Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2107161(TA38-2107161)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant britannique, qui contestait le refus du préfet de l'Isère de reconnaître sa qualification de moniteur de ski et de lui délivrer une carte professionnelle. Le tribunal a jugé que la procédure de reconnaissance était régulière et que le préfet avait valablement motivé sa décision en relevant une différence substantielle entre la formation du requérant et celle requise en France. Il a également estimé que M. C ne pouvait se prévaloir d'une présomption de qualification, sa formation n'étant pas réglementée au sens du code du sport. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et d'indemnisation, en application des dispositions du code du sport et de la directive 2005/36/CE.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2105409(TA38-2105409)

Le Tribunal administratif de Grenoble annule l'arrêté du maire de Nyons du 26 avril 2021 qui s'opposait à la déclaration préalable de M. C pour la pose d'un pylône radioamateur de moins de 12 mètres. Le tribunal juge que le projet, répondant aux critères de l'article R. 421-2 du code de l'urbanisme (hauteur inférieure à 12 mètres, emprise au sol inférieure à 5 m², absence de surface de plancher), était dispensé de toute formalité. L'opposition du maire est donc entachée d'une erreur de droit. La requête est jugée recevable, le recours gracieux ayant interrompu le délai de recours contentieux.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2103302(TA38-2103302)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Marsanne du 14 décembre 2020, délivrant un permis de construire pour la transformation d’une remise agricole en habitation. La requête a été jugée irrecevable en raison du non-respect de l’obligation de notification prévue à l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, les requérants n’ayant pas justifié avoir notifié leur recours contentieux au bénéficiaire du permis et à l’autorité compétente dans le délai de quinze jours. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête sans examiner les moyens soulevés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2007807(TA38-2007807)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré le 4 juillet 2020 par le maire de Flumet à la société Atrium pour une résidence de tourisme. Les requérants contestaient notamment la légalité de la révision du plan local d'urbanisme ayant classé le terrain en zone constructible. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a notamment écarté l'exception d'illégalité de la délibération du 9 mars 2020 portant révision du PLU. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2304148(TA38-2304148)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Maisons Passion et la société Laurent Canon Investissement d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis suite aux refus illégaux de permis de construire opposés par la commune de Montélimar les 20 janvier 2022 et 11 janvier 2023. Le tribunal a jugé que le premier refus était illégal, car le projet respectait les règles de recul par rapport aux limites séparatives prévues par les articles AUM1 7 et AUM1 10 du plan local d’urbanisme. En conséquence, la responsabilité pour faute de la commune a été engagée, et le tribunal a condamné celle-ci à verser 350 euros à la société Maisons Passion pour les frais d’étude thermique inutilement engagés, ainsi que 30 900 euros à la société Laurent Canon Investissement pour la perte de valeur vénale du terrain, en application des principes de la responsabilité administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2203044(TA38-2203044)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du maire de Montélimar du 20 janvier 2022 refusant un permis de construire à Mme A pour une maison individuelle. Le tribunal a jugé que le refus était entaché d'une erreur de droit, car le projet respectait les règles de recul par rapport aux limites séparatives prévues aux articles AUM1 7 et AUM1 10 du plan local d'urbanisme (PLU). En revanche, les conclusions indemnitaires de Mme A ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2501244(TA38-2501244)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions tendant à la suspension des décisions du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui refusant une carte professionnelle et un agrément de dirigeant. En conséquence, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur ces demandes. Toutefois, il a condamné le CNAPS à verser 1 200 euros à Mme A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501341(TA38-2501341)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du 13 janvier 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a suspendu le permis de conduire de M. B pour six mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, compte tenu du comportement dangereux du requérant, contrôlé positif à l'alcool et présentant des antécédents d'addiction, ce qui prime sur son besoin professionnel de conduire. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiée pour suspendre une décision administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2107854(TA38-2107854)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. E, qui contestait un permis de construire et une décision de non-opposition à déclaration préalable délivrés à son voisin, M. A. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre le permis de construire du 30 juin 2020 étaient tardives, le délai de recours de deux mois ayant commencé à courir le 20 octobre 2020, date de l'affichage sur le terrain. De plus, les conclusions contre l'arrêté du 29 avril 2021 ont été rejetées, le tribunal estimant que le requérant ne justifiait pas d'un intérêt à agir en tant que voisin immédiat, la construction n'étant pas visible depuis sa propriété. Enfin, la demande d'annulation du refus implicite de retrait a été rejetée, faute de moyens développés à son encontre.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2106900(TA38-2106900)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du maire d'Entrelacs du 29 avril 2021 qui s'opposait à la déclaration préalable de M. C pour la construction d'une piscine sur sa propriété, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal juge que le maire a commis une erreur de droit en interprétant l'article 1-2 du PLUi applicable en zone agricole (A), qui autorise les piscines pour les logements existants situées à moins de 15 mètres de la construction principale, sans exiger que l'habitation soit elle-même classée en zone A. La décision s'appuie sur l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme et les dispositions du PLUi. Le tribunal enjoint au maire de délivrer une décision de non-opposition dans un délai de deux mois et condamne la commune à verser 1 500 euros à M. C au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501833(TA38-2501833)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. C, ressortissant algérien, qui sollicitait une injonction à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'intéressé pouvait justifier de la régularité de son séjour pendant trois mois après l'expiration de son certificat de résidence, conformément aux articles L. 433-3 et R. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2106180(TA38-2106180)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du maire d'Aouste-sur-Sye de lui délivrer un permis de construire pour une maison individuelle avec sous-sol à destination agricole. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une motivation insuffisante, jugeant que l'arrêté attaqué visait les textes applicables et les avis recueillis, et précisait les motifs de fait et de droit conformément aux articles A. 424-1 à A. 424-4 du code de l'urbanisme. Sur le fond, il a estimé que le projet ne relevait pas des exceptions prévues à l'article A2 du règlement du plan local d'urbanisme en zone A, qui autorise uniquement les constructions nécessaires à l'exploitation agricole, et non une maison individuelle. La demande de M. A a donc été rejetée, et les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2103907(TA38-2103907)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 27 avril 2021 par lequel le maire de Vimines avait retiré son permis de construire. Le requérant contestait le classement de sa parcelle en zone agricole (zone A) par le PLUi, estimant qu’il était entaché d’une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a jugé que ce classement était justifié par la vocation agricole du secteur environnant, malgré l’absence d’exploitation récente de la parcelle, et que le précédent classement en zone urbaine ne conférait aucun droit acquis. La décision s’appuie sur l’article R. 151-22 du code de l’urbanisme et la jurisprudence relative à l’appréciation du zonage.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2501678(TA38-2501678)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au département de l'Isère de réaliser une visite d'évaluation à son domicile pour l'attribution de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). Le juge a estimé que la demande n'était ni utile, l'administration ayant déjà accusé réception et programmé une visite, ni urgente, la prise en charge ne devant débuter qu'au 1er mai 2025. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2102992(TA38-2102992)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Résidence du Crochet et de M. A, qui demandait l'annulation du permis de construire délivré le 17 novembre 2020 par le maire d'Entrelacs à la SCI Bonnafana pour la reconstruction d'un garage. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'incomplétude du dossier de demande et la violation des règles d'urbanisme en zone A, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme. Les textes appliqués sont principalement le code de l'urbanisme, notamment les articles R. 431-9, R. 431-13, L. 111-15, L. 600-1-2 et R. 600-4.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2500402(TA38-2500402)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé précontractuel, a rejeté la requête de la société Galeon. Celle-ci contestait la procédure de passation d'un marché de logiciel DPI lancée par le GHT Savoie-Belley, estimant que le recours à une procédure avec négociation et la sélection des candidats étaient irréguliers. Le juge a considéré que les moyens soulevés, notamment la violation des articles R.2124-3, 4° du code de la commande publique et le caractère disproportionné des critères de sélection, n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation de la procédure et de reprise des opérations a été rejetée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2501818(TA38-2501818)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile de Mme D, ressortissante angolaise enceinte de plus de huit mois, dans un délai de trois jours. La juridiction a jugé que le délai de rendez-vous de plus de cinquante jours constituait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile et à la dignité humaine, en violation de l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'urgence était caractérisée par la vulnérabilité de la requérante, isolée et sans hébergement en période hivernale, la privant des conditions matérielles d'accueil.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxDESISTEMENT

TA38-2405770(TA38-2405770)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 20 février 2025, du désistement pur et simple de la SAS Maison François Cholat dans le cadre d’un litige portant sur la cotisation foncière des entreprises (CFE) de l’année 2023. La société, qui demandait le dégrèvement de cette imposition et le paiement d’intérêts moratoires, a informé le tribunal de son désistement en cours d’instance. Le juge a constaté qu’aucun obstacle ne s’opposait à ce désistement et l’a accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2501821(TA38-2501821)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile de Mme A, ressortissante congolaise, dans un délai de huit jours. Le juge a constaté que le délai de rendez-vous fixé à plus de cinquante jours excédait le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, privant ainsi la requérante, isolée avec son nourrisson, des conditions matérielles d'accueil en période hivernale. Cette carence a été jugée constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile et à la dignité humaine, justifiant l'urgence et l'injonction sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501684(TA38-2501684)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’interdiction de conduire de cinq mois infligée à M. A par le préfet de la Haute-Savoie. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, en raison du comportement dangereux du requérant, contrôlé positif aux stupéfiants le 18 janvier 2025. Cette circonstance a été jugée incompatible avec la reconnaissance d’une urgence, malgré l’impact professionnel allégué. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

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