Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501238(TA38-2501238)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 3 décembre 2024 par laquelle le Président du conseil départemental de l'Isère a retiré l'agrément d'assistante maternelle de Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, la situation financière invoquée par la requérante ne suffisant pas à caractériser une urgence justifiant une suspension avant le jugement au fond. La décision a été prise sur le fondement du code de l'action sociale et des familles, notamment son article L. 421-6.
N° TA38-2501235(TA38-2501235)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme D G E. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que la décision contestée préjudiciait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré les difficultés liées au document de circulation pour sa fille. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA38-2501208(TA38-2501208)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du ministre de la justice rejetant la demande de mutation de M. C, surveillant pénitentiaire, au centre pénitentiaire de Majicavo (Mayotte). La condition d'urgence a été reconnue en raison de la situation personnelle et familiale de l'agent, notamment la tutelle de sa mère gravement malade à Mayotte. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance du principe de priorité prévu à l'article L. 512-19 4° du code général de la fonction publique était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2501146(TA38-2501146)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante algérienne d'une demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de renouveler son certificat de résidence. La préfète de l'Isère ayant accordé un rendez-vous le 7 avril 2025 avec maintien du droit au travail, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. L'État a été condamné à verser 500 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2501147(TA38-2501147)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son certificat de résidence algérien. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a accordé un rendez-vous au requérant le 7 avril 2025, maintenant son droit au travail. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, la demande ayant perdu son objet. L'État a été condamné à verser 500 euros au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2502228(TA38-2502228)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Cette requête, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour par la préfecture de l'Isère, a été jugée manifestement mal fondée car elle ne contenait ni exposé des moyens ni conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du même code. La solution retenue est le rejet sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2502187(TA38-2502187)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A pour liquider provisoirement l'astreinte de 100 euros par jour prononcée le 20 février 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, en raison de l'inexécution de l'injonction de fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Constatant un jour de retard non contesté par l'administration, le juge a liquidé provisoirement l'astreinte à 100 euros au profit de la requérante, sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. En revanche, la demande d'augmentation de l'astreinte à 200 euros par jour a été rejetée, faute d'élément nouveau justifiant une modification de la mesure initiale au sens de l'article L. 521-4 du même code.
N° TA38-2502157(TA38-2502157)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative par M. C et Mme A, qui demandaient un hébergement d'urgence après leur expulsion, a constaté son incompétence territoriale. Les requérants résidaient désormais dans le département du Rhône, où ils avaient sollicité le dispositif de veille sociale via le 115. En application des articles L. 345-2 et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Lyon. Par conséquent, l'ordonnance renvoie l'affaire à cette juridiction.
N° TA38-2502152(TA38-2502152)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme A pour liquider provisoirement l'astreinte de 100 euros par jour prononcée le 17 février 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, qui n'avait pas fixé de rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Constatant l'inexécution de l'injonction pendant cinq jours, le juge a liquidé l'astreinte à 500 euros au profit de la requérante, sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. En revanche, la demande d'augmentation de l'astreinte à 200 euros par jour, fondée sur l'article L. 521-4 du même code, a été rejetée, l'inexécution ne constituant pas un élément nouveau justifiant une modification de la mesure initiale.
N° TA38-2502033(TA38-2502033)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme D, ressortissants arméniens, qui contestaient le délai d'enregistrement de leur demande d'asile, fixé au 11 avril 2025, soit au-delà du délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a constaté que ce retard, qui privait les requérants des conditions matérielles d'accueil, portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, et a ordonné à la préfète de l'Isère d'enregistrer leur demande d'asile dans un délai de trois jours sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2501554(TA38-2501554)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour présentée par Mme A B. La requête a été jugée irrecevable car le tribunal avait déjà épuisé sa compétence en faisant droit à une précédente demande de suspension identique par une ordonnance du 7 août 2024. En application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, le juge a constaté l'irrecevabilité manifeste des conclusions sans examiner l'urgence ou le doute sérieux. Mme A B a néanmoins été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2501442(TA38-2501442)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a procédé à la liquidation définitive de l’astreinte prononcée à l’encontre de la préfète de l’Isère pour inexécution d’une injonction d’enregistrer la demande d’asile de M. et Mme A. Constatant un retard de six jours supplémentaires, le juge a condamné l’État à verser 700 euros aux requérants, sur le fondement de l’article L. 911-7 du code de justice administrative. Les requérants ont également été admis provisoirement à l’aide juridictionnelle, et une somme de 500 euros a été mise à la charge de l’État au titre des frais irrépétibles, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2410220(TA38-2410220)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. H et autres, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire et de son modificatif délivrés par le maire d’Entrelacs. La juridiction a constaté que les requérants n’avaient pas produit, dans le délai imparti, les documents requis par l’article R. 600-4 du code de l’urbanisme pour justifier de la régularité de leur occupation ou détention des biens. Cette irrecevabilité manifeste, non régularisée malgré une demande en ce sens, a conduit au rejet de la requête sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2205036(TA38-2205036)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 27 février 2025, a pris acte du désistement pur et simple de la SCCV Boule de Neige de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à obtenir la condamnation de la commune de Bozel à lui verser 300 000 euros de dommages et intérêts. Le désistement a été accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet aux présidents de formation de jugement de donner acte de ces désistements par ordonnance. Aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.
N° TA38-2501089(TA38-2501089)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. C, ressortissant afghan, du lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile qu'il occupait indûment. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a constaté que M. C, bien que réfugié depuis juin 2022, s'est maintenu dans les lieux après le 28 février 2023 sans engager de démarches de relogement et en refusant de payer sa participation financière, constituant des manquements graves au règlement intérieur. La demande du préfet de la Haute-Savoie a été accueillie, autorisant le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée.
N° TA38-2201933(TA38-2201933)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple du GAEC du Cret du Château et de M. A B de leur recours en excès de pouvoir contre l'arrêté du maire d'Albiez-Montrond du 20 septembre 2021 interdisant la circulation de certains poids lourds. La requête étant devenue sans objet, le tribunal a constaté le désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA38-2501422(TA38-2501422)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour à une ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la situation personnelle de la requérante et de l'état de santé de son fils, et qu'un doute sérieux existait quant à la légalité de la décision, notamment au regard d'une erreur manifeste d'appréciation. Il a enjoint au préfet de statuer à nouveau sur la demande et de renouveler provisoirement l'autorisation de séjour avec droit au travail. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
N° TA38-2501088(TA38-2501088)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ordonne l'expulsion sans délai de M. B, ressortissant afghan, du logement qu'il occupe indûment dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) à La Roche sur Foron. Le juge constate que M. B, bien que reconnu réfugié depuis le 22 septembre 2021, s'est maintenu dans les lieux après le 31 mars 2022 sans engager de démarches de relogement, commettant ainsi des manquements graves au règlement intérieur. La solution retenue applique les articles L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent d'ordonner l'expulsion des occupants sans titre en cas de manquements graves, même après l'obtention du statut de réfugié. L'urgence est caractérisée par la saturation des places d'hébergement, faisant obstacle à la prise en charge de nouveaux demandeurs d'asile.
N° TA38-2501418(TA38-2501418)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. À l’audience, la requérante s’est désistée de ses conclusions principales aux fins de suspension et d’injonction, ce dont le juge lui a donné acte. Le tribunal a admis Mme B au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle et a condamné l’État à verser 600 euros à son avocate, sous réserve des conditions prévues par la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique. Cette décision applique les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que le code de justice administrative.
N° TA38-2501087(TA38-2501087)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. C, ressortissant afghan, du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile (CADA) qu'il occupait sans titre. La solution retenue est fondée sur l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permet d'ordonner l'expulsion des occupants sans titre en cas de manquements graves au règlement intérieur. Le tribunal a constaté que M. C, bien que réfugié depuis 2020, se maintenait indûment dans les lieux, refusait une proposition d'hébergement alternative et ne payait pas sa participation financière, constituant des manquements graves. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été retenues en raison de la saturation des places d'hébergement pour les nouveaux demandeurs d'asile.