Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501449(TA38-2501449)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à M. C. En cours d'instance, une attestation de prolongation d'instruction ayant été délivrée à l'intéressé, le juge a constaté que la demande de suspension et les conclusions en injonction avaient perdu leur objet. Il a en conséquence prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. L'État a été condamné à verser 700 euros à M. C au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2501934(TA38-2501934)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par une famille albanaise demandant l’exécution d’une précédente ordonnance du 13 février 2025 enjoignant à la préfète de l’Isère de leur fixer un rendez-vous pour l’enregistrement de leur demande d’asile. Constatant l’inexécution de cette ordonnance, le juge a fait droit à la demande sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, en fixant un nouveau délai de trois jours ouvrés sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Il a également condamné l’État à verser 800 euros aux requérants au titre des frais de justice. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2501554(TA38-2501554)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour présentée par Mme A B. La requête a été jugée irrecevable car le tribunal avait déjà épuisé sa compétence en faisant droit à une précédente demande de suspension identique par une ordonnance du 7 août 2024. En application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, le juge a constaté l'irrecevabilité manifeste des conclusions sans examiner l'urgence ou le doute sérieux. Mme A B a néanmoins été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2501590(TA38-2501590)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour renouveler son récépissé de demande de titre de séjour. La solution retenue est le rejet, car un arrêté du 24 février 2025 a refusé le titre de séjour et prononcé une obligation de quitter le territoire français, rendant impossible le bénéfice d'un récépissé. La demande de Mme B se heurte à une contestation sérieuse et fait obstacle à l'exécution de cette décision administrative.
N° TA38-2501442(TA38-2501442)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a procédé à la liquidation définitive de l’astreinte prononcée à l’encontre de la préfète de l’Isère pour inexécution d’une injonction d’enregistrer la demande d’asile de M. et Mme A. Constatant un retard de six jours supplémentaires, le juge a condamné l’État à verser 700 euros aux requérants, sur le fondement de l’article L. 911-7 du code de justice administrative. Les requérants ont également été admis provisoirement à l’aide juridictionnelle, et une somme de 500 euros a été mise à la charge de l’État au titre des frais irrépétibles, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2201933(TA38-2201933)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple du GAEC du Cret du Château et de M. A B de leur recours en excès de pouvoir contre l'arrêté du maire d'Albiez-Montrond du 20 septembre 2021 interdisant la circulation de certains poids lourds. La requête étant devenue sans objet, le tribunal a constaté le désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA38-2501045(TA38-2501045)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande d’exécution d’une précédente ordonnance du 19 décembre 2024, a constaté que la préfète de l’Isère avait finalement délivré à M. A un récépissé de demande de titre de séjour avec droit au travail le 25 février 2025. En conséquence, les conclusions tendant à modifier les mesures d’exécution sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative ont été déclarées sans objet. En revanche, le juge a procédé à la liquidation définitive de l’astreinte initialement fixée, en raison du retard d’exécution de 52 jours, et a condamné l’État à verser à M. A la somme de 3 640 euros, tout en réduisant le taux journalier à 70 euros. L’État a également été condamné à verser 700 euros au titre des frais d’instance, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2302275(TA38-2302275)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société ABF d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de la Drôme la mettant en demeure de supprimer ou de mettre en conformité un dispositif de publicité. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi elle serait réputée s’en être désistée. La société n’ayant pas répondu dans le délai imparti, le tribunal a constaté son désistement et lui en a donné acte par ordonnance.
N° TA38-2307986(TA38-2307986)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d'instance de Mme B, qui contestait le refus du département de la Haute-Savoie de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention stationnement. Saisi d'une requête en plein contentieux, le tribunal a appliqué l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, qui prévoit qu'un requérant est réputé s'être désisté s'il ne confirme pas le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens. En l'espèce, la demande de confirmation adressée à Mme B le 18 février 2025 a été retournée avec la mention "destinataire inconnu", et elle n'a pas répondu dans le délai d'un mois. Par ordonnance du 27 février 2025, le tribunal a donc donné acte de ce désistement.
N° TA38-2410220(TA38-2410220)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. H et autres, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire et de son modificatif délivrés par le maire d’Entrelacs. La juridiction a constaté que les requérants n’avaient pas produit, dans le délai imparti, les documents requis par l’article R. 600-4 du code de l’urbanisme pour justifier de la régularité de leur occupation ou détention des biens. Cette irrecevabilité manifeste, non régularisée malgré une demande en ce sens, a conduit au rejet de la requête sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501418(TA38-2501418)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. À l’audience, la requérante s’est désistée de ses conclusions principales aux fins de suspension et d’injonction, ce dont le juge lui a donné acte. Le tribunal a admis Mme B au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle et a condamné l’État à verser 600 euros à son avocate, sous réserve des conditions prévues par la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique. Cette décision applique les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que le code de justice administrative.
N° TA38-2501089(TA38-2501089)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. C, ressortissant afghan, du lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile qu'il occupait indûment. La solution retenue se fonde sur les articles L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a constaté que M. C, bien que réfugié depuis juin 2022, s'est maintenu dans les lieux après le 28 février 2023 sans engager de démarches de relogement et en refusant de payer sa participation financière, constituant des manquements graves au règlement intérieur. La demande du préfet de la Haute-Savoie a été accueillie, autorisant le recours à la force publique pour procéder à l'évacuation forcée.
N° TA38-2501020(TA38-2501020)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte à M. B de son désistement de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. Le juge a prononcé l’admission provisoire du requérant à l’aide juridictionnelle et a condamné l’État à verser 800 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, sous réserve de renonciation à cette aide.
N° TA38-2501088(TA38-2501088)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ordonne l'expulsion sans délai de M. B, ressortissant afghan, du logement qu'il occupe indûment dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) à La Roche sur Foron. Le juge constate que M. B, bien que reconnu réfugié depuis le 22 septembre 2021, s'est maintenu dans les lieux après le 31 mars 2022 sans engager de démarches de relogement, commettant ainsi des manquements graves au règlement intérieur. La solution retenue applique les articles L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent d'ordonner l'expulsion des occupants sans titre en cas de manquements graves, même après l'obtention du statut de réfugié. L'urgence est caractérisée par la saturation des places d'hébergement, faisant obstacle à la prise en charge de nouveaux demandeurs d'asile.
N° TA38-2501439(TA38-2501439)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le requérant se trouvant en situation irrégulière et ne pouvant reprendre sa formation en apprentissage. Il a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande et de délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail, sous astreinte.
N° TA38-2501163(TA38-2501163)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer à M. A, ressortissant kosovar, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour, assortie d'une autorisation de travail. La carence de l'administration à délivrer ce document, pourtant prévu à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, plaçait le requérant en situation irrégulière et caractérisait une urgence justifiant la mesure. L'ordonnance impose une astreinte de 150 euros par jour de retard en cas d'inexécution dans un délai de trois jours ouvrables.
N° TA38-2501963(TA38-2501963)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour étudiant, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge constate que Mme B dispose d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 24 mai 2025, lui conférant les mêmes droits que le titre de séjour. Dès lors, la condition d'urgence n'est pas remplie, ce qui conduit au rejet de la requête.
N° TA38-2502081(TA38-2502081)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de M. C, qui demandait d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui accorder un rendez-vous pour déposer un dossier. La requête visait à remédier à une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, mais le requérant s'est désisté avant toute décision au fond. Aucune mesure n'a donc été ordonnée, le juge constatant que rien ne s'opposait à ce désistement.
N° TA38-2501549(TA38-2501549)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant guinéen, pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de renouveler son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré un rendez-vous après l'introduction du recours, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Toutefois, considérant l'urgence et l'utilité de la requête face aux difficultés d'accès aux rendez-vous, il a condamné l'État à verser 800 euros à l'avocat du requérant sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA38-2501464(TA38-2501464)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’opposition du maire de Chambéry à la déclaration préalable de travaux de la société Fram. Si les moyens soulevés par la société, tirés de l’erreur de droit et de l’erreur manifeste d’appréciation, étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la condition d’urgence n’était pas remplie. Le juge a estimé que la décision contestée, portant sur la peinture d’une devanture et le remplacement d’un store, ne portait pas une atteinte grave et immédiate aux intérêts financiers de la société, déjà empêchée d’ouvrir son agence pour un autre motif. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.