Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2501002(TA38-2501002)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A épouse C pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant accordé un rendez-vous après l'introduction de la requête, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction. L'État a été condamné à verser 600 euros au conseil de la requérante au titre de l'aide juridictionnelle, sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. La décision applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxANNULE

TA38-2200030(TA38-2200030)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A pour contester un titre de perception de 855 euros émis au titre de la redevance d'archéologie préventive. En cours d'instance, le préfet de la Drôme a annulé ce titre, rendant sans objet les conclusions en annulation de la requête. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en revanche condamné l'État à verser 600 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500689(TA38-2500689)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de changement de statut de son titre de séjour. Si la préfète a convoqué l'intéressée, le refus de l'agent de guichet de prendre son dossier le jour du rendez-vous, en raison d'une pièce manquante, constitue une décision administrative. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3. La requête est donc rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500876(TA38-2500876)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction, la préfète de l'Isère ayant délivré ce document en cours d'instance. S'agissant de la demande subsidiaire visant le refus implicite de titre de séjour, le juge a rejeté les conclusions, estimant que les moyens invoqués, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas suffisamment étayés pour créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Résumé IA
DécisionExécution d'un jugementAUTRE

TA38-2500563(TA38-2500563)

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, rendue par le juge des référés, concerne une demande d'exécution d'un précédent jugement ordonnant la délivrance d'un récépissé à M. C, un ressortissant étranger. La préfète de l'Isère a établi avoir exécuté l'injonction en délivrant une attestation de décision favorable, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Le tribunal a toutefois condamné l'État à verser 600 euros à M. C au titre des frais de procédure, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont l'article L. 521-4 du code de justice administrative et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206185(TA38-2206185)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer un agrément pour diriger une société de sécurité privée. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur une gestion de fait de la société malgré une interdiction temporaire d’exercer, n’était pas entaché d’erreur de fait, de droit ou d’appréciation au regard des articles L. 612-6 et L. 612-7 du code de la sécurité intérieure. La décision, n’étant pas une sanction, ne pouvait être contestée pour disproportion.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2204444(TA38-2204444)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SARL Fryan, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2016-2018. La société soutenait que ses prestations de location de gîte, incluant accessoirement l'organisation d'événements festifs, relevaient d'un taux réduit de TVA à 10 %. Le tribunal a jugé que l'administration avait démontré le caractère dissociable et principal des prestations de location de salle, distinctes de l'hébergement, et a appliqué le taux normal de 20 % à ces prestations, conformément aux articles 278 et 279 du code général des impôts.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501856(TA38-2501856)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais. Ce dernier demandait, en urgence, la délivrance d'un rendez-vous pour changer de statut d'étudiant vers un titre de séjour "travailleur temporaire" ou "recherche d'emploi". Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, car la demande portait sur un nouveau titre de séjour et non sur un renouvellement, et que la situation professionnelle invoquée ne justifiait pas une intervention dans un délai de 48 heures. La requête a été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2204346(TA38-2204346)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de M. et Mme A tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2015 à 2017. La requête portait sur la qualification de revenus perçus par Mme A, associée-gérante d'une SARL, que l'administration avait imposés comme des salaires (article 62 du CGI) et non comme des dividendes. Le tribunal a jugé la procédure de rectification régulière, l'administration ayant suffisamment motivé sa proposition en application de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales. Il a également estimé que les requérants, qui n'avaient pas contesté la rectification dans le délai légal, ne rapportaient pas la preuve du caractère exagéré de l'imposition, conformément à l'article R. 194-1 du même livre.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2204378(TA38-2204378)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les demandes de la SARL JG clean, qui contestait des rehaussements d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 et 2018. La société soutenait que la proposition de rectification était insuffisamment motivée et que la réévaluation de son fonds de commerce ne constituait pas une libéralité imposable. Le tribunal a jugé que la motivation de l'administration était suffisante et que la minoration de la valeur d'acquisition du fonds de commerce caractérisait bien un acte anormal de gestion. Les textes appliqués sont le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2204437(TA38-2204437)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de Mme B, qui contestait des pénalités pour défaut de déclaration de comptes à l'étranger (article 1649 A et 1736 du CGI) et des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et prélèvements sociaux pour 2017 et 2018. La contribuable soutenait que l'administration avait manqué à son obligation de loyauté en n'engageant pas une procédure contradictoire complète après une proposition de rectification. Le tribunal a jugé que, Mme B étant en situation de taxation d'office pour absence de déclaration, l'administration n'était pas tenue de suivre l'ensemble de la procédure contradictoire, même si elle en avait partiellement engagé les étapes. Les demandes de décharge et de condamnation de l'État aux frais ont donc été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2301103(TA38-2301103)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable pour une formation d’agent privé de sécurité. En cours d’instance, le CNAPS a finalement délivré la carte professionnelle à M. B le 4 février 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions principales de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné le CNAPS à verser 1 200 euros à M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2303765(TA38-2303765)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 21 février 2025, a constaté le désistement d'instance de M. B A. Ce dernier avait demandé l'annulation d'un arrêté préfectoral du 20 mai 2023 suspendant son permis de conduire pour 5 mois. N'ayant pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d'un mois suivant la demande qui lui avait été adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement par application de l'article R. 222-1 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501471(TA38-2501471)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme C visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d'un récépissé avec autorisation de travail. La préfète de l'Isère ayant déjà fixé un rendez-vous, les conclusions relatives à cette demande sont devenues sans objet. Le juge a rejeté la demande de délivrance immédiate d'un récépissé, celle-ci étant subordonnée à la complétude du dossier lors du rendez-vous, conformément à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, et l'État a été condamné à verser 600 euros à son avocate au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2501440(TA38-2501440)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 10 février 2025 par lequel la préfète de l'Isère assignait à résidence M. B, ressortissant arménien. La décision est fondée sur la méconnaissance du droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne découlant de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux. Le tribunal retient que l'intéressé n'a pas été mis en mesure de présenter des observations avant l'adoption de la mesure, alors qu'il aurait pu faire valoir des éléments pertinents.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2302860(TA38-2302860)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de Meurthe-et-Moselle suspendant son permis de conduire pour 4 mois. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité M. B à confirmer le maintien de sa requête, mais celui-ci n’a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, le tribunal a constaté le désistement d’instance de M. B et lui en a donné acte par ordonnance.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501745(TA38-2501745)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension du refus implicite de délivrance d'un titre de séjour présentée par M. A. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le refus contesté n'est ni un non-renouvellement ni un retrait de titre, et que M. A, en situation irrégulière depuis 2021, ne justifie pas de circonstances particulières imposant une mesure provisoire immédiate. La requête est donc rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2501326(TA38-2501326)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A contestant les arrêtés du 6 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d’un an et assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d’éloignement était suffisamment motivée, qu’elle ne méconnaissait pas le droit d’être entendu, et qu’elle ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l’illégalité du refus de délai de départ volontaire et de l’interdiction de retour, ont été écartés comme infondés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501867(TA38-2501867)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 20 décembre 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a refusé à M. C une autorisation préalable d’accès à une formation. La requête est jugée irrecevable faute pour le requérant d’avoir joint une copie de sa requête en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du même code. À titre surabondant, le juge estime que l’urgence n’est pas établie, la situation financière de M. C n’étant pas directement liée à la décision contestée et les perspectives d’amélioration demeurant hypothétiques. La requête est donc rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2101314(TA38-2101314)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société De Camp, exploitante d'un camping, qui demandait réparation des préjudices subis en raison des mesures de fermeture liées à l'épidémie de COVID-19. La société invoquait la responsabilité pour faute de l'État, notamment pour méconnaissance du principe d'égalité et de la liberté d'entreprendre, ainsi que la responsabilité sans faute pour rupture d'égalité devant les charges publiques. Le tribunal a considéré que les mesures de police sanitaire, fondées sur les articles L. 3131-12 et suivants du code de la santé publique et les décrets des 11 et 20 mai 2020, étaient proportionnées aux risques sanitaires et ne constituaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Il a également jugé que la société n'établissait pas une rupture caractérisée d'égalité devant les charges publiques justifiant une indemnisation.

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