Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2500827(TA38-2500827)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant convoqué l'intéressé à un rendez-vous le 5 mars 2025, le juge a constaté que la demande d'injonction était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA38-2406236(TA38-2406236)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait un permis de construire délivré par le maire de La Chapelle d'Abondance à la SCCV Le Rys. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas justifié avoir notifié son recours à la commune, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, malgré une demande de régularisation. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé ce rejet sans examiner le fond. Les conclusions de la commune au titre des frais de procès ont également été rejetées.
N° TA38-2305394(TA38-2305394)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du Centre Hospitalier Universitaire de Grenoble de lui accorder un congé longue maladie. La requérante s’est désistée de son instance, et le centre hospitalier a accepté ce désistement tout en renonçant à ses propres demandes de frais de justice. Par ordonnance du 12 février 2025, le président de la 6ème chambre a donné acte de ces désistements, mettant ainsi fin au litige. Cette décision est fondée sur les articles R.222-1, L.761-1 et R.761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2501207(TA38-2501207)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement pur et simple de Mme A, qui demandait à être reçue en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante s'est désistée de l'instance sans que le juge n'ait à statuer sur le fond du litige. Aucune mesure d'injonction ou d'astreinte n'a donc été prononcée. La décision est fondée sur les dispositions du code de justice administrative.
N° TA38-2501221(TA38-2501221)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Savoie ordonnant la remise de M. A aux autorités italiennes, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant réside à Vichy (Allier), il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, seul compétent. La solution retenue est donc un renvoi pour incompétence territoriale, sans examen du fond.
N° TA38-2108396(TA38-2108396)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B et de la société Deri, qui demandaient l'annulation de la délibération du 3 juin 2021 par laquelle le conseil municipal de Domancy a approuvé la révision générale n°2 du plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 153-21 du code de l'urbanisme, jugeant que les modifications apportées au PLU après l'enquête publique procédaient de celle-ci et ne remettaient pas en cause l'économie générale du projet. Il a également rejeté le moyen fondé sur les articles L. 2121-10 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, sans le détailler dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions en annulation.
N° TA38-2500901(TA38-2500901)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la mesure demandée était dépourvue d'utilité, d'une part parce que M. A avait déjà déposé sa demande de renouvellement, et d'autre part parce que la préfecture avait indiqué avoir fabriqué le titre de séjour, qu'il appartenait à l'intéressé de retirer sur rendez-vous. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des conclusions de M. A, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA38-2500293(TA38-2500293)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par la commune de Pierrelatte d’une demande de mainlevée de la suspension de l’arrêté de révocation de M. E, prononcée le 23 décembre 2024 sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. La commune n’a pas démontré l’existence d’un élément nouveau justifiant une modification de la mesure, et la condition d’urgence n’a pas été établie. Par ailleurs, la demande de M. E visant à liquider l’astreinte et à en prononcer une nouvelle a été rejetée, le juge des référés n’étant pas compétent pour liquider l’astreinte dans ce cadre. Les deux requêtes ont été jointes et rejetées, sans application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500900(TA38-2500900)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante guinéenne, afin d'obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré le rendez-vous sollicité après l'introduction de la requête, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte. L'ordonnance admet provisoirement Mme A à l'aide juridictionnelle et condamne l'État à verser 800 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA38-2402389(TA38-2402389)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les consorts B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire des Contamines-Montjoie du 27 octobre 2023 accordant un permis de construire modificatif à la SCCV Chalets Laska. Les requérants contestaient notamment la complétude du dossier et la méconnaissance des règles du plan local d’urbanisme et du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour les consorts B de démontrer que le projet autorisé était de nature à affecter directement leurs conditions d’occupation ou de jouissance de leur bien, conformément à l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme.
N° TA38-2107852(TA38-2107852)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui contestait la délibération du 3 juin 2021 par laquelle le conseil municipal de Domancy a approuvé la révision générale n° 2 du plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a jugé que la commune était compétente pour approuver son PLU, faute pour la communauté de communes Pays du Mont-Blanc d'avoir exercé un transfert de compétence en la matière, conformément à l'article L. 5214-16 du code général des collectivités territoriales et à l'article 136 de la loi n° 2014-366. Il a également estimé que le classement des parcelles en zone agricole n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, rejetant ainsi les moyens soulevés par le requérant. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ont été rejetées, et M. C a été condamné à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA38-2500980(TA38-2500980)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B A, ressortissant turc, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 23 janvier 2025 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure prévue par le règlement (UE) n° 604/2013, notamment les articles 4 et 5 relatifs à l'information et à l'entretien individuel, avait été régulièrement suivie. Il a également estimé que la remise aux autorités allemandes ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant n'établissant pas de risques personnels et actuels en cas de renvoi en Turquie. Enfin, le tribunal a considéré que la préfète avait exécuté le précédent jugement du 8 janvier 2025 en prenant une nouvelle décision après avoir régularisé la procédure.
N° TA38-2107393(TA38-2107393)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme E et de M. F, qui demandaient l'annulation de la délibération du 3 juin 2021 par laquelle le conseil municipal de Domancy a approuvé la révision générale n°2 de son plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient notamment le classement de leurs parcelles en zone naturelle, invoquant une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la commune était compétente pour approuver son PLU, le transfert de cette compétence à la communauté de communes n'ayant pas eu lieu en raison de l'opposition d'un nombre suffisant de communes membres. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2107520(TA38-2107520)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C et M. D, qui demandaient l'annulation de la délibération du 3 juin 2021 du conseil municipal de Domancy approuvant la révision du plan local d'urbanisme (PLU), en tant qu'elle classait leurs parcelles en zone agricole. Les requérants contestaient ce classement, arguant d'une incohérence avec le rapport de présentation et le projet d'aménagement et de développement durables (PADD), ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que le classement en zone agricole n'était pas incohérent avec le PADD, qui vise à limiter l'étalement urbain et à préserver le caractère rural, et que les parcelles, non construites et situées en prairie, n'avaient pas à être incluses dans l'enveloppe urbaine définie par le rapport de présentation. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 151-4 et L. 151-8 du code de l'urbanisme.
N° TA38-2500943(TA38-2500943)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 26 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an et d'une assignation à résidence. Le requérant invoquait l'incompétence du signataire et la méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et jugé la décision suffisamment motivée au regard des critères de l'article L. 613-1 du CESEDA. En conséquence, l'assignation à résidence n'étant pas dépourvue de fondement légal, l'ensemble des conclusions de M. A a été rejeté.
N° TA38-2106739(TA38-2106739)
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 9 août 2021 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes, lui interdisant d'en acquérir, ordonnant son inscription au fichier national des personnes interdites d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA) et retirant la validation de son permis de chasser. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur les articles L. 312-11 et R. 312-67 du code de la sécurité intérieure, en raison du comportement de M. B incompatible avec la détention d'armes, compte tenu de ses condamnations pénales pour violences et infractions liées au permis de chasser. La demande d'expertise avant dire droit a été rejetée comme inutile.
N° TA38-2204798(TA38-2204798)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 2 juin 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment celui tiré de la méconnaissance des articles L. 551-9 et L. 551-16 du CESEDA, ainsi que celui fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision de l'OFII.
N° TA38-2501324(TA38-2501324)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Valence en désignant un expert pour examiner un immeuble situé rue Bouffier, en application des articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation. La mission de l'expert consiste à constater les désordres, évaluer l'état des bâtiments mitoyens, déterminer s'il existe un péril imminent, et proposer des mesures de sauvegarde. L'expert doit accomplir sa mission dans un délai de 24 heures et déposer son rapport sous cinq jours.
N° TA38-2207793(TA38-2207793)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. B pour contester une amende de 150 euros infligée par l'ACCA d'Attignat Oncin le 22 janvier 2022 et une exclusion temporaire de trois mois prononcée par la Fédération Départementale des Chasseurs de Savoie le 25 mai 2022, pour non-restitution de bracelets de marquage. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par les défendeurs, se reconnaissant compétent pour connaître des litiges relatifs aux sanctions disciplinaires des ACCA, sur le fondement des articles L. 422-2 du code de l'environnement. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision examine la légalité des sanctions au regard des statuts de l'association et du code de l'environnement.
N° TA38-2501325(TA38-2501325)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la communauté de communes de Bièvre-Est en désignant un expert pour examiner un immeuble situé à Bizonnes. Cette décision, fondée sur les articles L. 511-9 et R. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, vise à constater l'état du bâtiment, évaluer un éventuel péril imminent, et proposer des mesures de sécurité. L'expert devra remettre son rapport sous cinq jours, et les frais seront taxés ultérieurement.