Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2306219(TA38-2306219)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SAS AX'HOME d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Chabeuil du 9 août 2023 refusant un permis de construire pour 19 villas. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la commune. Sur le fond, il a examiné les motifs de refus, notamment la méconnaissance des articles UB 11 du PLU et R. 111-27 du code de l'urbanisme (atteinte au caractère des lieux), ainsi que l'article L. 332-15 du même code (insuffisance des réseaux). La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur la légalité de ce refus de permis de construire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2301136(TA38-2301136)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Laurent Canon Investissement, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 11 janvier 2023 par lequel le maire de Montélimar avait refusé son permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Sur le fond, il a jugé que le projet ne respectait pas l'article AUM1 7 du plan local d'urbanisme (PLU) imposant un recul minimal de 3,075 mètres par rapport à la limite séparative, la distance prévue étant de 3,02 mètres. Les dispositions des articles AUM1 7 et AUM1 10 du PLU ont été appliquées de manière cumulative, justifiant le refus. La demande d'injonction et les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501191(TA38-2501191)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B C qui demandait la suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que, avant même l'introduction de la requête, la préfète avait délivré à M. C une attestation de décision favorable, rendant la demande dépourvue d'urgence. Par conséquent, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, l'ensemble des conclusions de M. C a été rejeté, et il n'a pas été admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2102992(TA38-2102992)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI Résidence du Crochet et de M. A, qui demandait l'annulation du permis de construire délivré le 17 novembre 2020 par le maire d'Entrelacs à la SCI Bonnafana pour la reconstruction d'un garage. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'incomplétude du dossier de demande et la violation des règles d'urbanisme en zone A, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme. Les textes appliqués sont principalement le code de l'urbanisme, notamment les articles R. 431-9, R. 431-13, L. 111-15, L. 600-1-2 et R. 600-4.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2500669(TA38-2500669)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de M. E de ses conclusions fondées sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, après que la préfète de l'Isère lui a délivré un titre de séjour. En conséquence, l'État a été condamné à verser 600 euros au requérant au titre des frais de procès (article L. 761-1 du code de justice administrative). La solution retenue est un non-lieu à statuer sur le fond du recours pour excès de pouvoir, le litige ayant perdu son objet.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2106900(TA38-2106900)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du maire d'Entrelacs du 29 avril 2021 qui s'opposait à la déclaration préalable de M. C pour la construction d'une piscine sur sa propriété, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal juge que le maire a commis une erreur de droit en interprétant l'article 1-2 du PLUi applicable en zone agricole (A), qui autorise les piscines pour les logements existants situées à moins de 15 mètres de la construction principale, sans exiger que l'habitation soit elle-même classée en zone A. La décision s'appuie sur l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme et les dispositions du PLUi. Le tribunal enjoint au maire de délivrer une décision de non-opposition dans un délai de deux mois et condamne la commune à verser 1 500 euros à M. C au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2106180(TA38-2106180)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du maire d'Aouste-sur-Sye de lui délivrer un permis de construire pour une maison individuelle avec sous-sol à destination agricole. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une motivation insuffisante, jugeant que l'arrêté attaqué visait les textes applicables et les avis recueillis, et précisait les motifs de fait et de droit conformément aux articles A. 424-1 à A. 424-4 du code de l'urbanisme. Sur le fond, il a estimé que le projet ne relevait pas des exceptions prévues à l'article A2 du règlement du plan local d'urbanisme en zone A, qui autorise uniquement les constructions nécessaires à l'exploitation agricole, et non une maison individuelle. La demande de M. A a donc été rejetée, et les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2501818(TA38-2501818)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile de Mme D, ressortissante angolaise enceinte de plus de huit mois, dans un délai de trois jours. La juridiction a jugé que le délai de rendez-vous de plus de cinquante jours constituait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile et à la dignité humaine, en violation de l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'urgence était caractérisée par la vulnérabilité de la requérante, isolée et sans hébergement en période hivernale, la privant des conditions matérielles d'accueil.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2501821(TA38-2501821)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a ordonné à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile de Mme A, ressortissante congolaise, dans un délai de huit jours. Le juge a constaté que le délai de rendez-vous fixé à plus de cinquante jours excédait le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, privant ainsi la requérante, isolée avec son nourrisson, des conditions matérielles d'accueil en période hivernale. Cette carence a été jugée constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile et à la dignité humaine, justifiant l'urgence et l'injonction sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2203044(TA38-2203044)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du maire de Montélimar du 20 janvier 2022 refusant un permis de construire à Mme A pour une maison individuelle. Le tribunal a jugé que le refus était entaché d'une erreur de droit, car le projet respectait les règles de recul par rapport aux limites séparatives prévues aux articles AUM1 7 et AUM1 10 du plan local d'urbanisme (PLU). En revanche, les conclusions indemnitaires de Mme A ont été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable auprès de l'administration, conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2207869(TA38-2207869)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme A B. Celle-ci contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour, mais cette décision avait été retirée et remplacée par un arrêté de refus du 14 mars 2023, lui-même annulé par un jugement définitif du 29 juin 2023. Le tribunal a donc estimé que les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction étaient devenues sans objet. La demande de frais irrépétibles a été rejetée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501408(TA38-2501408)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci contestait le refus de la commission de médiation de l'Isère de reconnaître sa demande d'hébergement comme prioritaire et urgente. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant refusé une proposition d'hébergement adaptée à sa situation, sans justifier de circonstances particulières rendant cette proposition inappropriée. La décision a été prise en application des articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2501244(TA38-2501244)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions tendant à la suspension des décisions du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui refusant une carte professionnelle et un agrément de dirigeant. En conséquence, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur ces demandes. Toutefois, il a condamné le CNAPS à verser 1 200 euros à Mme A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2501078(TA38-2501078)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, qui demandait des mesures pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. La requête était dirigée contre la préfète de l'Isère, qui avait finalement délivré le rendez-vous sollicité, rendant le litige sans objet. Le juge a constaté que le désistement était pur et simple et a ordonné qu'il en soit donné acte, sans prononcer d'injonction ni d'astreinte. Aucun texte de fond n'a été appliqué au-delà des dispositions procédurales du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500365(TA38-2500365)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant le retrait partiel de sa subvention MaPrimeRenov' par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). Le juge a constaté que, malgré une demande de régularisation, le requérant n'avait pas transmis chaque pièce jointe par un fichier distinct, en méconnaissance de l'article R. 414-5 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code, sans examen au fond.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2501077(TA38-2501077)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré un rendez-vous le 21 mars 2025 en cours d'instance, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande. Par ailleurs, Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Etat a été condamné à verser 600 euros à son avocat, sous réserve du renoncement à la part contributive de l'Etat.

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OrdonnanceExécution d'un jugementPARTIEL

TA38-2501811(TA38-2501811)

Demande d'exécution d'une ordonnance du juge des référés du Tribunal Administratif de Grenoble, qui avait enjoint à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous à une famille pour l'enregistrement de leur demande d'asile. Le juge rejette la requête des demandeurs visant à assortir cette injonction d'une astreinte, au motif que le délai d'exécution de l'ordonnance initiale n'était pas encore écoulé. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut de fondement, sur la base de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500352(TA38-2500352)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant le retrait partiel d’une subvention MaPrimeRenov’ par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). Le requérant, représenté par un avocat, n’a pas respecté l’obligation de transmettre chaque pièce par un fichier distinct, malgré une demande de régularisation restée sans effet. Cette irrecevabilité est fondée sur l’article R. 414-5 du code de justice administrative, combiné avec l’article R. 222-1 (4°) du même code. La solution retenue est le rejet pur et simple de la requête sans examen au fond.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501746(TA38-2501746)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait, sur le fondement de l'article L.1111-7 du Code de la santé publique, qu'il soit enjoint au centre hospitalier régional de Grenoble de répondre à ses questions médicales. La requérante n'ayant pas précisé le fondement juridique de sa demande parmi les articles L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative, le juge a estimé qu'elle n'était pas assortie des précisions nécessaires. De plus, à supposer qu'elle ait visé l'article L. 521-2, l'urgence n'était pas établie plus de vingt ans après les faits. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2501756(TA38-2501756)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par un couple de ressortissants nord-macédoniens accompagnés de leurs deux jeunes enfants, dont l'une souffre de problèmes médicaux. Les requérants contestaient le délai de près de soixante jours fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de leur demande d'asile, les privant ainsi des conditions matérielles d'accueil. Le juge a considéré que ce délai excédait manifestement le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constituant une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, à la dignité humaine et à l'intérêt supérieur de l'enfant. En conséquence, il a enjoint à la préfète d'enregistrer leur demande d'asile sous trois jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Résumé IA