Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501974(TA38-2501974)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. et Mme B de requêtes en excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite de leurs demandes de renouvellement de titre de séjour "retraité". Après que la préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer, les requérants se sont désistés de leurs conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté leurs conclusions accessoires tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA38-2502665(TA38-2502665)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2024. La requérante invoquait l’exploitation d’une chambre d’hôte, mais ce moyen a été jugé inopérant car la commune avait supprimé l’exonération pour les locations meublées non classées en meublés de tourisme. Le tribunal a également estimé que les autres moyens soulevés étaient insuffisamment précis. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et des articles 1459 du code général des impôts et L. 324-1 du code du tourisme.
N° TA38-2302659(TA38-2302659)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une demande d’annulation du refus implicite de la société publique locale Sages de lui communiquer des documents relatifs à l’aménagement de l’avenue Washington. M. B s’est désisté de sa demande, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. La demande de la société Sages tendant à ce que M. B soit condamné à une amende pour recours abusif a été rejetée comme irrecevable, cette faculté relevant du pouvoir propre du juge. Enfin, les conclusions des parties fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, aucune circonstance ne justifiant leur application.
N° TA38-2306602(TA38-2306602)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B contestant les décisions de la CAF de la Savoie et du département de la Savoie relatives à des remises gracieuses partielles d’indu d’aide personnalisée au logement (APL), d’aide exceptionnelle de fin d’année et de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a constaté que l’indu de RSA avait été soldé, rendant les conclusions sur ce point sans objet. Pour les indus d’APL et d’aide exceptionnelle, le juge a rappelé qu’il lui appartient d’apprécier la situation de précarité et la bonne foi de la requérante, en application des articles L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation et du décret n°2021-1657. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a examiné les moyens de Mme B relatifs à sa situation financière difficile et à l’erreur de l’administration.
N° TA38-2300305(TA38-2300305)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 19 juillet 2022 par lequel le maire de Bourgoin-Jallieu a accordé un permis de construire à la SAS Arcole Développement pour trois immeubles collectifs de 54 logements. Après avoir constaté le désistement de deux requérants, le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la procédure mentionne l’application des articles L. 600-1-2 et L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, ce dernier ayant été envisagé pour une éventuelle régularisation des vices.
N° TA38-2501711(TA38-2501711)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 10 janvier 2025 par lequel le préfet de la Haute-Savoie refusait de délivrer une carte de séjour à Mme B, ressortissante vénézuélienne, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la durée de séjour de six ans de l'intéressée, arrivée mineure, et de son intégration scolaire stable et sérieuse. Par voie de conséquence, l'obligation de quitter le territoire français a également été annulée.
N° TA38-2402992(TA38-2402992)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les demandes de Mme D contestant des indus d'aide exceptionnelle de fin d'année (457,34 €), de solidarité (500 €), de revenu de solidarité active (13 920,04 €) et d'aide personnalisée au logement (7 498,82 €). La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, les recours gracieux et préalables n'ayant pas été formés dans les délais légaux. Les textes appliqués incluent le code de l'action sociale et des familles, le code de la construction et de l'habitation, et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2503088(TA38-2503088)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie du 13 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le signataire de l'acte était compétent et que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la brièveté de son séjour et de l'absence d'attaches familiales stables en France. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives à l'interdiction de retour et au pays de destination.
N° TA38-2305654(TA38-2305654)
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette l'opposition formée par M. B contre une contrainte émise par France Travail (ex-Pôle emploi) pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique (ASS) de 4 647,19 euros. Le juge constate que M. B percevait l'allocation aux adultes handicapés (AAH) depuis septembre 2021, ce qui interdisait, en application de l'article L. 5423-7 du code du travail, tout cumul avec l'ASS perçue à compter de mars 2022. Le moyen tiré de la bonne foi est écarté, M. B n'ayant pas déclaré cette situation. L'impossibilité de rembourser n'est pas un moyen recevable en l'absence de demande gracieuse préalable.
N° TA38-2408605(TA38-2408605)
Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté le désistement d’office de la société RG Transports, qui contestait le rejet partiel de sa demande d’aide par l’Agence de Services et de Paiement (ASP). Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a appliqué l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, après que la société n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti. Par ordonnance du 5 juin 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement et rejeté la demande de frais irrépétibles.
N° TA38-2503104(TA38-2503104)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 10 février 2025 par lequel le préfet de la Haute-Savoie refusait un titre de séjour à M. C, ressortissant guinéen, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que M. C résidait en France depuis huit ans avec sa compagne, bénéficiaire de la protection subsidiaire, et leur enfant, et qu'il justifiait d'une intégration professionnelle stable. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de délivrer à M. C une autorisation provisoire de séjour dans un délai de deux semaines et de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois.
N° TA38-2503087(TA38-2503087)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de la Drôme du 27 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de six mois et fixation du pays de destination. Le tribunal a admis la substitution de base légale demandée par le préfet, fondant la mesure sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (séjour irrégulier après expiration d'un visa), et a écarté les moyens d'incompétence, de méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire accordée.
N° TA38-2504634(TA38-2504634)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer une carte de résident à M. A. La condition d'urgence a été présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, et un doute sérieux a été retenu quant à la méconnaissance de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois et de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail, sous astreinte, et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais d'instance.
N° TA38-2410243(TA38-2410243)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de l'association tutélaire des majeurs protégés de Haute-Savoie. Cette association contestait un arrêté préfectoral de cessibilité du 30 mai 2024, pris pour un projet d'aménagement urbain à Sevrier, concernant des biens appartenant à un majeur protégé. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 23 décembre 2024, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la publication de l'arrêté. La solution est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505424(TA38-2505424)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision du 20 mai 2025 par laquelle l'OFII refusait de rétablir les conditions matérielles d'accueil de M. A C, un ressortissant somalien. La solution retenue est fondée sur une erreur de droit : l'OFII s'est basé à tort sur le dernier alinéa de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la perte initiale des conditions matérielles d'accueil résultait d'un transfert vers la Suède et non d'une décision prise sur le fondement du 3° de cet article.
N° TA38-2305488(TA38-2305488)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C contestant un indu d’aide personnalisée au logement (1 025,82 €) et d’aide exceptionnelle de solidarité (200 €). Le juge a estimé que, bien que les indus résultent d’une erreur informatique de la caisse d’allocations familiales, cette circonstance n’exonère pas le requérant de l’obligation de restituer les sommes indûment perçues, conformément à l’article 1302 du code civil. La solution retenue confirme le bien-fondé des indus, sans remise en cause possible par le juge, tout en invitant M. C à solliciter une remise gracieuse auprès de l’administration.
N° TA38-2504651(TA38-2504651)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B d'une demande de suspension du refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité. En cours d'instance, le CNAPS a finalement délivré la carte, conduisant M. B à se désister de ses conclusions principales. Le juge a donné acte de ce désistement et a condamné le CNAPS à verser 800 euros à M. B au titre des frais de procès.
N° TA38-2504830(TA38-2504830)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de médiation de l'Isère rejetant la demande d'hébergement d'une famille arménienne avec trois enfants mineurs. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la famille ayant quitté volontairement un hébergement d'urgence qui lui avait été attribué. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2505514(TA38-2505514)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 13 mai 2025 par lequel la préfète de la Savoie avait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans à l'encontre de M. B, ressortissant afghan. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En effet, l'arrêté attaqué était fondé sur une obligation de quitter le territoire français du 15 novembre 2024, laquelle faisait l'objet d'un recours en excès de pouvoir pendant devant le tribunal administratif de Paris. La préfète ne pouvait donc pas, avant que ce tribunal n'ait statué, prononcer une interdiction de retour pour non-exécution de cette obligation.
N° TA38-2200886(TA38-2200886)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête des consorts C qui demandaient l'annulation de la délibération du 17 décembre 2021 par laquelle le conseil municipal de Saint-Savin a approuvé son plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient le classement de leurs parcelles en zone naturelle (N), estimant qu'il s'agissait d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que ce classement était justifié, car les parcelles, bien qu'entourées de constructions, sont vierges de toute construction, boisées, et s'intègrent dans un corridor écologique et un espace naturel protégé. La solution s'appuie sur l'article R. 151-24 du code de l'urbanisme, qui permet de classer en zone N des secteurs à protéger pour leur qualité écologique ou paysagère.