Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionREJETE

TA38-2408181(TA38-2408181)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. F et Mme E, ressortissants arméniens, contestant les décisions du préfet de l'Isère du 3 octobre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la présence récente des requérants en France et de l'absence de démonstration d'une vie privée et familiale stable.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2500903(TA38-2500903)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le regroupement familial sollicité par M. A pour son épouse et leurs trois enfants. La condition d'urgence a été reconnue en raison du délai d'instruction anormalement long de plus de quatre ans, séparant la famille. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut d'avis du maire, en méconnaissance de l'article R. 421-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros au titre des frais d'instance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2203260(TA38-2203260)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme G, adjointe administrative, qui contestait l'arrêté du 29 novembre 2021 prolongeant son congé d'office pour inaptitude physique totale et définitive. La requérante invoquait notamment l'illisibilité de la signature sur l'arrêté, mais le tribunal a estimé que l'auteur de la décision était identifiable grâce à un courrier antérieur, écartant ainsi le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également jugé que l'administration n'avait pas méconnu son obligation de reclassement, dès lors que le comité médical avait déclaré Mme G définitivement inapte à toutes fonctions, et que la réalité de cette inaptitude n'était pas contestée. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2205819(TA38-2205819)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant nigérien, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 21 avril 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en appliquant l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B ayant présenté une nouvelle demande d'asile en France après avoir été transféré vers l'Allemagne, État membre responsable. La requête a été rejetée dans son intégralité.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2208577(TA38-2208577)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté municipal du 3 novembre 2022 interdisant la divagation des chiens sur la voie publique à Saint-Jean-de-Couz. Par une demande ultérieure, le requérant a sollicité l’enregistrement de son annulation et le classement de l’affaire, ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à la condamnation de M. B au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2500247(TA38-2500247)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a enjoint à la préfète de l'Isère de loger Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 13 mars 2024, avant le 30 avril 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adapté (type T2) n'avait été proposée à la requérante, le juge a assorti cette injonction d'une astreinte de 500 euros par mois de retard à compter du 2 mai 2025. L'État a également été condamné à verser 960 euros à l'avocate de Mme B au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2303300(TA38-2303300)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B E, qui demandait le bénéfice du regroupement familial pour son époux. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucune demande d’annulation d’une décision administrative précise, en violation de l’article R. 421-1 du code de justice administrative, et n’exposait aucun moyen de droit, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du même code. Le juge a également rappelé qu’il n’appartient pas à la juridiction administrative de se substituer à l’administration.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2501406(TA38-2501406)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé provisoirement l'astreinte de 100 euros par jour prononcée le 22 janvier 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, pour inexécution de l'injonction de fixer un rendez-vous à Mme A pour l'enregistrement de sa demande d'asile. La somme de 2 900 euros est accordée à la requérante pour 29 jours de retard, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. L'État est également condamné à verser 600 euros à son avocate au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500189(TA38-2500189)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 24 février 2025, a donné acte du désistement de Mme C épouse B de ses conclusions aux fins d’exécution d’un précédent jugement du 19 mars 2024 qui avait annulé un refus de titre de séjour et enjoint au préfet de l’Isère de le délivrer. La requérante, qui avait initialement saisi le tribunal d’une demande d’exécution sous astreinte, s’est désistée de ces conclusions, et le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a été donné acte de ce désistement. En revanche, la demande de condamnation de l’État au titre de l’article L. 761-1 du même code a été rejetée, les circonstances de l’espèce ne justifiant pas une telle condamnation.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2501402(TA38-2501402)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé provisoirement l'astreinte de 100 euros par jour qu'il avait prononcée le 22 janvier 2025 à l'encontre de la préfète de l'Isère, en raison de l'inexécution de l'injonction de fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de la demande d'asile de Mme A. La somme de 2 900 euros a été accordée à la requérante pour 29 jours de retard, sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2500935(TA38-2500935)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a accordé à la requérante un rendez-vous le 11 mars 2025, maintenant son droit au travail. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il a condamné l'État à verser 400 euros à Mme C au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2500971(TA38-2500971)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant convoqué l'intéressé à un rendez-vous le 26 mars 2025, le juge a constaté que la demande d'injonction était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Par ailleurs, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et l'État a été condamné à verser 600 euros à son avocate au titre des frais de justice, sous réserve des conditions prévues par la loi du 10 juillet 1991.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2500973(TA38-2500973)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B épouse C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant convoqué l'intéressée à un rendez-vous le 5 mars 2025, le juge a constaté que la demande d'injonction était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. En revanche, il a condamné l'État à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du même code.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2203873(TA38-2203873)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la commune de Sainte-Blandine, qui demandait la condamnation de la société Milk Architectes pour manquement à son devoir de conseil lors des opérations de réception et d’établissement du décompte général. Le tribunal a jugé que la commune, en tant que maître d’ouvrage, était réputée connaître les règles du CCAG travaux et qu’elle n’avait pas démontré que l’attitude du maître d’œuvre l’avait empêchée de faire échec à la naissance d’un décompte général tacite. La solution retenue repose sur l’absence de faute de la société Milk Architectes, le préjudice invoqué étant imputable à la propre faute de la commune liée à la signature d’une transaction irrégulière. Les textes appliqués incluent le code des marchés publics et le CCAG travaux.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2203807(TA38-2203807)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de Mme A, ressortissante algérienne, contestant le refus de délivrance d’un titre de séjour. La juridiction a jugé que la décision explicite de refus du 6 juillet 2022 s’était substituée à la décision implicite antérieure, rendant cette dernière sans objet. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande de certificat de résidence de dix ans fondée sur l’article 7 bis b) de l’accord franco-algérien, au motif que Mme A ne justifiait pas être à la charge de sa fille de nationalité française. La solution retenue s’appuie sur l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2203787(TA38-2203787)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème Chambre) a rejeté la requête de M. C, professeur stagiaire, qui contestait l'arrêté du 29 avril 2022 mettant fin à son stage et le licenciant pour inaptitude physique. Le tribunal a également rejeté sa demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite à un précédent licenciement annulé. La solution retenue s'appuie notamment sur le décret n°94-874 du 7 octobre 1994 et la loi n°83-634 du 13 juillet 1983, en considérant que la procédure de licenciement était régulière et que l'administration avait respecté les droits de la défense.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2407619(TA38-2407619)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la SARL RESELECT qui sollicitait le paiement d'une provision de 205 662,58 euros par EDF. Le juge a estimé que la demande était irrecevable car la société n'avait pas respecté la procédure de conciliation préalable obligatoire prévue à l'article XIII des conditions générales du contrat d'achat d'électricité. En application du code de l'énergie et du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner le bien-fondé de la créance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2104215(TA38-2104215)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de Mme D G, a examiné la légalité des arrêtés du maire de Lugrin ne s'opposant pas à la déclaration préalable de M. A pour des travaux sur sa maison. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par M. A, jugeant la requête recevable car le délai de recours n'avait pas couru faute d'affichage régulier, et Mme D G, voisine immédiate, avait un intérêt à agir. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, l'adjoint à l'urbanisme bénéficiant d'une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux conclusions d'annulation, sur la base des articles R. 431-36, R. 600-2 et L. 600-1-2 du code de l'urbanisme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2501557(TA38-2501557)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de Mme B de sa requête en injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante avait également demandé son admission provisoire à l'aide juridictionnelle, qui lui a été accordée en raison de l'urgence. Aucune autre mesure n'a été ordonnée, le désistement mettant fin à l'instance.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501585(TA38-2501585)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait les arrêtés du préfet de la Savoie du 10 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pour deux ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la directrice de la citoyenneté et de la légalité disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé, conformément à l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Résumé IA