Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501168(TA38-2501168)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, concerne une demande de liquidation d'astreinte formée par Mme A. La requérante soutenait que la préfète de l'Isère n'avait pas exécuté l'ordonnance du 20 décembre 2024 lui enjoignant de se prononcer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour sous astreinte de 150 € par jour. Le tribunal constate que la préfète a finalement pris une décision favorable le 14 février 2025 et a mis en fabrication le titre de séjour, ce qui constitue une exécution complète de l'ordonnance. En conséquence, il n'y a pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte, mais l'État est condamné à verser 600 € à l'avocate de Mme A au titre des frais de justice.
N° TA38-2410342(TA38-2410342)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait une injonction à la préfète de l'Isère pour obtenir le renouvellement de sa carte de séjour ou le transfert de son dossier, invoquant son déménagement à Troyes. Le juge a estimé que cette seule circonstance ne caractérisait pas une situation d'urgence justifiant la mesure sollicitée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA38-2501326(TA38-2501326)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A contestant les arrêtés du 6 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d’un an et assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée, qu’elle ne méconnaissait pas le droit d’être entendu, et qu’elle ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l’illégalité du refus de délai de départ volontaire et de l’interdiction de retour, ont été écartés comme infondés.
N° TA38-2401692(TA38-2401692)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de l'Isère du 23 novembre 2023 classant sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française. Le tribunal a jugé que la requérante n'avait pas produit les documents complémentaires demandés dans le délai imparti, malgré les notifications reçues via le téléservice ANEF. Il a estimé que les difficultés techniques alléguées pour utiliser la plateforme n'étaient pas suffisamment justifiées, et que l'administration n'était pas tenue d'informer la requérante de la nécessité de fournir une version en arabe de son acte de naissance, cette exigence découlant des textes applicables. La solution retenue est fondée sur les articles 35, 37-1 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ainsi que sur l'arrêté du 3 février 2023.
N° TA38-2501456(TA38-2501456)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré un rendez-vous le 28 mars 2025, le juge a constaté que la demande était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Toutefois, l'Etat a été condamné à verser 900 euros à M. B au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2306600(TA38-2306600)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'abrogation de son habilitation "confidentiel défense" par le directeur du commandement spécialisé pour la sûreté nucléaire (CoSSeN) le 7 août 2023. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d'un défaut de notification était inopérant et que la décision, relevant du secret de la défense nationale, n'avait pas à être motivée en application des articles L. 211-2 et L. 311-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également estimé qu'aucun texte n'imposait une enquête administrative préalable à une telle abrogation, celle-ci étant une simple faculté selon l'instruction générale interministérielle n°1300. Enfin, les autres moyens, notamment l'erreur de fait et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés.
N° TA38-2501171(TA38-2501171)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère refusant de renouveler un titre de séjour à Mme B. Le juge a estimé que la condition d’urgence, pourtant présumée en matière de renouvellement de titre de séjour étudiant, n’était pas remplie en raison des circonstances particulières de l’espèce, notamment le transfert du dossier en Haute-Savoie et l’absence de contestation en temps utile. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2303765(TA38-2303765)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 21 février 2025, a constaté le désistement d'instance de M. B A. Ce dernier avait demandé l'annulation d'un arrêté préfectoral du 20 mai 2023 suspendant son permis de conduire pour 5 mois. N'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement par application de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA38-2410137(TA38-2410137)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 21 février 2025, a statué sur une demande d’exécution d’un précédent jugement. Le requérant, M. B, s’est désisté de ses conclusions à fin d’astreinte, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. La préfète de l’Isère ayant indiqué que le titre de séjour était en cours de fabrication, le non-lieu à statuer sur l’injonction a été implicitement constaté. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à M. B au titre des frais exposés.
N° TA38-2302860(TA38-2302860)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de Meurthe-et-Moselle suspendant son permis de conduire pour 4 mois. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité M. B à confirmer le maintien de sa requête, mais celui-ci n’a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, le tribunal a constaté le désistement d’instance de M. B et lui en a donné acte par ordonnance.
N° TA38-2501440(TA38-2501440)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 10 février 2025 par lequel la préfète de l'Isère assignait à résidence M. B, ressortissant arménien. La décision est fondée sur la méconnaissance du droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne découlant de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux. Le tribunal retient que l'intéressé n'a pas été mis en mesure de présenter des observations avant l'adoption de la mesure, alors qu'il aurait pu faire valoir des éléments pertinents.
N° TA38-2500804(TA38-2500804)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait la suspension des refus verbaux du préfet de l'Isère d'enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour "salarié". Le juge a estimé que ces refus, motivés par l'absence d'une autorisation de travail (pièce obligatoire de l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile), ne constituent pas des décisions faisant grief dès lors que le dossier était incomplet. Par conséquent, les conclusions en référé ont été jugées irrecevables.
N° TA38-2500923(TA38-2500923)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A C visant à annuler les arrêtés du 16 janvier 2025 de la préfète de l'Isère l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de circulation d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que l'obligation de quitter le territoire ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, faute pour le requérant d'établir sa paternité d'un enfant français. Il a également jugé que le refus de délai de départ volontaire était suffisamment motivé en droit, et que les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'interdiction de retour et à l'assignation à résidence, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 612-2, L. 612-6, L. 612-10 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA38-2409869(TA38-2409869)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant roumain, contestant l'arrêté préfectoral du 6 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation d'un an. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le comportement de l'intéressé, interpellé pour vol et menaces de mort en état d'ébriété, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que l'absence de délai de départ volontaire et l'interdiction de circulation d'un an n'étaient pas disproportionnées, compte tenu de la gravité des faits et de l'absence de condamnation pénale. Enfin, la décision n'a pas été considérée comme violant l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, eu égard à la courte durée du séjour et à l'absence d'attaches familiales stables en France.
N° TA38-2501875(TA38-2501875)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Moirans. Sur le fondement des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, il a désigné un expert pour examiner un immeuble situé au 5 rue Barral. La mission de l'expert consiste à constater les désordres, évaluer l'existence d'un péril imminent, et proposer des mesures de sauvegarde. Le rapport doit être déposé sous cinq jours, et les frais d'expertise seront taxés ultérieurement.
N° TA38-2207213(TA38-2207213)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, détenu, qui contestait la décision du directeur du centre pénitentiaire de Valence ordonnant son menottage systématique lors de ses sorties de cellule disciplinaire. Le tribunal a jugé que la décision, prise par une autorité compétente, était justifiée par le profil pénal et carcéral du requérant et ses antécédents disciplinaires, sans erreur d'appréciation au regard de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 6 et R. 226-1 du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation pour excès de pouvoir.
N° TA38-2200992(TA38-2200992)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de M. A contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2016 à 2018, assorties de pénalités pour manquement délibéré. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale n'a pas méconnu le principe d'annualité de l'impôt en imposant au titre de 2016 une somme inscrite au crédit du compte courant d'associé en 2018, et que les virements litigieux constituaient bien des distributions occultes imposables. Il a également validé la motivation et le bien-fondé des pénalités pour manquement délibéré, et a rejeté les moyens relatifs à l'absence de mise à disposition des sommes et à la double qualification juridique. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A.
N° TA38-2200994(TA38-2200994)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Ro-Ma Diffusion, qui contestait des rehaussements d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 et 2018. La société n'a pas justifié la réalité d'une perte sur créance irrecouvrable, les virements litigieux ne correspondant pas au montant allégué et ayant été effectués au profit de tiers. Le tribunal a également jugé que la société ne démontrait pas le caractère professionnel d'un virement au gérant, faute de justificatifs suffisants. En conséquence, la demande de décharge des impositions et pénalités a été rejetée, sur le fondement des articles 38 et 39 du code général des impôts.
N° TA38-2204456(TA38-2204456)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A et Mme C contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales pour 2017, issues d’une vérification de comptabilité de la société LDDM. Les requérants contestaient notamment un acte anormal de gestion et la régularité de la procédure. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, notamment concernant l'absence de saisine de la commission départementale des impôts, celle-ci n'étant pas compétente pour les litiges relatifs aux revenus distribués. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, fondé sur les articles L. 59 et L. 57 du livre des procédures fiscales.
N° TA38-2204444(TA38-2204444)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Fryan, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2016-2018. La société soutenait que ses prestations de location de gîte, incluant accessoirement l'organisation d'événements festifs, relevaient d'un taux réduit de TVA à 10 %. Le tribunal a jugé que l'administration avait démontré le caractère dissociable et principal des prestations de location de salle, distinctes de l'hébergement, et a appliqué le taux normal de 20 % à ces prestations, conformément aux articles 278 et 279 du code général des impôts.