Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501077(TA38-2501077)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré un rendez-vous le 21 mars 2025 en cours d'instance, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande. Par ailleurs, Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'Etat a été condamné à verser 600 euros à son avocat, sous réserve du renoncement à la part contributive de l'Etat.
N° TA38-2501078(TA38-2501078)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, qui demandait des mesures pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. La requête était dirigée contre la préfète de l'Isère, qui avait finalement délivré le rendez-vous sollicité, rendant le litige sans objet. Le juge a constaté que le désistement était pur et simple et a ordonné qu'il en soit donné acte, sans prononcer d'injonction ni d'astreinte. Aucun texte de fond n'a été appliqué au-delà des dispositions procédurales du code de justice administrative.
N° TA38-2501094(TA38-2501094)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une étudiante étrangère demandant la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant convoqué l'intéressée à un rendez-vous pour une prise d'empreintes, le juge a constaté que les conclusions de la requête avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA38-2501811(TA38-2501811)
Demande d'exécution d'une ordonnance du juge des référés du Tribunal Administratif de Grenoble, qui avait enjoint à la préfète de l'Isère de fixer un rendez-vous à une famille pour l'enregistrement de leur demande d'asile. Le juge rejette la requête des demandeurs visant à assortir cette injonction d'une astreinte, au motif que le délai d'exécution de l'ordonnance initiale n'était pas encore écoulé. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut de fondement, sur la base de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.
N° TA38-2501756(TA38-2501756)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par un couple de ressortissants nord-macédoniens accompagnés de leurs deux jeunes enfants, dont l'une souffre de problèmes médicaux. Les requérants contestaient le délai de près de soixante jours fixé par la préfète de l'Isère pour l'enregistrement de leur demande d'asile, les privant ainsi des conditions matérielles d'accueil. Le juge a considéré que ce délai excédait manifestement le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constituant une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, à la dignité humaine et à l'intérêt supérieur de l'enfant. En conséquence, il a enjoint à la préfète d'enregistrer leur demande d'asile sous trois jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2501746(TA38-2501746)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait, sur le fondement de l'article L.1111-7 du Code de la santé publique, qu'il soit enjoint au centre hospitalier régional de Grenoble de répondre à ses questions médicales. La requérante n'ayant pas précisé le fondement juridique de sa demande parmi les articles L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative, le juge a estimé qu'elle n'était pas assortie des précisions nécessaires. De plus, à supposer qu'elle ait visé l'article L. 521-2, l'urgence n'était pas établie plus de vingt ans après les faits. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA38-2501469(TA38-2501469)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B, ressortissant albanais, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de l’Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car M. B, présent en France depuis 2018 et titulaire d’un contrat de travail à durée indéterminée, n’établissait pas de circonstances particulières justifiant un traitement prioritaire de sa demande par rapport à d’autres étrangers en situation similaire. La requête a été rejetée par ordonnance motivée, sans qu’il soit besoin d’examiner le caractère utile de la mesure.
N° TA38-2501467(TA38-2501467)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la requête de M. B A qui demandait d’enjoindre à la préfète de l’Isère de lui délivrer une attestation d’avis favorable à sa demande de titre de séjour « étudiant ». Le juge constate que le silence gardé par l’administration pendant quatre-vingt-dix jours a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la demande fondée sur l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qui visait à obtenir une mesure utile, ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative et ne peut être accueillie. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA38-2501096(TA38-2501096)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 19 février 2025, a pris acte du désistement pur et simple de l'association "commission des citoyens pour les droits de l'homme" de sa requête. Celle-ci demandait l'annulation du refus implicite du centre hospitalier Drôme Vivarais de communiquer le registre de contention et d'isolement de 2023 ainsi que le rapport annuel associé. Le tribunal a appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement, sans se prononcer sur le fond du litige.
N° TA38-2501025(TA38-2501025)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus de délivrance d’une carte professionnelle d’agent privé de sécurité. Le requérant a maintenu sa demande de frais de justice. Le tribunal a condamné le Conseil national des activités privées de sécurité à verser 1 200 euros à M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500416(TA38-2500416)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer un rendez-vous à Mme B dans un délai de cinq jours pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour. La requérante, titulaire d'une carte de séjour expirée, justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne pour changer de statut vers un titre "salarié", malgré ses tentatives répétées. La solution retenue s'appuie sur le droit de l'intéressée à voir sa situation examinée et sur l'obligation pour l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.
N° TA38-2206682(TA38-2206682)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de l’autoriser à équiper son véhicule d’un gyrophare. Par un acte enregistré le 6 février 2025, le requérant s’est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance du 19 février 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue.
N° TA38-2500413(TA38-2500413)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de convoquer Mme A sous cinq jours pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, titulaire d'un visa long séjour expiré, justifiait de difficultés persistantes à obtenir un rendez-vous en préfecture, caractérisant une situation d'urgence et d'utilité. Le tribunal a rejeté la demande d'astreinte et celle de délivrance immédiate d'un récépissé avec autorisation de travail, cette dernière étant subordonnée au dépôt d'un dossier complet. L'État a été condamné à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA38-2500365(TA38-2500365)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant le retrait partiel de sa subvention MaPrimeRenov' par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). Le juge a constaté que, malgré une demande de régularisation, le requérant n'avait pas transmis chaque pièce jointe par un fichier distinct, en méconnaissance de l'article R. 414-5 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code, sans examen au fond.
N° TA38-2500352(TA38-2500352)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A contestant le retrait partiel d’une subvention MaPrimeRenov’ par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). Le requérant, représenté par un avocat, n’a pas respecté l’obligation de transmettre chaque pièce par un fichier distinct, malgré une demande de régularisation restée sans effet. Cette irrecevabilité est fondée sur l’article R. 414-5 du code de justice administrative, combiné avec l’article R. 222-1 (4°) du même code. La solution retenue est le rejet pur et simple de la requête sans examen au fond.
N° TA38-2302762(TA38-2302762)
Désistement d’instance. Le Tribunal administratif de Grenoble donne acte du désistement de Mme B, qui a retiré sa requête en annulation d’une décision du maire de Saint-Egrève relative au recouvrement de sommes indûment versées. La solution retenue est fondée sur l’article R.222-1 du code de justice administrative. Les conclusions des parties au titre de l’article L.761-1 du même code sont rejetées.
N° TA38-2408206(TA38-2408206)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble donne acte du désistement pur et simple de M. A de son recours en excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de l'Isère refusant sa demande de regroupement familial pour son épouse et sa fille. Le tribunal, statuant sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que rien ne s'oppose à ce désistement. Il rejette toutefois la demande de M. A tendant à la condamnation de l'État au titre de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y a pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
N° TA38-2501092(TA38-2501092)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant convoqué la requérante à un rendez-vous le 11 mars 2025, le juge a constaté que les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte avaient perdu leur objet, prononçant un non-lieu à statuer. Il a également accordé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et condamné l'État à verser 800 euros à l'avocate de Mme A au titre des frais de justice, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501479(TA38-2501479)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait l’intervention du juge pour obtenir un rendez-vous en vue de la délivrance d’un titre de séjour pour son épouse. La requête ne contenait aucune conclusion tendant à l’annulation d’une décision administrative ou à la réparation d’un préjudice, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu’il n’appartient pas à la juridiction administrative de donner des conseils, de faire œuvre d’administrateur ou de prononcer une injonction en dehors des procédures prévues, notamment l’article L. 521-3 du même code. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA38-2501757(TA38-2501757)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a jugé que le délai de plus de cinquante jours imposé à Mme B, une ressortissante guinéenne isolée, pour l'enregistrement de sa demande d'asile excédait le délai légal de trois jours ouvrés prévu à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette carence administrative a été considérée comme une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, une liberté fondamentale, et à la dignité humaine, en privant la requérante des conditions matérielles d'accueil en période hivernale. En conséquence, le juge a enjoint à la préfète de l'Isère d'enregistrer la demande d'asile dans un délai de trois jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.