Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2506010(TA38-2506010)

Suspension de fonctions, Tribunal Administratif de Grenoble, rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La requérante a contesté un arrêté de suspension de quatre mois pris par le président du CCAS de Rumilly, mais n'a pas présenté de requête formelle avec conclusions, exposé des faits et moyens, ni respecté les conditions de saisine. La requête est donc rejetée sans régularisation possible.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA38-2503745(TA38-2503745)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser une provision de 1 000 euros à M. A. Cette somme répare les préjudices moral et de toute nature résultant de l’illégalité de l’arrêté préfectoral du 12 septembre 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour, annulé par le tribunal le 18 décembre 2023, ainsi que du retard à exécuter l’injonction de délivrance d’une autorisation provisoire de séjour. La demande de provision pour perte de revenus salariaux a été rejetée faute de justificatifs suffisants. La somme est assortie des intérêts au taux légal à compter du 9 avril 2025.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2100772(TA38-2100772)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a été saisi par M. C d’une demande d’indemnisation pour un retard et une erreur de diagnostic lors de sa prise en charge au centre hospitalier Annecy Genevois en mars 2014. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’hôpital sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison de manquements aux données acquises de la science médicale. La solution retient que ces fautes ont fait perdre à M. C une chance d’éviter les séquelles, fixée à 50 %, et indemnise partiellement ses préjudices (déficit fonctionnel temporaire, souffrances endurées et tierce personne). Le tribunal donne acte du désistement des conclusions tendant à l’homologation du rapport d’expertise.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405842(TA38-2405842)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. C, ressortissant malgache, contestant la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour en qualité d'étudiant. La préfète de l'Isère soutenait qu'aucune décision implicite n'était née, l'instruction étant toujours en cours. Le tribunal a écarté cette fin de non-recevoir, rappelant que le silence gardé pendant quatre mois sur une demande de renouvellement fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est que la requête est recevable et que la décision implicite de rejet est illégale, car elle méconnaît l'article L. 422-1 du même code, M. C justifiant du caractère sérieux de ses études et de moyens d'existence suffisants. Le tribunal annule donc la décision implicite de rejet et enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. C dans un délai de deux mois.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2405481(TA38-2405481)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A, ressortissant guinéen, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de l’Isère refusant le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, la préfète a délivré à l’intéressé un titre de séjour valable jusqu’en mars 2026, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal constate ce non-lieu à statuer et condamne l’État, partie perdante, à verser 1 000 euros à l’avocat du requérant au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2410282(TA38-2410282)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 28 octobre 2024 par lequel le préfet de l'Isère avait refusé la délivrance d’un titre de séjour à une ressortissante péruvienne et l’avait obligée à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée au droit de l’intéressée au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a estimé que la requérante justifiait d’une relation sérieuse et stable avec son conjoint français, incluant une vie commune de deux ans et une relation antérieure de cinq ans, malgré la conclusion récente d’un pacte civil de solidarité. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté préfectoral.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2505943(TA38-2505943)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur demande de la commune de La Tour du Pin, a ordonné une expertise d’urgence concernant un immeuble situé rue Aristide Briand, en application des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l’habitation. Un expert a été désigné pour examiner les désordres, constater l’état des bâtiments mitoyens et proposer des mesures de nature à mettre fin à un éventuel péril imminent. La mission doit être réalisée dans un délai de 24 heures, et le rapport déposé sous cinq jours. La solution retenue est donc la désignation d’un expert pour prévenir un danger pour la sécurité publique.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2505313(TA38-2505313)

**Résumé de la décision** Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer à M. B..., ressortissant sri-lankais, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose à l'administration de délivrer ce document lorsque l'instruction d'une demande complète se prolonge au-delà de la validité du titre. Le tribunal a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, le requérant se trouvant privé de tout document justifiant de son droit au séjour et au travail.

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DécisionExécution d'un jugementAUTRE

TA38-2505085(TA38-2505085)

Cette décision du Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, concerne une demande d'exécution d'une précédente ordonnance (n°2409494) par laquelle Mme A sollicitait le réexamen de sa demande de certificat de résidence sous astreinte. La préfète de l'Isère ayant entre-temps pris une décision favorable sur la demande de titre de séjour, le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions fondées sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative. En application de l'article L. 761-1 du même code, l'État est condamné à verser 600 euros à Mme A au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505320(TA38-2505320)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A C de ses conclusions aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte concernant le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle. La requérante a été admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Le tribunal a rejeté les conclusions de Mme A C tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, estimant qu'il n'y avait pas lieu de mettre à la charge de l'État la somme demandée pour son avocat.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2505323(TA38-2505323)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision de la préfète de l'Isère refusant une attestation de prolongation d'instruction à Mme B, ressortissante algérienne. Cette solution a été retenue car, postérieurement à la requête, la préfète a renouvelé le titre de séjour de l'intéressée et lui a délivré une attestation de décision favorable, rendant les conclusions sans objet. Le tribunal a également admis provisoirement Mme B à l'aide juridictionnelle et condamné l'État à verser 800 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2505447(TA38-2505447)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, lequel a obtenu un rendez-vous et un récépissé de demande de titre de séjour après l'introduction de son recours. Le juge a prononcé l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle. Toutefois, il a rejeté les conclusions de l'avocat tendant au paiement de frais sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, aucun lien n'étant établi entre la requête non communiquée et l'obtention du rendez-vous.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2504976(TA38-2504976)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer à Mme B, ressortissante malgache et parent d'un enfant français, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, constatant que l'intéressée se trouvait en situation irrégulière depuis l'expiration de son titre le 10 avril 2025, sans avoir reçu l'attestation prévue à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'administration a été condamnée à verser 500 euros à son avocat au titre de l'aide juridictionnelle.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2505918(TA38-2505918)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune d'Étoile-sur-Rhône. Il a désigné un expert pour examiner un immeuble menaçant ruine, dresser un constat des désordres et proposer des mesures de sauvegarde en cas de péril imminent. L'expert devra accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2504808(TA38-2504808)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension présentées par Mme C concernant la décision implicite du département de l'Isère mettant fin à son droit au revenu de solidarité active (RSA) et les décisions lui notifiant un indu de RSA de 10 639,69 euros et un indu d'aide au logement familiale de 7 378 euros. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une situation d'urgence caractérisée justifiant la suspension des décisions contestées. Les demandes ont été rejetées sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, notamment ceux tirés du défaut de résidence en France. Les requêtes ont été jointes pour statuer par une seule décision, et l'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2504703(TA38-2504703)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi de deux requêtes en suspension de décisions préfectorales refusant la délivrance d'un titre de séjour à un couple. Pour la requête de Mme D, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer, la préfète ayant pris une décision favorable. Pour la requête de M. D, le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison d'une différence de traitement injustifiée et d'une instruction anormalement longue, et a retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard d'une erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2505901(TA38-2505901)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de la communauté d'agglomération Grand Chambéry. Celle-ci demandait initialement l'évacuation sous astreinte du syndicat CGT des territoriaux occupant le centre technique municipal de Chambéry. La solution retenue est donc le non-lieu à statuer sur la demande d'évacuation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500511(TA38-2500511)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que la mesure était légale, car Mme B était entrée irrégulièrement en France depuis quelques mois seulement et ne justifiait pas de liens familiaux intenses et stables, ni d'obstacles à la reconstitution de la cellule familiale en Algérie. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales précitées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407515(TA38-2407515)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait un arrêté préfectoral du 28 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et l'absence d'examen personnalisé de sa situation. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2505269(TA38-2505269)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer à Mme C, ressortissante togolaise, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, dont le titre de séjour avait expiré le 8 mai 2025, justifiait d'une urgence caractérisée par la perte de son droit au séjour et de son emploi. Le juge a retenu que la demande ne se heurtait à aucune contestation sérieuse, le dossier étant complet et déposé dans les délais, et a ordonné la délivrance de l'attestation sous 48 heures, en application de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA