Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2410244(TA38-2410244)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un refus de remise de dette, pour irrecevabilité manifeste. La requérante n’a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation fondée sur l’article R. 412-1 du code de justice administrative, et n’a pas justifié de l’impossibilité de le faire. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le tribunal a prononcé le rejet par ordonnance.

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2501650(TA38-2501650)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C, ressortissante angolaise enceinte et vulnérable, qui contestait le délai de plus de cinquante jours fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a constaté que ce délai excédait manifestement le délai légal maximal de dix jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, portant ainsi une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. En conséquence, il a ordonné à la préfète d'enregistrer la demande d'asile de Mme C dans un délai de trois jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407493(TA38-2407493)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 9 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de la faible durée de son séjour en France et de l'absence de liens familiaux stables. La décision fixant le pays de renvoi a également été validée, faute pour le requérant de démontrer la réalité des risques personnels encourus en cas de retour au Nigéria.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2203929(TA38-2203929)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de Mme et M. D E contre le refus de regroupement familial pour leurs enfants. Le préfet ayant retiré l'arrêté initial du 17 mai 2022 par un nouvel arrêté du 8 juillet 2022, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur le premier arrêté. La requête a été regardée comme dirigée contre le second arrêté, qui rejetait la demande au motif que Mme D E ne relevait pas du régime du regroupement familial. Les moyens soulevés par les requérants, portant sur les conditions de ressources et de logement, ont été jugés inopérants car ils ne critiquaient que l'arrêté initial. Le tribunal a également rejeté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, les enfants n'ayant jamais vécu en France avec leur mère.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407491(TA38-2407491)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 28 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), compte tenu de la brièveté de son séjour et de l'absence de liens familiaux en France. Enfin, la décision fixant le pays de renvoi a été validée, faute pour le requérant de démontrer la réalité des risques personnels encourus en cas de retour en Guinée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2407863(TA38-2407863)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant camerounais, contre l'arrêté du préfet de l'Isère du 5 mars 2024 lui refusant un titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait commis une erreur de droit en opposant systématiquement l'absence de visa de long séjour sans exercer son pouvoir de régularisation, en méconnaissance des articles L. 412-1 et L. 412-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité à M. B dans un délai d'un mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206007(TA38-2206007)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal a relevé que ce refus implicite avait été remplacé par un arrêté explicite du 22 septembre 2022, lequel avait déjà été annulé par un jugement définitif du 29 décembre 2022, confirmé en appel. En raison de l’autorité de la chose jugée attachée à cette décision, la nouvelle demande était irrecevable. Les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et au titre des frais de justice ont donc été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407887(TA38-2407887)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, de nationalité marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour "travailleur saisonnier" et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Savoie. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que le préfet avait légalement pu refuser le titre, estimant que M. A ne s'engageait pas à maintenir sa résidence hors de France, condition prévue à l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention de New York.

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OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA38-2500486(TA38-2500486)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de l'Isère d'accueillir M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 14 novembre 2024, dans une structure d'hébergement adaptée. Constatant l'absence d'offre malgré la décision de la commission, le juge a enjoint au préfet de proposer un hébergement dans un délai de deux mois, sous astreinte de 80 euros par jour de retard. La solution retenue applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit à l'hébergement opposable (DALO).

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OrdonnanceExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2501654(TA38-2501654)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne le droit d'asile. La requérante, Mme B, contestait le délai de plus de 50 jours fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de sa demande d'asile, la privant des conditions matérielles d'accueil. Le juge des référés a constaté que ce délai excédait manifestement le délai légal maximal de dix jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a ordonné à la préfète de l'Isère de convoquer Mme B sous huit jours pour enregistrer sa demande d'asile, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2410000(TA38-2410000)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l’exécution d’une décision de la commission de médiation lui reconnaissant un droit au logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation du greffe, elle n’a pas été signée par la requérante, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500520(TA38-2500520)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Châteauneuf-sur-Isère à M. et Mme D pour l'extension d'une habitation. La juridiction a estimé qu'aucun des moyens soulevés par les requérants, tenant notamment à une prétendue fraude dans le dossier ou à la méconnaissance du plan local d'urbanisme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté contesté. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la condition d'urgence.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2501186(TA38-2501186)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de M. A, ressortissant tunisien, contre deux arrêtés préfectoraux : une obligation de quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour de six mois (préfet de la Drôme) et une prolongation de cette interdiction de deux ans (préfet du Vaucluse). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, jugeant les décisions suffisamment motivées et proportionnées. Il a notamment considéré que l'obligation de quitter le territoire ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de son entrée récente et irrégulière en France et de son comportement délictueux. Les décisions ont été rendues sur le fondement des articles L. 612-2, L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2305677(TA38-2305677)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme O L H et autres demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Salins-Fontaine à la société Les Hauts Salins pour un bâtiment de 13 logements. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la signature de l'arrêté par une adjointe bénéficiant d'une délégation régulièrement publiée étant valable. Il a également jugé que le moyen fondé sur l'insuffisance de la notice architecturale au regard de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme n'était pas fondé, sans examiner les autres moyens soulevés. La solution retenue est le rejet de la requête, avec mise à la charge des requérants des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2100953(TA38-2100953)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire de Peillonnex d’ordonner la destruction d’un chenil voisin, en raison de son implantation en zone urbaine et de sa nature d’élevage non familial. En cours d’instance, les propriétaires du chenil ont déplacé leurs chiens, rendant impossible toute mesure de police. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet, car le maire ne pouvait plus exercer son pouvoir de police pour faire cesser les infractions alléguées. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté les demandes au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2100849(TA38-2100849)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient la condamnation du centre hospitalier de Valence pour faute lors de la prise en charge de leur enfant, à la suite d’une amputation traumatique de l’auriculaire. Les requérants invoquaient une faute fondée sur l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, mais n’ont pas établi de lien de causalité entre les actes reprochés et les préjudices allégués. Le tribunal a estimé qu’aucune faute chirurgicale n’était démontrée, les pièces du dossier ne corroborant pas l’existence d’une amputation osseuse non justifiée. En conséquence, la responsabilité de l’établissement a été écartée, et les frais d’expertise ont été mis à la charge des requérants.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2500539(TA38-2500539)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'attestation de prolongation d'instruction délivrée à M. A, en tant qu'elle ne l'autorisait pas à travailler à temps complet. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer un nouveau document autorisant le travail à temps complet sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2500555(TA38-2500555)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par M. C d'une demande d'astreinte pour assurer l'exécution d'une précédente ordonnance du 24 septembre 2024. Cette ordonnance enjoignait au préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour provisoire, ce qui n'avait pas été exécuté. Constatant le défaut d'exécution et les graves difficultés matérielles en résultant, le juge a modifié les mesures initiales. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sous quinze jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, en application des articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2204637(TA38-2204637)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision implicite de rejet du préfet de l'Isère refusant de délivrer une carte de résident à Mme B, ressortissante nigériane. La juridiction retient que cette décision, qui constitue une mesure de police, est illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de statuer à nouveau sur la demande dans un délai de trois mois, sans astreinte, et condamne l'État à verser 900 euros au conseil de Mme B au titre des frais d'instance.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2402827(TA38-2402827)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme A de récuser le docteur C H, expert désigné dans le cadre d’une procédure de référé. La requérante invoquait un doute sur l’impartialité de l’expert au motif que son cabinet d’avocats représentait également un ancien patient ayant engagé une action contre ce médecin. Le tribunal a jugé que cette seule circonstance, sans lien direct avec l’expertise en cours ni preuve d’hostilité manifestée par l’expert, ne suffisait pas à établir un doute sérieux sur son impartialité, en application des articles L. 721-1 et R. 621-6 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires (désignation d’un collège d’experts et délocalisation) ont été rejetées par voie de conséquence.

Résumé IA