Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2409208(TA38-2409208)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’une requête en annulation du refus de France Travail de l’inscrire rétroactivement sur la liste des demandeurs d’emploi. Par un mémoire du 5 février 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de son instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 18 février 2025, mettant ainsi fin à la procédure.
N° TA38-2407480(TA38-2407480)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant angolais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour, notamment par voie d'exception d'illégalité, ont également été écartés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA38-2501653(TA38-2501653)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, concerne le refus implicite de la préfète de l'Isère d'enregistrer dans les délais légaux la demande d'asile de Mme B D, ressortissante congolaise. La requérante soutenait que ce délai excessif (plus de 50 jours) portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit d'asile et à sa dignité, en la privant des conditions matérielles d'accueil. Cependant, lors de l'audience, la requérante a renoncé à ses conclusions à fin de suspension, ce qui a mis fin à l'instance sans que le juge ne se prononce sur le fond. L'ordonnance admet l'intervention de l'association ADA et accorde l'aide juridictionnelle provisoire, mais ne statue pas sur la légalité du délai d'enregistrement au regard des articles L. 521-4 et L. 551-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2407862(TA38-2407862)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 5 mars 2024 par lequel le préfet de l'Isère refusait de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante algérienne, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'autorité de la chose jugée en fondant son refus sur les mêmes motifs que ceux d'un précédent arrêté annulé par le tribunal en 2022. Cette solution a été retenue sur le fondement du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, relatif à la délivrance d'un certificat de résidence pour raisons médicales.
N° TA38-2501659(TA38-2501659)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant camerounais, pour contester le délai de plus de cinquante jours fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a constaté que ce délai excédait les trois jours ouvrés prévus à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, privant le requérant, isolé et vulnérable, du bénéfice des conditions matérielles d'accueil en période hivernale. Il a estimé que cette situation portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile et à la dignité humaine, libertés fondamentales. En conséquence, l'ordonnance a enjoint à la préfète d'enregistrer la demande d'asile dans un délai de trois jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2403371(TA38-2403371)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B pour contester le refus de France Travail de procéder à son inscription rétroactive sur les listes de demandeurs d'emploi. En cours d'instance, le requérant s'est désisté purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement. Aucune autre solution au fond n'a été retenue.
N° TA38-2207331(TA38-2207331)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A C, de nationalité comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français pris par le préfet de la Savoie. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la requérante ne remplissait pas les conditions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de justifier d'une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de son enfant français. La décision a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention de New York relative aux droits de l'enfant.
N° TA38-2501280(TA38-2501280)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du 6 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et une assignation à résidence du 6 janvier 2025. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que la délégation de signature était régulière. Il a jugé que l'obligation de quitter le territoire ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son entrée irrégulière récente et de l'absence d'attaches familiales en France. Enfin, le tribunal a validé le refus de délai de départ volontaire, en application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du risque de soustraction à la mesure d'éloignement.
N° TA38-2501262(TA38-2501262)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 5 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la très récente présence en France de l'intéressé et de ses attaches familiales en Algérie. En conséquence, l'exception d'illégalité soulevée contre les autres décisions a été rejetée, et l'ensemble des conclusions à fin d'annulation a été rejeté.
N° TA38-2306089(TA38-2306089)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B d’un recours contestant le refus du département de l’Isère de lui attribuer une carte mobilité inclusion mention stationnement. Par un mémoire du 29 janvier 2025, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple et qu’aucun obstacle ne s’y opposait, en a donné acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’ordonnance prononce ainsi le désistement d’instance sans examiner le fond du litige.
N° TA38-2409919(TA38-2409919)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté, par une ordonnance du 18 février 2025, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. A. Celui-ci contestait le retrait d'un point sur son permis de conduire, mais le ministre de l'intérieur a démontré que ce point lui avait été restitué. La requête est donc devenue sans objet, et le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour clore l'affaire.
N° TA38-2407493(TA38-2407493)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 9 septembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de la faible durée de son séjour en France et de l'absence de liens familiaux stables. La décision fixant le pays de renvoi a également été validée, faute pour le requérant de démontrer la réalité des risques personnels encourus en cas de retour au Nigéria.
N° TA38-2501707(TA38-2501707)
Requête en référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) rejetée par le Tribunal administratif de Grenoble. Le juge des référés a estimé que la demande de M. B, qui dénonçait des faits de harcèlement moral et autres violences professionnelles contre l'INRIA et des universités, était manifestement irrecevable en raison de l'absence de conclusions claires et de moyens identifiables. La requête a été rejetée sans audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2407863(TA38-2407863)
Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B, ressortissant camerounais, contre l'arrêté du préfet de l'Isère du 5 mars 2024 lui refusant un titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait commis une erreur de droit en opposant systématiquement l'absence de visa de long séjour sans exercer son pouvoir de régularisation, en méconnaissance des articles L. 412-1 et L. 412-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité à M. B dans un délai d'un mois.
N° TA38-2206007(TA38-2206007)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le tribunal a relevé que ce refus implicite avait été remplacé par un arrêté explicite du 22 septembre 2022, lequel avait déjà été annulé par un jugement définitif du 29 décembre 2022, confirmé en appel. En raison de l’autorité de la chose jugée attachée à cette décision, la nouvelle demande était irrecevable. Les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et au titre des frais de justice ont donc été rejetées.
N° TA38-2204637(TA38-2204637)
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule la décision implicite de rejet du préfet de l'Isère refusant de délivrer une carte de résident à Mme B, ressortissante nigériane. La juridiction retient que cette décision, qui constitue une mesure de police, est illégale en raison d'un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de statuer à nouveau sur la demande dans un délai de trois mois, sans astreinte, et condamne l'État à verser 900 euros au conseil de Mme B au titre des frais d'instance.
N° TA38-2407887(TA38-2407887)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, de nationalité marocaine, qui contestait le refus de titre de séjour "travailleur saisonnier" et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Savoie. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que le préfet avait légalement pu refuser le titre, estimant que M. A ne s'engageait pas à maintenir sa résidence hors de France, condition prévue à l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention de New York.
N° TA38-2501650(TA38-2501650)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C, ressortissante angolaise enceinte et vulnérable, qui contestait le délai de plus de cinquante jours fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a constaté que ce délai excédait manifestement le délai légal maximal de dix jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, portant ainsi une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale. En conséquence, il a ordonné à la préfète d'enregistrer la demande d'asile de Mme C dans un délai de trois jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA38-2500486(TA38-2500486)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné au préfet de l'Isère d'accueillir M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 14 novembre 2024, dans une structure d'hébergement adaptée. Constatant l'absence d'offre malgré la décision de la commission, le juge a enjoint au préfet de proposer un hébergement dans un délai de deux mois, sous astreinte de 80 euros par jour de retard. La solution retenue applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit à l'hébergement opposable (DALO).
N° TA38-2410000(TA38-2410000)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui demandait l’exécution d’une décision de la commission de médiation lui reconnaissant un droit au logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car, malgré une demande de régularisation du greffe, elle n’a pas été signée par la requérante, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.