Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2504957(TA38-2504957)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un premier titre de séjour à M. C. La condition d'urgence a été reconnue en raison de la durée anormalement longue de l'instruction de la demande, maintenant le requérant en situation irrégulière et l'empêchant de travailler. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer, dans l'attente, un document provisoire autorisant le travail sous astreinte.
N° TA38-2504898(TA38-2504898)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de M. C de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a délivré le titre de séjour demandé. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 800 euros à M. C au titre des frais de procès.
N° TA38-2505047(TA38-2505047)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour suspendre le refus implicite du préfet de la Drôme de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail. En cours d'instance, le préfet a remis le récépissé au requérant, conduisant M. B à se désister de ses conclusions principales. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a condamné l'État à verser 800 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2505929(TA38-2505929)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du sous-préfet de la Tour du Pin suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de la nécessité impérieuse de son permis pour son activité professionnelle. Il a également relevé que le comportement dangereux de M. B, contrôlé à 133 km/h sur une route limitée à 80 km/h, s’opposait à la reconnaissance de l’urgence au regard des exigences de sécurité routière. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504854(TA38-2504854)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. La préfète ayant finalement convoqué l’intéressé pour lui remettre le document, le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension et d’injonction. L’ordonnance admet M. B au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et condamne l’État à verser 600 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2504847(TA38-2504847)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a délivré une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a condamné l’État à verser 800 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA38-2504845(TA38-2504845)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de M. A. Cette solution a été retenue car la préfète de l'Isère a pris une décision favorable en faisant fabriquer une carte de résident valable dix ans, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2504839(TA38-2504839)
Refus implicite de délivrance d’une carte de résident opposé par la préfète de l’Isère. Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, constate un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction, la préfète ayant délivré une décision favorable et le titre étant en cours de fabrication. L’État est condamné à verser 800 euros à M. A au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506021(TA38-2506021)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C qui contestait un arrêté municipal ordonnant la consignation d'une somme de 30 502 euros sur le fondement de l'article L. 541-3 du code de l'environnement. Le juge a constaté que les conclusions à fin d'annulation étaient irrecevables, car le juge des référés ne peut prononcer une annulation. De plus, les conclusions à fin de suspension étaient également irrecevables, faute pour le requérant d'avoir introduit une requête distincte en annulation, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2505912(TA38-2505912)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Drôme invalidant le permis de conduire de M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, irrégularité de la procédure contradictoire, absence de base légale) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2506032(TA38-2506032)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, rejette la requête de la société Bener comme manifestement irrecevable. La société contestait le rejet de sa candidature à un marché public de travaux, invoquant un défaut de motivation et une atteinte au principe d'égalité de traitement. Le juge constate que la requête ne précise pas son fondement juridique et que, si elle relève du référé précontractuel (article L. 551-1 du code de justice administrative), la société n'établit pas être lésée par les manquements allégués. Enfin, à supposer qu'il s'agisse d'un recours de pleine juridiction contre le contrat, la requête est irrecevable faute de produire le contrat litigieux, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2506039(TA38-2506039)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B contestant un avis de la commission plénière du conseil médical du 10 avril 2025. Le juge a considéré que cet avis, bien que favorable à l’allocation temporaire d’invalidité, constitue une simple mesure préparatoire insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête ne tendait à l’annulation d’aucune décision administrative et ne comportait aucun moyen de droit.
N° TA38-2103430(TA38-2103430)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 27 mars 2021 par laquelle le conseil municipal de Monestier-du-Percy a approuvé son plan local d’urbanisme (PLU). Les requérants contestaient notamment le classement de leurs parcelles en zone agricole et en jardin à préserver, invoquant des vices de procédure (défaut de consultation des personnes publiques associées, insuffisance du rapport de présentation) et des erreurs manifestes d’appréciation. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l’absence de consultation de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de la chambre des métiers était fondé, ce vice ayant exercé une influence sur le contenu du PLU. En application de l’article L. 600-9 du code de l’urbanisme, il a sursis à statuer pour permettre à la commune de régulariser ce vice dans un délai de six mois.
N° TA38-2108547(TA38-2108547)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Schindler d’une demande de condamnation de l’OPAC de la Savoie au paiement de 75 252,89 euros HT pour des prestations de maintenance d’ascenseurs exécutées. L’OPAC opposait une compensation avec un titre exécutoire de 77 406,60 euros pour des travaux de remise en état et pénalités, mais la Cour administrative d’appel de Lyon a déchargé la société de cette obligation à hauteur de 65 830,60 euros. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d’annulation de la décision de rejet, considérant que la requête relevait du plein contentieux. Sur le fond, il a appliqué les articles 1347 et 1347-1 du code civil, jugeant que la créance de l’OPAC, devenue litigieuse et partiellement annulée, n’était pas certaine et ne pouvait donc donner lieu à compensation légale.
N° TA38-2503915(TA38-2503915)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble constate le désistement d'office de M. A, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge des référés avait précédemment rejeté sa demande de suspension au motif de l'absence de doute sérieux sur la légalité de la décision. En application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, M. A n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d'un mois suivant la notification de l'ordonnance de référé, il est réputé s'être désisté. Le tribunal donne acte de ce désistement.
N° TA38-2505537(TA38-2505537)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer une carte de résident à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car la demande de titre de séjour était toujours en cours d'instruction et que le requérant ne démontrait pas une situation de précarité immédiate. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2505546(TA38-2505546)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus implicite de renouvellement du titre de séjour de M. C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, l'intéressé ayant bénéficié de récépissés continus et ne justifiant pas d'un risque actuel de perte d'emploi. De plus, aucun des moyens soulevés (défaut de motivation et méconnaissance de l'article L. 433-1 du CESEDA) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505550(TA38-2505550)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen père d'un enfant français. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressé sous un mois et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction sous trois jours ouvrables, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2505432(TA38-2505432)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le regroupement familial demandé par M. B pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence, requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car M. B n'avait jamais vécu avec son épouse. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505407(TA38-2505407)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de renouveler le titre de séjour "vie privée et familiale" de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de prendre une décision explicite sous deux mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 700 euros au titre des frais d'instance.