Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2406798(TA38-2406798)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions en annulation et injonction concernant le refus implicite de renouvellement de sa carte de séjour "vie privée et familiale". La requête a été examinée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté la demande de frais d'instance présentée au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA38-2407286(TA38-2407286)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D et de Mme A, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de La Verpillière à la SCCV Urban Home Bacchus. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas notifié leur recours au bénéficiaire du permis et à l'auteur de l'arrêté, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, et ce malgré une demande de régularisation du tribunal. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donc rejeté la requête par ordonnance.
N° TA38-2407358(TA38-2407358)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, constate que cette attestation a été délivrée le 11 octobre 2024, après l’introduction de la requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Les conclusions présentées au titre des frais de justice sont rejetées.
N° TA38-2407519(TA38-2407519)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 4 mars 2025, du désistement pur et simple du préfet de la Savoie de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait l'annulation d'une délibération du conseil municipal d'Albiez-Montrond autorisant une subvention de près de 500 000 euros du budget principal vers le budget du domaine skiable. La solution retenue est le donné acte de ce désistement, mettant fin à l'instance. Cette ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407707(TA38-2407707)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la commune de Crolles d’un recours en excès de pouvoir visant à faire constater la caducité ou à obtenir la résiliation d’un contrat de bail à construction conclu avec la société Pompes funèbres intercommunales de la région grenobloise. La commune demandait également l’expulsion de cette société et le versement d’une indemnité d’occupation. La commune s’est désistée de sa requête par un mémoire, désistement accepté par la société défenderesse. Par ordonnance du 4 mars 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2407870(TA38-2407870)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B épouse A, qui contestait le refus du maire de Theys de lui délivrer un certificat d'urbanisme opérationnel pour transformer une grange en maison d'habitation. La requérante n'a soulevé que des moyens non étayés, se bornant à contester les motifs du refus sans apporter d'éléments probants. Le juge a estimé que ces moyens étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien de sa demande, en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision se fonde notamment sur les dispositions de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme, relatives à la sécurité et à la salubrité publiques.
N° TA38-2408099(TA38-2408099)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un titre exécutoire émis par la commune de Bourg-Saint-Maurice pour le recouvrement de frais de secours sur le domaine skiable. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, considérant que l’exploitation des pistes de ski constitue un service public industriel et commercial. En conséquence, les litiges relatifs aux sommes réclamées aux usagers relèvent de la compétence des tribunaux judiciaires, en application des articles L. 2321-2 et R. 2321-6 du code général des collectivités territoriales.
N° TA38-2103016(TA38-2103016)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B et M. D contestant l'opposition du maire d'Annecy à leur déclaration préalable de travaux pour la réfection d'un balcon. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision du préfet de région, ce recours administratif préalable obligatoire ne pouvant être contesté qu'à l'appui d'un recours contre la décision d'opposition initiale. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, l'adjointe au maire signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière. Enfin, il a considéré que le moyen tiré de l'erreur de fait et de l'erreur manifeste d'appréciation n'était pas fondé, les travaux étant situés dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable et soumis à l'accord de l'architecte des bâtiments de France en application des articles L. 632-1 et L. 632-2 du code du patrimoine.
N° TA38-2501525(TA38-2501525)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de suspension du refus implicite de la préfète de l'Isère de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. A, ressortissant tunisien. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu du délai anormalement long d'instruction de la demande (plus d'un an et demi) et de la situation précaire du requérant. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et les textes appliqués incluent l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2500970(TA38-2500970)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 4 mars 2025, du désistement pur et simple de Mme D de son recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire délivré par le maire d'Anneyron. La requérante avait demandé l'annulation de l'arrêté du 29 novembre 2024. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater le désistement.
N° TA38-2306093(TA38-2306093)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. et Mme D contestant le permis de construire délivré par le maire de Vétraz-Monthoux à la SCI Rhône II pour un ensemble de 130 logements. Après avoir écarté les fins de non-recevoir soulevées en défense, le tribunal a jugé que la demande de permis était incomplète en l'absence du projet de statut d'une association syndicale libre, en méconnaissance de l'article R.431-24 du code de l'urbanisme. En application de l'article L.600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal a sursis à statuer pour permettre la régularisation de ce vice dans un délai de six mois, tout en rejetant les autres moyens des requérants et leurs conclusions indemnitaires.
N° TA38-2501936(TA38-2501936)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé provisoirement à 2 500 euros l'astreinte de 100 euros par jour prononcée le 7 février 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, en raison de l'inexécution de l'injonction de fixer un rendez-vous pour l'enregistrement des demandes d'asile de Mme B et de sa fille. Constatant l'absence d'exécution sans justification, le juge a également enjoint à la préfète de fixer ce rendez-vous sous deux jours ouvrés, sous une nouvelle astreinte de 150 euros par jour de retard. Cette décision est fondée sur les articles L. 911-7 et L. 521-4 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a en outre été condamné à verser 600 euros à Mme B au titre des frais de justice.
N° TA38-2501532(TA38-2501532)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la préfète de l’Isère avait accordé le bénéfice du regroupement familial à M. B après l’introduction du recours. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice.
N° TA38-2501535(TA38-2501535)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui demandait la suspension des refus implicites de la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour et un récépissé. Le juge a estimé que la demande de titre était incomplète et que le silence gardé par l'administration n'avait pas fait naître de décision implicite de rejet, rendant les conclusions irrecevables. En tout état de cause, la condition d'urgence n'était pas remplie, un courrier ayant été adressé au requérant pour compléter son dossier. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2502159(TA38-2502159)
Cette ordonnance du juge des référés du Tribunal Administratif de Grenoble concerne la demande de M. B de liquider et d'augmenter l'astreinte prononcée contre la préfète de l'Isère pour inexécution d'une injonction de fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge constate que la préfète n'a pas exécuté l'injonction dans le délai imparti, laissant s'écouler onze jours de retard. En application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative, il liquide provisoirement l'astreinte à la somme de 2 200 euros au profit de M. B. En revanche, il rejette la demande d'augmentation de l'astreinte à 300 euros par jour, faute d'élément nouveau justifiant une modification des mesures ordonnées au sens de l'article L. 521-4 du même code.
N° TA38-2502210(TA38-2502210)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A C B comme manifestement irrecevable. La requérante sollicitait une aide du tribunal pour sa demande de titre de séjour au titre du regroupement familial, sans formuler de conclusions dirigées contre une décision administrative. En application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, le recours pour excès de pouvoir n'est recevable que contre une décision. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code, rejette la requête sans invitation à régulariser.
N° TA38-2502242(TA38-2502242)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du sous-préfet de Villefranche-sur-Saône du 2 janvier 2025, qui restreignait la conduite de M. B aux véhicules équipés d’un éthylotest anti-démarrage (EAD) pour six mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la décision n’interdisait pas totalement la conduite et que M. B, contrôlé avec un taux d’alcool élevé, présentait un comportement dangereux pour la sécurité routière. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.
N° TA38-2501537(TA38-2501537)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant de délivrer une carte de résident de dix ans à Mme C A, ressortissante ivoirienne mariée à un Français. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie et que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 423-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de Mme C A dans un délai d’un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.
N° TA38-2502247(TA38-2502247)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de médiation de l'Isère rejetant la demande d'hébergement d'urgence de M. C et sa famille. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 441-2-3 III et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2502252(TA38-2502252)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A pour demander la liquidation provisoire de l’astreinte prononcée par une précédente ordonnance du 20 février 2025, enjoignant à la préfète de l’Isère de lui fixer un rendez-vous pour l’enregistrement de sa demande d’asile. Constatant que la préfète n’avait pas exécuté cette injonction dans le délai imparti, le juge a procédé à la liquidation provisoire de l’astreinte. En revanche, il a rejeté comme irrecevables les conclusions tendant à ce qu’il soit enjoint à la préfète d’orienter la requérante vers un hébergement provisoire, cette demande relevant d’un litige distinct. La décision se fonde sur les articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative relatifs à la liquidation des astreintes.