Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2502094(TA38-2502094)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé suspension de Mme A, qui contestait son placement en disponibilité d'office par le CHU Grenoble Alpes. Le juge a estimé que la demande était irrecevable car la décision attaquée, limitée à la période du 19 mars au 18 décembre 2024, avait été entièrement exécutée et ne produisait plus d'effets. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité.
N° TA38-2502096(TA38-2502096)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour de M. B A. Le requérant n’a pas produit la copie de sa requête en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit le juge à rejeter l’affaire sans audience, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2502115(TA38-2502115)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le délai d'enregistrement de sa demande d'asile fixé au 10 avril 2025, soit au-delà du délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a constaté que ce retard, non justifié par des difficultés conjoncturelles, portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le droit d'asile, privant la requérante, sans hébergement, des conditions matérielles d'accueil. En conséquence, il a enjoint à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile dans un délai de trois jours sous astreinte, et a admis Mme B à l'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA38-2500878(TA38-2500878)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d'un document provisoire de séjour avec autorisation de travail. La préfète de l'Isère ayant accordé un rendez-vous le 4 mars 2025, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie de la requête. En revanche, la demande de délivrance d'un document de séjour provisoire a été rejetée, faute pour le requérant de justifier d'un droit au séjour. L'État a été condamné à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2502118(TA38-2502118)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 26 décembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que la requérante réside à Roanne (Loire), le tribunal a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal Administratif de Lyon, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA38-2502143(TA38-2502143)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne le droit d'asile et l'enregistrement d'une demande de protection internationale. La requérante, Mme A, ressortissante guinéenne, contestait le délai de rendez-vous fixé au 22 avril 2025 pour l'enregistrement de sa demande, soutenant que ce retard lui causait une privation d'hébergement et une atteinte grave à sa dignité. Le juge a retenu que le délai d'enregistrement excédait les trois jours ouvrés prévus à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la préfète n'avait pas justifié de circonstances exceptionnelles. En conséquence, il a ordonné à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile dans un délai de trois jours sous astreinte, considérant que l'absence d'enregistrement portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale du droit d'asile et au respect de la dignité humaine.
N° TA38-2502151(TA38-2502151)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile de Mme A, ressortissante guinéenne, dans un délai de trois jours ouvrés. Le juge a constaté que le délai d'enregistrement de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'avait pas été respecté, ce qui privait la requérante, sans hébergement, des conditions matérielles d'accueil. Cette carence a été jugée comme une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, justifiant la mesure d'urgence ordonnée.
N° TA38-2502155(TA38-2502155)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile de Mme A et M. B, ressortissants angolais sans hébergement, dans un délai de 8 jours. Le juge a estimé que le délai de deux mois fixé pour l'enregistrement excédait le délai légal de 3 jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, portant une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. Cette carence administrative a également privé les requérants du bénéfice des conditions matérielles d'accueil, aggravant leur situation d'urgence.
N° TA38-2502244(TA38-2502244)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de regroupement familial présentée par M. C, ressortissant kosovar, au bénéfice de son épouse. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, le requérant se bornant à invoquer une atteinte à sa vie familiale sans en préciser la nature, la naissance de son enfant ne suffisant pas à établir une nécessité de décision à brève échéance. La requête est donc rejetée comme manifestement dénuée de fondement, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA38-2502267(TA38-2502267)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de l'association Action Grand Passage et de M. D et M. A. Celle-ci demandait l'annulation de l'arrêté du 27 février 2025 par lequel le préfet de la Savoie les avait mis en demeure de quitter un terrain communal à Albertville sous 48 heures. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000, en raison des atteintes à la sécurité publique constatées (branchements électriques dangereux, absence de sanitaires). Les moyens soulevés par les requérants, tirés notamment de la violation de la convention européenne des droits de l'homme et des codes de l'environnement et de l'énergie, ont été écartés.
N° TA38-2502316(TA38-2502316)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue le 3 mars 2025, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. A contre un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du litige mais se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il constate que le requérant résidait en Seine-et-Marne à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Melun, seule juridiction compétente pour en connaître.
N° TA38-2202155(TA38-2202155)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A pour contester le refus du Centre hospitalier de Saint-Laurent-du-Pont de faire droit à sa demande de report de disponibilité. La requérante s'est ensuite désistée de l'instance par un mémoire complémentaire. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement, considéré comme pur et simple. L'ordonnance prononce ainsi la clôture de l'instance sans examen au fond.
N° TA38-2501824(TA38-2501824)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant nigérian, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas de motifs légitimes pour expliquer son absence de demande d'asile dans les 90 jours suivant son entrée en France, en application des articles L. 551-15 et D. 551-17 du CESEDA. Il a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 3 de la CESDH et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais irrépétibles ont été rejetées.
N° TA38-2501946(TA38-2501946)
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Savoie lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et que le préfet a procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle. Il écarte les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 612-7 du CESEDA, faute pour le requérant d'établir la réalité de sa vie privée et familiale en France ou des menaces dans son pays d'origine. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice sont rejetées.
N° TA38-2407706(TA38-2407706)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B, agent du département de la Drôme, victime d’un accident du travail le 22 mars 2023, afin d’obtenir une provision de 10 000 euros en réparation de ses préjudices. Le juge a retenu que l’accident était imputable au service, engageant la responsabilité sans faute de l’administration, ce qui rend l’obligation d’indemnisation non sérieusement contestable. Il a ainsi condamné le département de la Drôme à verser une provision de 5 000 euros à M. B, sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, et a rejeté les conclusions de l’assureur AREAS Dommages, jugées irrecevables. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 822-18 et L. 822-21 du code général de la fonction publique relatifs à la présomption d’imputabilité au service.
N° TA38-2404772(TA38-2404772)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de l'Office public de l'habitat Valence Romans Habitat (OPH VRH) contre la société BH Déco. L'OPH VRH réclamait 69 424,36 euros au titre du solde du lot "Peintures" d'un marché public résilié pour faute, en se prévalant du caractère définitif du décompte de liquidation. Le juge a estimé que l'absence de notification régulière du décompte de liquidation, conformément à l'article 47.2.1 du CCAG Travaux, rendait la créance sérieusement contestable. En conséquence, la demande de provision a été rejetée, et l'OPH VRH a été condamné à verser 1 500 euros à la société BH Déco au titre des frais de justice.
N° TA38-2500779(TA38-2500779)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions en injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour, la préfète de l'Isère lui ayant accordé un rendez-vous. La juge des référés a admis Mme A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser 600 euros à son avocat, sous réserve des conditions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à Mme A en cas de refus définitif de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2500157(TA38-2500157)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’une demande d’exécution d’un jugement assortie d’une astreinte par Mme A, a constaté par ordonnance du 3 mars 2025 qu’il n’y avait plus lieu de statuer. La requête était devenue sans objet car la préfète de l’Isère avait délivré à l’intéressée un titre de séjour entre-temps. Le tribunal a admis provisoirement Mme A à l’aide juridictionnelle sur le fondement de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, mais a rejeté les conclusions relatives aux frais de justice.
N° TA38-2200062(TA38-2200062)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme A de son instance, qui contestait le refus implicite du Centre Hospitalier Métropole Savoie de lui accorder une aide au retour à l'emploi. L'ordonnance, fondée sur l'article R.222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans examiner le fond du litige. La procédure est ainsi close, sans qu'aucune solution ne soit apportée sur la demande initiale.
N° TA38-2200044(TA38-2200044)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 3 mars 2025, du désistement pur et simple de Mme A de son instance et de son action. La requérante contestait le refus implicite de la Communauté de Communes du Pays Rochois de lui octroyer la protection fonctionnelle. La collectivité ayant accepté ce désistement, le tribunal a constaté qu'aucun obstacle ne s'y opposait, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.