Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2403808(TA38-2403808)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire des Allues pour la construction d’un hôtel. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la société bénéficiaire du permis tendant à la condamnation des requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2406431(TA38-2406431)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait des amendes pour infractions au code de la route et demandait la validation du changement de propriétaire de son véhicule. Concernant le remboursement des amendes, le tribunal s'est déclaré incompétent, ces litiges relevant de l'ordre judiciaire en application des articles L. 121-5 du code de la route et 521 du code de procédure pénale. La demande de validation du changement de propriétaire a été jugée manifestement irrecevable, car il n'appartient pas au juge administratif d'adresser des injonctions hors du cadre des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée par ordonnance.
N° TA38-2404842(TA38-2404842)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions principales en annulation et injonction, après que celui-ci a retiré sa demande de renouvellement de titre de séjour "vie privée et familiale". La requête ne présentant plus à juger que la question des frais de justice, le tribunal a condamné l'État à verser 900 euros à l'avocat du requérant sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État. Cette ordonnance a été rendue sur la base de l'article R.222-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2404467(TA38-2404467)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 24 février 2025, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B A de sa requête en annulation d’un arrêté du préfet de la Savoie refusant de lui délivrer un titre de séjour. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de donner acte des désistements par ordonnance. Aucune contestation n’étant soulevée, le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement.
N° TA38-2502004(TA38-2502004)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous sous 5 jours pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B, présent en France depuis 2014, n'avait sollicité un rendez-vous qu'en novembre 2024 et n'avait pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire un rendez-vous à un délai aussi bref pour une première demande. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2501988(TA38-2501988)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre un jugement du tribunal correctionnel de Grenoble prononçant une suspension de permis de conduire, a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Le juge a rappelé qu’il n’appartient pas à l’ordre administratif de connaître des décisions rendues par les juridictions de l’ordre judiciaire, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
N° TA38-2501700(TA38-2501700)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un recours contestant des indus de prestations familiales (allocation de soutien familial, allocations familiales, allocation de rentrée scolaire et complément familial) notifiés par la caisse d’allocations familiales de l’Isère. Le tribunal a constaté que ces litiges relèvent du contentieux général de la sécurité sociale, et non de l’ordre administratif, en application des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire. Par conséquent, il a rejeté la requête pour incompétence et a transmis le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Grenoble, conformément à l’article 32 du décret n° 2015-233 du 27 février 2015.
N° TA38-2201615(TA38-2201615)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la MAIF, subrogée dans les droits de M. et Mme C, qui demandait la condamnation du département de l'Isère pour un accident de la circulation survenu le 15 décembre 2021 sur la route départementale n°1075. Le tribunal a estimé que le tronçon de route concerné ne présentait pas le caractère d'un ouvrage exceptionnellement dangereux engageant la responsabilité sans faute du département. Il a également jugé que le département rapportait la preuve de l'entretien normal de la voie et qu'aucune faute dans l'exercice des pouvoirs de police du président du conseil départemental n'était établie. En conséquence, la responsabilité du département de l'Isère n'a pas été retenue, et les conclusions indemnitaires de la MAIF ont été rejetées.
N° TA38-2202438(TA38-2202438)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble (3ème chambre) concerne un litige indemnitaire opposant M. A, technicien de l'environnement, à l'Office français de la biodiversité (OFB) au sujet du montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). Le requérant contestait son classement dans le groupe 2 de l'IFSE pour la période 2018-2021 et réclamait un rappel de 4 661,59 euros, estimant que ses fonctions à l'ONCFS relevaient du groupe 1. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et l'arrêté du 8 octobre 2018, considérant que les moyens soulevés par M. A n'étaient pas fondés.
N° TA38-2501431(TA38-2501431)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B qui contestait une majoration d’amende forfaitaire pour infraction routière. Le juge a estimé que ce litige relève de la compétence de l’autorité judiciaire, et non de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est l’incompétence de la juridiction administrative, sans examen au fond.
N° TA38-2203923(TA38-2203923)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, technicienne supérieure, qui contestait le coefficient de modulation individuel (CMI) de 0,95 fixé pour son indemnité spécifique de service (ISS) en 2020 et conservé pour son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) en 2021. La requérante invoquait une atteinte au principe d'égalité de traitement, mais le tribunal a jugé que le retard de notification du CMI, lié à la transition entre les régimes indemnitaires, était sans incidence sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur le décret n° 2003-799 du 25 août 2003, qui permet une modulation de l'ISS en fonction des fonctions exercées et de la qualité des services rendus.
N° TA38-2207438(TA38-2207438)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B, ancien militaire, contestant le refus du ministre des armées de l’agréer pour un emploi dans la fonction publique, confirmé par la commission des recours des militaires le 12 décembre 2022. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre, considérant que la requête était bien dirigée contre la décision de la commission. Sur le fond, il a annulé la décision attaquée, jugeant que le motif de refus, fondé sur le départ volontaire de M. B malgré une proposition de renouvellement de contrat et l’exercice d’un emploi différent de celui prévu lors de son congé de reconversion, était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation au regard des articles L. 4139-2 et R. 4139-11 du code de la défense.
N° TA38-2404593(TA38-2404593)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) de lui verser une subvention « MaPrimeRénov » de 18 000 euros, initialement accordée en août 2022. En cours d’instance, l’ANAH a réexaminé favorablement la situation de la requérante et a agréé son recours préalable par une décision du 6 février 2025, se substituant à la décision contestée. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation, mais a condamné l’ANAH à verser 1 500 euros à Mme C au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie notamment sur le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique.
N° TA38-2407978(TA38-2407978)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne révélait ni défaut d'examen ni erreur manifeste d'appréciation, la présence récente de l'intéressé en France ne justifiant pas une décision différente. Concernant l'interdiction de retour, le préfet n'a pas méconnu l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en procédant à un examen des circonstances humanitaires. La requête a été intégralement rejetée, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA38-2408772(TA38-2408772)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B visant à obtenir une injonction pour que la préfète de l'Isère lui fixe un rendez-vous en vue du renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a convoqué l'intéressé à un rendez-vous le 25 février 2025, rendant la demande d'injonction sans objet. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur cette demande et a rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2500598(TA38-2500598)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que la demande de M. B visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour était devenue sans objet, la préfète de l'Isère l'ayant convoqué à cette fin. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction. Par ailleurs, il a admis M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 600 euros à son avocate au titre des frais de justice, sous réserve des conditions prévues par l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2500467(TA38-2500467)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B contestant le refus de la maison départementale des personnes handicapées de la Drôme de lui accorder la prestation de compensation du handicap. Le tribunal a estimé que ce litige relève de la compétence exclusive du juge judiciaire, en application des articles L. 134-3 et L. 245-2 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, il a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative et a transmis l'affaire au pôle social du tribunal judiciaire de Valence, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.
N° TA38-2501607(TA38-2501607)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme A. Bien que la condition d'urgence ait été reconnue en raison de l'absence de délivrance d'un récépissé, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2306094(TA38-2306094)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) refusant le rétablissement de ses conditions matérielles d’accueil. La requérante s’est désistée purement et simplement de son instance. Le tribunal, constatant que ce désistement était sans réserve, en a donné acte par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également admis Mme A au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire en raison de l’urgence, conformément à l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2405779(TA38-2405779)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 24 février 2025, du désistement pur et simple de M. B A. Ce dernier demandait initialement la condamnation de l'État à lui verser 8 860 euros en réparation du préjudice causé par un refus de concours de la force publique. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, l'a accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.