le fond du droit au séjour.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2504617(TA38-2504617)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision du 27 février 2025 par laquelle la présidente de la commission de discipline de l'Institut Polytechnique de Grenoble (INPG) a exclu M. B D de l'établissement pour deux ans, dont un an avec sursis. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'INPG, estimant que la notification de la décision n'était pas établie avant le 5 mars 2025, rendant la requête en annulation recevable. Sur le fond, le juge des référés a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'un vice de procédure lié à la convocation tardive de l'étudiant, en méconnaissance de l'article R. 811-31 du code de l'éducation. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution de la décision d'exclusion jusqu'à ce qu'il soit statué au fond.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2200334(TA38-2200334)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme F, qui demandait la condamnation de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) pour la cessation du versement de l'allocation pour demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que les demandes d'asile déposées ultérieurement pour ses enfants constituaient des demandes de réexamen, et non une prolongation de son propre droit. En application des articles L. 551-13 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le versement de l'allocation avait légitimement pris fin après le rejet définitif de sa propre demande d'asile. Aucune faute de l'OFII n'ayant été retenue, la demande indemnitaire a été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2202750(TA38-2202750)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, lieutenant de gendarmerie, qui contestait le refus de l’administration de lui accorder la protection fonctionnelle et demandait réparation pour harcèlement moral. La juridiction a estimé que les faits invoqués par le requérant ne caractérisaient pas un harcèlement moral au sens des articles L. 4123-10 et L. 4123-10-2 du code de la défense, et que les décisions contestées relevaient de l’exercice normal du pouvoir hiérarchique. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions indemnitaires et la demande d’injonction, considérant qu’aucune faute de l’administration n’était établie.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504775(TA38-2504775)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à l'intéressé une carte de résident valable jusqu'en 2035. Par conséquent, le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2502029(TA38-2502029)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 13 février 2025 refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Elle a jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de preuve d'une présence continue en France depuis 2018 et de l'insertion professionnelle ou sociale insuffisante. Enfin, le tribunal a estimé que l'état de santé de l'intéressée ne constituait pas un motif exceptionnel ou humanitaire justifiant une admission exceptionnelle au séjour au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505797(TA38-2505797)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. F, M. A et M. C. Les requérants demandaient l'annulation de l'arrêté préfectoral du 28 mai 2025 les mettant en demeure de quitter un terrain communal à Argonay. Le tribunal a jugé que l'arrêté était légalement fondé sur l'article 9-1 de la loi du 5 juillet 2000, applicable aux communes de moins de 5 000 habitants comme Argonay, et non sur l'article 9. Il a estimé que les troubles à la salubrité, à la sécurité et à la tranquillité publiques (raccordement électrique dangereux, utilisation d'une borne incendie, dépôts d'ordures) étaient établis, justifiant la mise en demeure et le délai de 24 heures pour évacuer.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2503362(TA38-2503362)

Le Tribunal administratif de Grenoble a radié des registres du greffe la requête n°2503362, déposée par M. et Mme C, qui contestait un permis de construire modificatif délivré par le maire de Villard-de-Lans. Cette décision a été prise au motif que la requête constituait un doublon avec une précédente affaire enregistrée sous le n°2207923, déjà jugée le 15 mai 2025. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505533(TA38-2505533)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant portugais, contestant un arrêté préfectoral du 20 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation. S’agissant de l’obligation de quitter le territoire, il a jugé que le comportement de M. B, interpellé pour des faits de viol et violences habituelles, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société au sens de l’article L. 251-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501042(TA38-2501042)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante burundaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme refusant de lui délivrer un titre de séjour "visiteur" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement fonder son refus sur l'insuffisance des ressources de l'intéressée, dont l'indemnité mensuelle de volontariat associatif était inférieure au SMIC, conformément à l'article L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, notamment l'erreur de fait sur la nature du contrat et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés comme infondés ou sans incidence.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2505019(TA38-2505019)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme C B sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative en raison de l'inexécution par la préfète de l'Isère d'une précédente ordonnance du 28 avril 2025. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de délivrer à la requérante un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler, ce qui n'avait pas été fait. Le juge a constaté l'élément nouveau constitué par cette inexécution et a assorti l'injonction initiale d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, passé un délai de 24 heures. La décision applique les articles L. 521-4 du code de justice administrative et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505849(TA38-2505849)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C comme manifestement irrecevable. Les requérants sollicitaient l'aide du tribunal pour la délivrance d'un titre de séjour, sans former de recours contre une décision administrative préalable. Cette absence de conclusion à fin d'annulation méconnaît les dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, rejette la requête sans invitation à régulariser.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504746(TA38-2504746)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour ou de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé qu'une décision implicite de rejet était née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, rendant irrecevable une injonction de statuer, et que la délivrance d'un récépissé était subordonnée à la poursuite de l'instruction. La solution retenue repose sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 232-1 du code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2501027(TA38-2501027)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. B C, M. A C et Mme D C, qui demandaient l’annulation des arrêtés du 18 décembre 2024 du préfet de la Haute-Savoie leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de la méconnaissance des articles L. 542-1, L. 612-8, L. 612-10 et L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. En conséquence, les décisions d’obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de destination et d’interdiction de retour pour une durée d’un an ont été jugées légales.

Résumé IA