Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2200738(TA38-2200738)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en formation de la 3ème Chambre, a examiné une action de groupe introduite par le SNEP-UNSA. Le syndicat demandait à la rectrice de l'académie de Grenoble de régulariser une convention avec les établissements privés sous contrat pour permettre le versement de l'indemnité de suivi des apprentis aux enseignants concernés. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité, estimant que la requête ne faisait pas état d'un motif de discrimination au sens de la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité, faute pour le syndicat de démontrer une discrimination fondée sur un critère prohibé par cette loi.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500769(TA38-2500769)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les recours de M. B, ressortissant algérien, contre un arrêté du préfet de la Savoie du 29 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an, et contre un arrêté d’assignation à résidence du 24 janvier 2025. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, la méconnaissance des articles 8 et 12 de la Convention européenne des droits de l’homme, et l’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, il a validé les deux arrêtés, appliquant les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2410395(TA38-2410395)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C qui demandait à être convoquée par la préfecture pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère avait délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction, retirant ainsi le rejet implicite de sa demande. Le juge a estimé que, compte tenu des explications lacunaires de la requérante et de l'absence de réponse au mémoire en défense, la mesure sollicitée ne présentait pas le caractère d'utilité requis. La requête a donc été rejetée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2306221(TA38-2306221)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B qui contestait les permis de construire modificatifs délivrés par le maire de Thonon-les-Bains à la société Icade Promotion pour un projet de 123 logements. Le requérant soutenait que le dossier de demande était incomplet et que le projet méconnaissait l'article UE11 du plan local d'urbanisme relatif à l'aspect extérieur des constructions. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que les pièces fournies permettaient d'apprécier les modifications et que celles-ci n'affectaient pas l'insertion harmonieuse du projet dans le paysage urbain. La décision s'appuie sur les articles R.431-10 du code de l'urbanisme et UE11 du règlement du PLU.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2306090(TA38-2306090)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la SCCV Chamonix route du Bouchet contestant le refus du maire de Chamonix Mont-Blanc de lui délivrer un permis de construire pour un ensemble immobilier. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que le maire était tenu de refuser le permis en raison de l'avis défavorable de l'architecte des Bâtiments de France, rendu au titre des abords d'un monument historique. Cette solution s'appuie sur les articles R. 425-1 du code de l'urbanisme et L. 621-32 du code du patrimoine, qui imposent l'accord préalable de l'architecte pour les projets situés dans ce périmètre.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2500220(TA38-2500220)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions en référé-injonction, après que la préfète de l'Isère lui a accordé un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés a toutefois condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant que ce dernier n'avait pu obtenir ce rendez-vous qu'en engageant des frais de procédure. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500732(TA38-2500732)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution des décisions implicites de refus de délivrance d'un titre de séjour et d'un document provisoire opposées à M. B, ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le dossier de demande de titre de séjour était incomplet, ce qui justifiait le délai de traitement par la préfecture. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-1 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité des décisions.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2402015(TA38-2402015)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le requérant s’est désisté de ses conclusions en annulation et en injonction, désistement pur et simple auquel le tribunal a donné acte par ordonnance. La demande de M. B tendant à l’application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique a été rejetée, le juge estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R.222-1 et R.612-5-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2500734(TA38-2500734)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions à fin d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a délivré l’attestation de prolongation d’instruction sollicitée. Le juge a condamné l’État à verser 800 euros à M. B au titre des frais exposés, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2305952(TA38-2305952)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la SCCV Urban Home Venus contestant le refus de permis de construire délivré par le maire de Vougy le 13 juillet 2023. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles N1 et N2 du PLU et l'erreur de droit sur l'application de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité du refus, en s'appuyant sur les dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du PLU de la commune.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2500224(TA38-2500224)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions en injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, la préfète de l'Isère lui ayant accordé un rendez-vous le 5 février 2025. Le juge a admis provisoirement M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle, en raison des diligences infructueuses du requérant pour obtenir un rendez-vous.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2202999(TA38-2202999)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme C et de ses enfants, qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser pour les préjudices subis suite au décès de M. D, ancien militaire exposé aux rayonnements ionisants lors des essais nucléaires à Mururoa et Hao. Bien que l'État, mis en demeure, n'ait pas produit de mémoire et soit réputé avoir acquiescé aux faits, le tribunal a jugé que les requérants ne pouvaient se prévaloir de la présomption de causalité de la loi du 5 janvier 2010 pour leurs préjudices personnels. Il leur incombait d'établir un lien de causalité direct entre l'exposition et le cancer de la vessie de M. D, ce qu'ils n'ont pas fait, l'expertise médicale ne permettant pas de retenir un tel lien. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2103337(TA38-2103337)

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 17 novembre 2020 par laquelle le conseil municipal de Juvigny a approuvé la deuxième modification de son plan local d’urbanisme. Plusieurs requérants se sont désistés en cours d’instance, désistements dont il a été donné acte. Pour les requérants restants, le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir tirée de leur défaut d’intérêt à agir, faute pour eux de justifier d’une qualité leur conférant un intérêt leur donnant qualité pour agir. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres moyens ou fins de non-recevoir.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2105216(TA38-2105216)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 25 février 2021 par lequel le maire de Hauteluce avait délivré un permis de construire modificatif à M. C. Le tribunal a jugé que ce permis méconnaissait les articles A1 et A2 du règlement de la zone A du plan local d'urbanisme (PLU), car l'extension projetée d'un bâtiment situé dans un périmètre de protection paysagère constituait une nouvelle construction interdite. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'ancien article L. 123-1 7° (devenu L. 151-19).

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA38-2300466(TA38-2300466)

Le Tribunal Administratif de Grenoble annule l'arrêté du 27 décembre 2022 par lequel la préfète de la Drôme a refusé à M. A, pêcheur professionnel, la location de lots de pêche sur le Rhône. La juridiction a jugé que le motif de tardiveté de la demande était infondé, celle-ci ayant été envoyée dans le délai légal de quatre mois avant l'expiration des baux. Le tribunal a également estimé que l'administration ne pouvait exiger du requérant la justification de sa participation à des actions de formation ou à des pêches scientifiques, ces conditions n'étant pas prévues par les articles R. 435-18 et R. 435-19 du code de l'environnement. En conséquence, la décision attaquée est annulée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500960(TA38-2500960)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant angolais, qui contestait l'arrêté du 24 janvier 2025 de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, conformément à l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 et une erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, incluant l'annulation de l'arrêté et les demandes d'injonction.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA38-2501324(TA38-2501324)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Valence en désignant un expert pour examiner un immeuble situé rue Bouffier, en application des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation. La mission de l'expert consiste à constater les désordres, évaluer l'état des bâtiments mitoyens, déterminer s'il existe un péril imminent, et proposer des mesures de sauvegarde. L'expert doit accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500943(TA38-2500943)

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 26 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le requérant invoquait l'incompétence du signataire et la méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et jugé la décision suffisamment motivée au regard des critères de l'article L. 613-1 du CESEDA. En conséquence, l'assignation à résidence n'étant pas dépourvue de fondement légal, l'ensemble des conclusions de M. A a été rejeté.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2500939(TA38-2500939)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme D B, ressortissante bolivienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII, motivée par le fait que la requérante n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France, a été jugée légale. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation, et a considéré que le refus était fondé sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2500724(TA38-2500724)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, qui demandait une injonction à la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. La requête est devenue sans objet après que la préfète a délivré le document demandé. Le juge a donc ordonné qu'il soit donné acte du désistement, mettant fin à l'instance.

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