Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2505912(TA38-2505912)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Drôme invalidant le permis de conduire de M. A. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, irrégularité de la procédure contradictoire, absence de base légale) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2506021(TA38-2506021)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C qui contestait un arrêté municipal ordonnant la consignation d'une somme de 30 502 euros sur le fondement de l'article L. 541-3 du code de l'environnement. Le juge a constaté que les conclusions à fin d'annulation étaient irrecevables, car le juge des référés ne peut prononcer une annulation. De plus, les conclusions à fin de suspension étaient également irrecevables, faute pour le requérant d'avoir introduit une requête distincte en annulation, en méconnaissance de l'article R. 522-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2103430(TA38-2103430)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 27 mars 2021 par laquelle le conseil municipal de Monestier-du-Percy a approuvé son plan local d’urbanisme (PLU). Les requérants contestaient notamment le classement de leurs parcelles en zone agricole et en jardin à préserver, invoquant des vices de procédure (défaut de consultation des personnes publiques associées, insuffisance du rapport de présentation) et des erreurs manifestes d’appréciation. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de l’absence de consultation de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de la chambre des métiers était fondé, ce vice ayant exercé une influence sur le contenu du PLU. En application de l’article L. 600-9 du code de l’urbanisme, il a sursis à statuer pour permettre à la commune de régulariser ce vice dans un délai de six mois.
N° TA38-2503564(TA38-2503564)
Demande de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction d’une demande de renouvellement de titre de séjour. Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, constate que la préfète de l’Isère a délivré un récépissé au requérant en cours d’instance, rendant sa demande sans objet. En application de l’article L. 433-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il n’y a plus lieu à statuer.
N° TA38-2505832(TA38-2505832)
Litige relatif au refus de France Travail d'ouvrir les droits à l'allocation chômage de Mme B. Le Tribunal administratif de Grenoble se déclare incompétent, estimant que ce contentieux relève de l'ordre judiciaire. La solution retenue est le rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative, sur le fondement des articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail et de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2504637(TA38-2504637)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler. En cours d'instance, la préfète de l'Isère lui a délivré ce document valable jusqu'au 13 août 2025, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur cette demande. Le juge a rejeté la demande de renouvellement de cette attestation jusqu'à la décision finale, faute d'urgence. L'État a été condamné à verser 600 euros à l'avocate de Mme A au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridique.
N° TA38-2503942(TA38-2503942)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que, malgré une demande de régularisation, le conseil du requérant n’avait pas transmis chaque pièce jointe dans un fichier distinct, en méconnaissance de l’article R.414-5 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l’article R.222-1 4° du même code, sans examen au fond.
N° TA38-2505898(TA38-2505898)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme B pour contester le refus de la maison départementale des personnes handicapées de l'Isère de lui accorder l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) et la carte mobilité inclusion. Le tribunal a constaté que ces litiges relèvent du contentieux de la sécurité sociale et de l'action sociale, dont la compétence appartient à l'ordre judiciaire, en application des articles L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, il a rejeté la requête pour incompétence et a renvoyé l'affaire au pôle social du tribunal judiciaire de Grenoble, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA38-2506014(TA38-2506014)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C B épouse A. Celle-ci demandait la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales (droit au travail, vie privée et familiale). Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise pour ce type de référé n'était pas remplie, la situation de la requérante relevant davantage d'une procédure de référé suspension classique (article L. 521-1). La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2500526(TA38-2500526)
Requête en annulation d’un permis de construire délivré par le maire des Houches. Le Tribunal administratif de Grenoble constate que les requérants n’ont pas confirmé le maintien de leurs conclusions malgré une demande fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Ils sont donc réputés s’être désistés. L’ordonnance donne acte de ce désistement.
N° TA38-2505603(TA38-2505603)
Suspension d’un permis de construire délivré par la commune de Tignes pour un bâtiment de 60 logements. Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête comme irrecevable. Les requérants n’ont pas produit la copie de la requête en annulation, condition imposée par l’article R. 522-1 du même code. L’ordonnance applique l’article L. 522-3 pour rejeter la demande sans examen de l’urgence.
N° TA38-2505990(TA38-2505990)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Susville. Il a désigné un expert chargé d'examiner un immeuble menaçant péril, de dresser un constat des désordres et de proposer des mesures de sauvegarde. L'expert devra rendre son rapport dans un délai de cinq jours, et les opérations d'expertise doivent être réalisées dans les 24 heures suivant sa nomination.
N° TA38-2500525(TA38-2500525)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire des Houches. Les requérants n’ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai imparti, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, ils sont réputés s’en être désistés. Par ordonnance du 11 juin 2025, le président de la 2ème chambre donne acte de ce désistement.
N° TA38-2505823(TA38-2505823)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue le 11 juin 2025, rejette la requête de Mme A qui contestait un titre exécutoire émis par le département de l'Isère pour récupérer une créance d'aide sociale sur une succession. Le juge estime que le litige, fondé sur l'article L. 132-8 du code de l'action sociale et des familles, relève de la compétence du juge judiciaire et non de l'ordre administratif. En conséquence, il transmet l'affaire au pôle social du tribunal judiciaire de Lyon, compétent en raison du domicile de la requérante.
N° TA38-2106950(TA38-2106950)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème chambre) a examiné deux requêtes distinctes de Mme et M. D visant à engager la responsabilité du centre hospitalier Alpes Isère (n°2106950) et du centre hospitalier régional de Grenoble (n°2106951) pour une infection nosocomiale contractée par Mme D. Les requérants sollicitaient la réparation de divers préjudices, tandis que les hôpitaux contestaient le caractère nosocomial de l'infection. La CPAM du Rhône est intervenue pour réclamer le remboursement de ses débours. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais les débats ont porté sur l'application de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique relatif à la responsabilité sans faute pour les infections nosocomiales.
N° TA38-2504995(TA38-2504995)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante biélorusse, qui demandait d'enjoindre à la préfète de la Haute-Savoie de statuer sur sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge retient que le silence gardé par l'administration a fait naître une décision implicite de rejet, et qu'une injonction de statuer ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La requête est donc irrecevable sur ce fondement, mais la requérante conserve la possibilité de contester cette décision implicite par un recours en excès de pouvoir, éventuellement assorti d'un référé-suspension.
N° TA38-2505017(TA38-2505017)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. N'golo A d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a constaté que la préfète n'apportait pas la preuve d'un dysfonctionnement de la plateforme ANEF, maintenant ainsi l'existence d'une décision implicite de refus. La condition d'urgence a été reconnue, le refus de renouvellement de titre de séjour ayant une incidence immédiate sur la situation de l'intéressé, entré mineur en France et suivant une formation professionnelle. La requête est fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA38-2505088(TA38-2505088)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A qui sollicitait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'absence de contestation sérieuse n'était pas remplie, la préfète de l'Isère soutenant que le dépôt tardif de la demande de renouvellement faisait obstacle à la délivrance de plein droit de ce document en application de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a précisé qu'il ne lui appartenait pas de trancher cette contestation sérieuse, même en présence d'atteintes alléguées aux libertés fondamentales. Mme A a toutefois été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2504690(TA38-2504690)
Requête en référé de Mme A demandant le remplacement d’un professeur dans un collège de l’académie de Grenoble. Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête comme manifestement irrecevable en raison de l’absence de signature électronique valide, la requérante n’ayant pas régularisé son identification sur l’application Télérecours malgré les demandes du greffe. La décision se fonde sur les articles R. 414-4 du code de justice administrative et 1367 du code civil.
N° TA38-2506031(TA38-2506031)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B C. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de changement de statut et un récépissé l'autorisant à travailler, invoquant une atteinte à ses libertés d'aller et venir, de travailler et au respect de sa vie privée et familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai pour sauvegarder une liberté fondamentale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.