Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2501564(TA38-2501564)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Viry (Haute-Savoie) visant à obtenir une expertise sur un immeuble menaçant. La décision ordonne la désignation d’un expert chargé d’examiner les désordres, de constater un éventuel péril imminent, et de proposer des mesures de sauvegarde. Cette procédure est fondée sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation et R. 531-1 du code de justice administrative. L’expert doit remettre son rapport sous cinq jours, et les frais seront taxés ultérieurement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501231(TA38-2501231)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de M. B visant à liquider définitivement une astreinte pour inexécution d’ordonnances antérieures relatives à une demande de regroupement familial. La préfète de l’Isère a finalement accueilli favorablement cette demande le 11 février 2025, bien que tardivement. Le juge a estimé qu’il n’y avait pas lieu de liquider l’astreinte pour la période de retard, en application de l’article L. 911-7 du code de justice administrative, et a rejeté le surplus des conclusions.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501193(TA38-2501193)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de séjour opposé à une ressortissante marocaine par la préfète de l'Isère. La requérante invoquait l'urgence en raison d'une menace sur son contrat de travail, mais le juge a estimé que cette condition n'était pas remplie, faute de circonstances particulières et alors que le titre précédent avait été délivré en exécution d'un jugement annulé depuis. La décision applique l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige à la fois urgence et doute sérieux sur la légalité de l'acte.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2501107(TA38-2501107)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 2 février 2025 par lequel la préfète de l'Isère prolongeait de deux ans l'interdiction de retour sur le territoire français de M. D, ressortissant algérien. Le juge a estimé que cette décision était insuffisamment motivée au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète n'ayant pas mentionné la naissance récente de l'enfant de M. D. En conséquence, le tribunal a également enjoint à l'administration d'effacer le signalement de l'intéressé dans le système d'information Schengen. En revanche, la requête a été rejetée concernant l'arrêté d'assignation à résidence, dont la légalité n'a pas été remise en cause par l'annulation de la prolongation de l'interdiction de retour.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500551(TA38-2500551)

Suspension du refus de renouvellement d’une carte professionnelle d’agent de sécurité privé. Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, constate que le CNAPS a délivré la carte professionnelle postérieurement à l’introduction de la requête. Il prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction, devenues sans objet, et rejette les conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407512(TA38-2407512)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation collégiale, a rejeté les requêtes de M. D et Mme B, ressortissants géorgiens, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Haute-Savoie leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des textes précités et du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407511(TA38-2407511)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (5ème Chambre) a rejeté les requêtes de M. D et Mme B, ressortissants géorgiens, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 19 août 2024 leur refusant un titre de séjour et leur faisant obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes d’annulation et d’injonction. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2407495(TA38-2407495)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant angolais, contestant l’arrêté du préfet de la Drôme du 7 août 2024 refusant son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que le refus ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, l’intéressé étant en France depuis moins d’un an, célibataire et sans enfant, et sa demande d’asile ayant été rejetée. Les exceptions d’illégalité soulevées contre l’obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de renvoi ont été rejetées par voie de conséquence.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2208583(TA38-2208583)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre) a annulé la décision du 1er septembre 2022 par laquelle le directeur du CNAPS a refusé à Mme B l'autorisation préalable d'accéder à une formation d'agent privé de sécurité. La décision était fondée sur la mise en cause de Mme B pour des faits de destruction de véhicule et tentative d'escroquerie. Le tribunal a jugé que ces faits, commis dans un contexte de détresse personnelle (tentative de suicide) et n'ayant donné lieu qu'à un simple rappel à la loi, ne traduisaient pas un comportement contraire à la probité ou à la sécurité des biens au sens des articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure. Par conséquent, la décision du CNAPS est entachée d'une erreur d'appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2208151(TA38-2208151)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions en annulation et injonction, le CNAPS ayant délivré la carte professionnelle d'agent de recherche privée sollicitée le 21 janvier 2025. Le juge a toutefois condamné le CNAPS à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais d'instance (article L. 761-1 du code de justice administrative), estimant que les circonstances de l'espèce le justifiaient. La décision initiale de refus, fondée sur les articles du code de la sécurité intérieure et du code de procédure pénale, n'a pas été examinée au fond en raison de ce désistement.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2206223(TA38-2206223)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B, détenu à la maison d'arrêt de Bonneville, qui contestait la légalité de trois fouilles intégrales subies en octobre et novembre 2021. Il estimait que ces fouilles, non justifiées par des nécessités de sécurité, violaient l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 225-1 à L. 225-3 du code pénitentiaire, et sollicitait 300 euros de dommages et intérêts. Le tribunal a rejeté sa requête, jugeant que l'administration pénitentiaire avait démontré que ces fouilles étaient justifiées par des risques spécifiques liés au profil et au comportement du requérant, et qu'elles étaient proportionnées. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009, rappelant que les fouilles intégrales doivent être nécessaires, subsidiaires et adaptées à la personnalité du détenu.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2205531(TA38-2205531)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, gérant d'une officine concurrente, qui demandait l'annulation d'un arrêté du directeur général de l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes autorisant le transfert d'une pharmacie à Cluses. Le tribunal a d'abord jugé que M. A justifiait d'un intérêt à agir, rejetant la fin de non-recevoir soulevée en défense. Sur le fond, il a estimé que le dossier de demande de transfert était complet, le titre locatif produit respectant les exigences de l'arrêté du 30 juillet 2018. Enfin, il a considéré que les conditions de desserte de la population prévues aux articles L. 5125-3, L. 5125-3-1 et L. 5125-3-2 du code de la santé publique étaient remplies, le ruisseau de l'Englenaz constituant une limite naturelle pertinente et la population future justifiant le transfert.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2202701(TA38-2202701)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS HetL Prestations à domicile, qui contestait une amende administrative de 20 450 euros pour manquements aux obligations de décompte de la durée du travail. La société, active dans l'aide à domicile, était sanctionnée pour l'absence de documents de décompte pour 9 salariés administratifs et 400 intervenants à domicile. Le tribunal a jugé la décision de la directrice régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités suffisamment motivée et a écarté les moyens d'erreur de fait, de droit et d'appréciation, considérant que les manquements étaient établis au regard des articles L. 3171-2 et D. 3171-8 du code du travail. La demande subsidiaire de réduction de l'amende a également été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA38-2500783(TA38-2500783)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de l'Isère refusant la délivrance d'un titre de séjour à M. A, ressortissant togolais. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la suspension du contrat de travail de l'intéressé et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'une possible méconnaissance de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de M. A sous deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous quarante-huit heures, sous astreinte de 150 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2410276(TA38-2410276)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 18 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de justificatifs suffisants concernant la relation et la grossesse alléguées. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives à l'interdiction de retour.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2500573(TA38-2500573)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de M. A de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir. Le juge a admis provisoirement le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle sur le fondement de l'urgence. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle. La décision se fonde sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500893(TA38-2500893)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 21 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu et l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, ainsi que le principe général du droit de l'Union européenne relatif au respect des droits de la défense. Seule l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été accordée.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2500575(TA38-2500575)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme A de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir. La requérante, qui avait obtenu une attestation de prolongation d’instruction de la part de la préfète de l’Isère, a été admise provisoirement au bénéfice de l’aide juridictionnelle. L’État a été condamné à verser 800 euros à son avocat sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2201773(TA38-2201773)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, qui demandait la condamnation de l'ONIAM à l’indemniser d’un accident médical non fautif survenu après une chirurgie bariatrique réalisée en janvier 2015 dans un établissement de santé privé. La juridiction s’est déclarée incompétente au profit de l’ordre judiciaire, en application de l’article L. 1142-20 du code de la santé publique, qui attribue la compétence selon la nature du fait générateur du dommage. Le litige portant sur un accident médical survenu dans un établissement privé, le tribunal administratif n’était pas compétent pour en connaître.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2500219(TA38-2500219)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A B épouse E de ses conclusions en suspension et en injonction, après que la préfète de l'Isère l'a convoquée à un rendez-vous le 3 février 2025 pour réexaminer sa demande de titre de séjour. La requérante a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. L'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve des conditions d'admission définitive à l'aide juridictionnelle.

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