Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2501707(TA38-2501707)
Requête en référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) rejetée par le Tribunal administratif de Grenoble. Le juge des référés a estimé que la demande de M. B, qui dénonçait des faits de harcèlement moral et autres violences professionnelles contre l'INRIA et des universités, était manifestement irrecevable en raison de l'absence de conclusions claires et de moyens identifiables. La requête a été rejetée sans audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA38-2203929(TA38-2203929)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné le recours de Mme et M. D E contre le refus de regroupement familial pour leurs enfants. Le préfet ayant retiré l'arrêté initial du 17 mai 2022 par un nouvel arrêté du 8 juillet 2022, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur le premier arrêté. La requête a été regardée comme dirigée contre le second arrêté, qui rejetait la demande au motif que Mme D E ne relevait pas du régime du regroupement familial. Les moyens soulevés par les requérants, portant sur les conditions de ressources et de logement, ont été jugés inopérants car ils ne critiquaient que l'arrêté initial. Le tribunal a également rejeté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, les enfants n'ayant jamais vécu en France avec leur mère.
N° TA38-2303151(TA38-2303151)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait une contrainte de la Mutualité sociale agricole (MSA) des Alpes du Nord pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 1 357,68 euros. La requête a été jugée irrecevable car tardive, l'opposition à contrainte ayant été enregistrée le 16 mai 2023, alors que le délai de quinze jours pour former opposition expirait le 22 avril 2023, conformément à l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. La notification de la contrainte, reçue le 7 avril 2023, mentionnait les voies et délais de recours.
N° TA38-2501404(TA38-2501404)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, mère de trois enfants, qui se trouvait sans hébergement avec sa famille. Constatant que la préfète de l'Isère n'avait pas exécuté une précédente injonction visant à enregistrer la demande d'asile de l'intéressée et que la famille était à la rue malgré des appels au 115, le juge a retenu une carence caractérisée de l'administration. Il a estimé que cette situation portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale d'hébergement d'urgence, au sens des articles L. 345-2 et L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, le tribunal a enjoint à la préfète de proposer un hébergement d'urgence à Mme A et ses enfants dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2406945(TA38-2406945)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme C épouse B de ses conclusions en annulation et injonction contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de l'Isère. La requérante, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale, a maintenu ses conclusions au titre des frais de justice. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, le tribunal a condamné l'État à verser 900 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
N° TA38-2500589(TA38-2500589)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme B. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA38-2407910(TA38-2407910)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, estimant que le secrétaire général de la préfecture disposait d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, sa cellule familiale pouvant se reconstituer en Tunisie. Enfin, le tribunal a rappelé que M. B ne pouvait utilement se prévaloir de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 régissant déjà la délivrance de titres de séjour pour activité salariée.
N° TA38-2501331(TA38-2501331)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B pour obtenir la liquidation provisoire de l'astreinte prononcée le 31 janvier 2025 et son augmentation à 200 euros par jour. La préfète de l'Isère n'ayant pas exécuté l'injonction de fixer un rendez-vous pour l'enregistrement de la demande d'asile, le juge a liquidé provisoirement l'astreinte à 1 000 euros sur le fondement des articles L. 911-6 et suivants du code de justice administrative. Constatant un élément nouveau (l'inexécution), il a également fait droit à la demande d'augmentation de l'astreinte en application de l'article L. 521-4 du même code.
N° TA38-2500552(TA38-2500552)
Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne le refus implicite de la préfète de l'Isère de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à Mme B C, ressortissante marocaine en attente du renouvellement de son titre de séjour. Le juge écarte l'exception de non-lieu soulevée par la préfecture, constatant que l'attestation délivrée par erreur ne concerne pas la requérante. Il retient l'urgence et l'utilité de la mesure, en application de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, et enjoint à la préfète de délivrer l'attestation sous 5 jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
N° TA38-2403277(TA38-2403277)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme B de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La requérante, qui avait obtenu l'aide juridictionnelle totale, maintenait sa demande de frais irrépétibles sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. L'ordonnance, rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte du désistement et rejette les conclusions accessoires.
N° TA38-2404837(TA38-2404837)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A B d’une requête en annulation d’une décision implicite de rejet de la CAF de l’Isère concernant une demande de remise de dettes sur prestations sociales. Constatant que cette requête était un doublon d’une autre enregistrée le même jour sous le n° 2404807, le tribunal a ordonné sa radiation du registre du greffe. La solution retenue est donc une radiation pour cause de litispendance, fondée sur les principes généraux de procédure et le code de justice administrative.
N° TA38-2501175(TA38-2501175)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, contestant l'arrêté du 30 janvier 2025 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités suisses pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 603/2013 et n° 604/2013 (Dublin III) relatifs à l'information du demandeur, aux critères de responsabilité et aux délais de procédure, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert vers la Suisse.
N° TA38-2500806(TA38-2500806)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a accordé un rendez-vous au requérant, rendant sans objet les conclusions principales. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2410405(TA38-2410405)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme C épouse B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour expiré. La préfète de l'Isère ayant accordé un rendez-vous le 20 janvier 2025, postérieurement à l'introduction de la requête, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer. La solution retenue est un non-lieu à statuer, les mesures sollicitées étant devenues sans objet.
N° TA38-2500294(TA38-2500294)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance en urgence, a enjoint à la préfète de l’Isère d’accueillir Mme B dans une structure d’hébergement adaptée, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La requérante avait été reconnue prioritaire par la commission de médiation de l’Isère le 17 octobre 2024, sans qu’aucune offre ne lui ait été proposée. Le juge a fait application des dispositions de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, qui permet au demandeur prioritaire non hébergé de saisir le tribunal. L’urgence a également justifié l’admission provisoire de Mme B à l’aide juridictionnelle.
N° TA38-2409895(TA38-2409895)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A épouse C, qui demandait l'annulation d'un arrêté du maire de Chamonix-Mont-Blanc autorisant l'extension et la surélévation d'un chalet. La requérante invoquait l'irrégularité de l'affichage du permis, l'impact sur la luminosité et la vue de l'appartement de sa mère, ainsi que l'isolement de celle-ci. Le tribunal a jugé que ces moyens étaient inopérants, car ils ne portaient pas sur la légalité de la décision attaquée mais sur des questions de recevabilité ou des considérations sans incidence juridique. La requête a été rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative.
N° TA38-2408807(TA38-2408807)
Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 17 février 2025, a donné acte du désistement de M. B, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a constaté ce désistement sans examiner le fond du litige.
N° TA38-2404229(TA38-2404229)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de La Chapelle Blanche. En cours d’instance, la commune a informé le tribunal du retrait du permis litigieux, et M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 17 février 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à la condamnation de M. A au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA38-2403284(TA38-2403284)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui contestait le refus du préfet de l'Isère de lui délivrer un récépissé avec droit au travail. La requérante s'est désistée de sa requête en excès de pouvoir après avoir obtenu l'aide juridictionnelle totale. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans qu'il soit nécessaire de statuer sur le fond. Aucune injonction ni frais d'instance n'ont été prononcés.
N° TA38-2403058(TA38-2403058)
Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 17 février 2025, du désistement pur et simple du préfet de la Haute-Savoie de son recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire délivré par le maire de Manigod à la SAS Felice Home. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et n'a fait droit aux demandes de la commune et de la société tendant à la condamnation de l'État au titre des frais de procès.