Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2500408(TA38-2500408)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A B, qui demandait des renseignements juridiques sur la manière de justifier sa réclamation contre l'impôt sur le revenu de 2021. La juridiction a considéré que cette demande était manifestement irrecevable, car il ne lui appartient pas de fournir des conseils juridiques aux contribuables, ce rôle relevant des avocats. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes irrecevables sans instruction préalable.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2200017(TA38-2200017)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Seyssuel pour une maison individuelle. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt à agir, reconnaissant la qualité de voisin immédiat du requérant. Sur le fond, il a examiné les moyens soulevés, notamment l’absence d’étude hydraulique, la méconnaissance des règles du plan local d’urbanisme (PLU) et du code de l’urbanisme, ainsi que la prétendue fraude aux règles du lotissement. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre des articles L. 600-1-2 et R. 600-1 du code de l’urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2201044(TA38-2201044)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé deux délibérations du conseil municipal des Mollettes du 20 décembre 2021. La première supprimait un emploi permanent d'ATSEM et la seconde créait un emploi non permanent pour le même poste. Le tribunal a jugé que ces délibérations étaient entachées d'une erreur de fait et d'un détournement de pouvoir, car elles visaient à recruter un agent contractuel ayant un lien familial avec un conseiller municipal, sans justification par un besoin temporaire d'activité. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales et R. 612-6 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500956(TA38-2500956)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné la demande de M. B visant à suspendre le refus implicite de la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que cette demande était devenue sans objet, car un refus implicite de renouvellement du titre de séjour était intervenu entre-temps, épuisant les effets de la décision contestée. Par ailleurs, la demande de suspension du refus implicite de renouvellement du titre de séjour a été jugée irrecevable, faute de requête au fond correspondante. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2307258(TA38-2307258)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant le classement sans suite de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet de l'Isère, motivé par une incompétence territoriale. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que la délivrance provisoire d'un récépissé, ordonnée par le juge des référés, ne privait pas d'objet les conclusions en annulation. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de classement sans suite, considérant que le préfet s'était fondé sur un rapport d'enquête insuffisant pour établir un changement de domicile, alors que M. A justifiait d'un bail à Saint-Martin-d'Hères. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2206370(TA38-2206370)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. et Mme B contre un refus de l’OFII de leur accorder les conditions matérielles d’accueil, a constaté leur désistement. Les requérants n’ont pas confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai d’un mois suivant une demande fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 13 février 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant fin à l’instance.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2107924(TA38-2107924)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SCI Les Lycs d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 1er juin 2021 par lequel le maire d’Huez-en-Oisans a accordé un permis de construire à la société T3 Les Cimes pour un bâtiment à vocation hôtelière et touristique. La requérante invoquait notamment l’incomplétude du dossier de demande, la méconnaissance des règles de hauteur et d’implantation du plan local d’urbanisme (PLU), ainsi que l’insuffisance des places de stationnement et des logements pour travailleurs saisonniers. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que le dossier était complet, que les règles du PLU étaient respectées et que les autres griefs n’étaient pas fondés. En conséquence, la requête a été rejetée, de même que les conclusions subsidiaires fondées sur l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, et les demandes de frais de justice des parties ont été écartées.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501441(TA38-2501441)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, titulaire d’un certificat de résidence algérien valable jusqu’au 3 avril 2025. Le juge a estimé que l’urgence, condition nécessaire pour l’application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, n’était pas établie. En conséquence, la demande a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code, sans examen au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2204504(TA38-2204504)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 13 février 2025, a constaté le désistement d'instance de la SARL Agence Alpes Gardiennage Sécurité (SAGS). Cette société contestait un refus d'autorisation d'exercer émis par le Conseil national des activités privées de sécurité. Faute pour la requérante d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement sans examiner le fond du litige.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2501332(TA38-2501332)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu la décision de la préfète de l'Isère fixant au 19 mars 2025 l'enregistrement de la demande d'asile d'une famille albanaise avec trois enfants mineurs, présentée le 3 février 2025. Le juge a estimé que ce délai excédait les trois jours ouvrés prévus à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que la préfecture justifie de circonstances exceptionnelles. Cette atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, a été aggravée par l'absence d'hébergement de la famille dormant dans la rue, la privant des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a enjoint à la préfète d'enregistrer les demandes d'asile sous trois jours ouvrés, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2300178(TA38-2300178)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus du préfet de la Haute-Savoie d'enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que la décision de refus d'enregistrement était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant la demande abusive, faute d'éléments nouveaux depuis un précédent refus de titre de séjour. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 423-7 et L. 423-8, ainsi que sur la jurisprudence relative au caractère abusif ou dilatoire d'une demande.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408835(TA38-2408835)

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 13 février 2025, a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la commission nationale de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis de l’indemniser. La requérante invoquait l’injustice de la loi n° 2022-229 du 23 février 2022, qui exclut les descendants directs des personnes concernées, sans soulever aucun moyen de légalité. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 411-1 du code de justice administrative, le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable, faute d’exposé de moyens. La solution retenue est le rejet pour irrecevabilité manifeste.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408369(TA38-2408369)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, de nationalité russe, contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 13 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, car l'arrêté, notifié le 18 septembre 2024 avec mention des voies et délais de recours, n'a été contesté que le 29 octobre 2024, soit au-delà du délai d'un mois prévu par l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation, sans examen au fond des moyens soulevés.

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DécisionExécution d'un jugementREJETE

TA38-2206159(TA38-2206159)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. J E et autres demandant l'annulation de la délibération du 5 mai 2022 par laquelle le conseil municipal de Moirans a approuvé la modification simplifiée n°1 de son plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient notamment la procédure de notification aux personnes publiques associées, l'absence d'enquête publique et d'évaluation environnementale, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la notification aux personnes publiques associées était régulière, une simple erreur de plume sur un numéro d'envoi ne suffisant pas à établir un défaut de saisine, et a écarté les autres moyens soulevés. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 153-40 et suivants du code de l'urbanisme.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2501156(TA38-2501156)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait l’aide du tribunal dans l’instruction de sa demande d’acquisition de la nationalité française. Le tribunal a rappelé qu’il n’a pas compétence pour fournir des renseignements ou clarifier les documents manquants, ce rôle incombant à un avocat. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes irrecevables sans régularisation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2408366(TA38-2408366)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère du 29 septembre 2024 lui retirant son titre de séjour pour fraude, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. La juridiction a jugé que la décision de retrait était suffisamment motivée, en se fondant sur des éléments précis comme l'absence de dossier en préfecture, l'inexistence d'empreintes et une tentative antérieure d'obtention frauduleuse d'une carte d'identité française. Les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de motivation, ont été écartés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500532(TA38-2500532)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme C B par le préfet de la Haute-Savoie. La requérante invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’article L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, en raison de l’imputabilité partielle de la situation à l’intéressée, qui s’était maintenue irrégulièrement en France depuis 2021 sans démarche de régularisation. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles relatives aux frais d’instance.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2206645(TA38-2206645)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 14 avril 2022 par lequel le maire d’Huez a délivré un permis de construire un immeuble collectif de onze logements. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles R. 431-8 et R. 431-10 du code de l’urbanisme, le non-respect des règles de hauteur et d’implantation du plan local d’urbanisme, ainsi que des erreurs manifestes d’appréciation au regard des articles R. 111-2 et R. 111-27 du même code. La commune d’Huez a soulevé plusieurs fins de non-recevoir tirées du défaut de notification des recours gracieux et du défaut d’intérêt à agir de certains requérants. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions des requérants, sans préciser dans cet extrait le sort des demandes accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2500854(TA38-2500854)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 2 juillet 2024 par lequel le préfet de la Haute-Savoie avait prononcé l'expulsion de M. D du territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie et que les moyens tirés d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de délivrer à M. D un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler sous dix jours, et a condamné l'État à lui verser 800 euros au titre des frais d'instance.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA38-2500409(TA38-2500409)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir un rendez-vous et un récépissé avec droit au travail dans le cadre de sa demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré un récépissé valable du 22 janvier au 21 avril 2025, le juge a constaté que la demande d'injonction était devenue sans objet et n'a pas statué sur ces conclusions. Par ailleurs, M. A a été admis à l'aide juridictionnelle provisoire et l'État a été condamné à verser 500 euros à son avocate au titre des frais de justice, sous réserve des conditions prévues par la loi du 10 juillet 1991.

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