Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501017(TA38-2501017)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré au requérant un récépissé valable jusqu'au 10 mai 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a par ailleurs accordé l'aide juridictionnelle provisoire à M. B et condamné l'État à verser 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2501562(TA38-2501562)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du 10 février 2025 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités suisses, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la violation des articles 4, 5 et 17 du règlement, estimant que la procédure avait été régulière et que la clause discrétionnaire n'avait pas à être appliquée. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers la Suisse.
N° TA38-2501002(TA38-2501002)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A épouse C pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant accordé un rendez-vous après l'introduction de la requête, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction. L'État a été condamné à verser 600 euros au conseil de la requérante au titre de l'aide juridictionnelle, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2501216(TA38-2501216)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a accordé un rendez-vous au requérant, conduisant le juge à constater un non-lieu à statuer sur cette demande. Toutefois, le tribunal a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA38-2501939(TA38-2501939)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, que la préfète de l'Isère statue sous quinze jours sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, la requérante se bornant à invoquer l'irrégularité de sa situation et un préjudice académique, financier et personnel sans démontrer une atteinte grave et immédiate à une liberté fondamentale. Il a toutefois indiqué que Mme C pouvait saisir le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du même code pour obtenir un rendez-vous en préfecture.
N° TA38-2500996(TA38-2500996)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. C visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. La juridiction a constaté qu'un rendez-vous avait été accordé par la préfète de l'Isère postérieurement à la requête, entraînant un non-lieu à statuer sur cette partie des conclusions. En revanche, la demande de délivrance d'un récépissé a été rejetée, car celle-ci est subordonnée au caractère complet du dossier, conformément à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 600 euros au conseil de M. C au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2501547(TA38-2501547)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, ressortissant nigérian, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 10 février 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le requérant avait pu exercer son droit d'être entendu lors d'une audition. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA38-2501336(TA38-2501336)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 8 février 2025 par lequel la préfète de l'Isère l'avait assigné à résidence. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration n'était pas applicable, le législateur ayant fixé des règles spécifiques pour les assignations à résidence. Il a estimé que l'assignation était légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. A faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français prise moins de trois ans auparavant. Enfin, le tribunal a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, considérant que la mesure n'était pas disproportionnée.
N° TA38-2501384(TA38-2501384)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée légalement motivée et prise par une autorité compétente. Le tribunal a estimé que le refus était justifié car M. B avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile, et que sa vulnérabilité, bien que reconnue, ne faisait pas obstacle à l'application de cette disposition.
N° TA38-2501189(TA38-2501189)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme C de ses conclusions à fin d'injonction, après que la préfète de l'Isère lui a accordé un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. L'Etat a été condamné à verser une somme de 600 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve de l'admission définitive de l'intéressée à l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2501425(TA38-2501425)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A contestant l'arrêté du préfet de la Drôme du 10 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de six mois, ainsi que l'arrêté de la préfète de l'Isère l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA38-2500689(TA38-2500689)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de changement de statut de son titre de séjour. Si la préfète a convoqué l'intéressée, le refus de l'agent de guichet de prendre son dossier le jour du rendez-vous, en raison d'une pièce manquante, constitue une décision administrative. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3. La requête est donc rejetée.
N° TA38-2500835(TA38-2500835)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour récupérer son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que Mme B avait déjà obtenu une attestation de décision favorable lui permettant de justifier de la régularité de son séjour et qu'elle ne faisait état d'aucune circonstance particulière justifiant une urgence. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2500691(TA38-2500691)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de renouveler son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré un rendez-vous à l'intéressée postérieurement à l'introduction de la requête, le juge a constaté que la demande d'injonction avait perdu son objet et qu'il n'y avait plus lieu d'y statuer. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été rejetée, Mme A ne justifiant pas avoir déposé une demande d'aide juridictionnelle. Les conclusions présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées.
N° TA38-2201896(TA38-2201896)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par la société Brézème Entreprise et Promotion d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de permis de construire délivré par le maire de Livron-sur-Drôme. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête en cours d’instance. Par ordonnance du 24 février 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA38-2410406(TA38-2410406)
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé par M. C, a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à évaluer les préjudices patrimoniaux et personnels subis par le requérant à la suite d’un accident de service survenu le 14 janvier 2016 et d’une rechute du 30 août 2019. Le tribunal a limité la mission de l’expert aux chefs de préjudice extrapatrimoniaux (déficit fonctionnel temporaire, souffrances, préjudice d’agrément, etc.) et aux dépenses de santé, excluant les questions déjà tranchées sur la consolidation et le taux d’incapacité. La demande de M. C au titre des frais de justice a été rejetée.
N° TA38-2501227(TA38-2501227)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait la suspension de la clôture de son dossier de demande de titre de séjour et son réexamen. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative (la clôture automatique du dossier), ce qui est contraire aux conditions de l'article L. 521-3. Il a précisé que la requérante pouvait contester cette décision par un recours pour excès de pouvoir ou un référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1. La demande a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2200030(TA38-2200030)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A pour contester un titre de perception de 855 euros émis au titre de la redevance d'archéologie préventive. En cours d'instance, le préfet de la Drôme a annulé ce titre, rendant sans objet les conclusions en annulation de la requête. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en revanche condamné l'État à verser 600 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du même code.
N° TA38-2501652(TA38-2501652)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise à la demande de la commune de Montvalezan. Cette expertise, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à prévenir les dommages lors des travaux d'accessibilité du cinéma "Le Ruitor". L'expert devra dresser un état descriptif de l'immeuble voisin "Les Terrasses de La Rosière" et identifier les causes et l'étendue des éventuels désordres survenant pendant le chantier. La mission de l'expert, M. A B, est détaillée et doit être réalisée en présence de la commune et des propriétaires concernés.
N° TA38-2501636(TA38-2501636)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 6 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la présence récente et non intégrée de l'intéressé en France et de ses attaches familiales en Algérie. La solution retenue confirme la légalité des mesures contestées, en application des articles L. 612-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.