Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble
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N° TA38-2500321(TA38-2500321)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution des décisions implicites par lesquelles la préfète de l'Isère a refusé de renouveler les certificats de résidence de M. et Mme C. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. Il a enjoint à la préfète de délivrer à titre provisoire des titres de séjour portant la mention "vie privée et familiale" sous astreinte, et a condamné l'État à verser 1 000 euros aux requérants.
N° TA38-2105216(TA38-2105216)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du 25 février 2021 par lequel le maire de Hauteluce avait délivré un permis de construire modificatif à M. C. Le tribunal a jugé que ce permis méconnaissait les articles A1 et A2 du règlement de la zone A du plan local d'urbanisme (PLU), car l'extension projetée d'un bâtiment situé dans un périmètre de protection paysagère constituait une nouvelle construction interdite. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'ancien article L. 123-1 7° (devenu L. 151-19).
N° TA38-2202999(TA38-2202999)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme C et de ses enfants, qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser pour les préjudices subis suite au décès de M. D, ancien militaire exposé aux rayonnements ionisants lors des essais nucléaires à Mururoa et Hao. Bien que l'État, mis en demeure, n'ait pas produit de mémoire et soit réputé avoir acquiescé aux faits, le tribunal a jugé que les requérants ne pouvaient se prévaloir de la présomption de causalité de la loi du 5 janvier 2010 pour leurs préjudices personnels. Il leur incombait d'établir un lien de causalité direct entre l'exposition et le cancer de la vessie de M. D, ce qu'ils n'ont pas fait, l'expertise médicale ne permettant pas de retenir un tel lien. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA38-2306221(TA38-2306221)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B qui contestait les permis de construire modificatifs délivrés par le maire de Thonon-les-Bains à la société Icade Promotion pour un projet de 123 logements. Le requérant soutenait que le dossier de demande était incomplet et que le projet méconnaissait l'article UE11 du plan local d'urbanisme relatif à l'aspect extérieur des constructions. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que les pièces fournies permettaient d'apprécier les modifications et que celles-ci n'affectaient pas l'insertion harmonieuse du projet dans le paysage urbain. La décision s'appuie sur les articles R.431-10 du code de l'urbanisme et UE11 du règlement du PLU.
N° TA38-2500734(TA38-2500734)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B de ses conclusions à fin d’injonction, après que la préfète de l’Isère lui a délivré l’attestation de prolongation d’instruction sollicitée. Le juge a condamné l’État à verser 800 euros à M. B au titre des frais exposés, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2103337(TA38-2103337)
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 17 novembre 2020 par laquelle le conseil municipal de Juvigny a approuvé la deuxième modification de son plan local d’urbanisme. Plusieurs requérants se sont désistés en cours d’instance, désistements dont il a été donné acte. Pour les requérants restants, le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir tirée de leur défaut d’intérêt à agir, faute pour eux de justifier d’une qualité leur conférant un intérêt leur donnant qualité pour agir. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres moyens ou fins de non-recevoir.
N° TA38-2500960(TA38-2500960)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant angolais, qui contestait l'arrêté du 24 janvier 2025 de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, conformément à l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 et une erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, incluant l'annulation de l'arrêté et les demandes d'injonction.
N° TA38-2301092(TA38-2301092)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 27 décembre 2022 par lequel la préfète de la Drôme refusait à M. B, pêcheur professionnel, le renouvellement de ses baux de pêche sur le Rhône. La juridiction a jugé que le motif tiré d'une mise en cause dans une affaire pénale était infondé, faute d'élément probant, et que l'administration ne pouvait reprocher au requérant l'absence de justification de ses "garanties de probité" sans l'avoir invité à compléter son dossier. La solution retenue est fondée sur les articles R. 435-18 et R. 435-19 du code de l'environnement.
N° TA38-2306090(TA38-2306090)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de la SCCV Chamonix route du Bouchet contestant le refus du maire de Chamonix Mont-Blanc de lui délivrer un permis de construire pour un ensemble immobilier. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que le maire était tenu de refuser le permis en raison de l'avis défavorable de l'architecte des Bâtiments de France, rendu au titre des abords d'un monument historique. Cette solution s'appuie sur les articles R. 425-1 du code de l'urbanisme et L. 621-32 du code du patrimoine, qui imposent l'accord préalable de l'architecte pour les projets situés dans ce périmètre.
N° TA38-2500300(TA38-2500300)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision implicite de refus de titre de séjour formée par Mme A. Le juge a estimé que le dossier de demande était incomplet, faute de production du contrat d’engagement à respecter les principes de la République, ce qui n’a pas fait naître de décision susceptible de recours. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension, d’injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées, seule l’aide juridictionnelle provisoire étant accordée. La décision se fonde sur les articles R. 431-10, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA38-2500681(TA38-2500681)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C pour obtenir une injonction de délivrance d'une attestation de prolongation de droits au séjour avec autorisation de travail. Après que la préfète de l'Isère a convoqué l'intéressé pour une prise d'empreintes et lui a délivré l'attestation sollicitée, M. C s'est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et a condamné l'État à verser 800 euros à M. C au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500958(TA38-2500958)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 28 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour d’un an et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment le vice de procédure, le défaut de motivation et la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) et confirme la légalité des mesures prises par la préfète de l’Isère.
N° TA38-2500695(TA38-2500695)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Isère de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de carte de résident. Le tribunal a estimé que la délivrance, en cours d'instance, d'une attestation de prolongation d'instruction, ouvrant les mêmes droits que son titre de séjour jusqu'au 23 avril 2025, faisait disparaître l'urgence justifiant l'intervention du juge des référés. La solution retenue est donc un rejet pour défaut d'urgence, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond du litige.
N° TA38-2500314(TA38-2500314)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme N'to épouse B. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la situation de précarité administrative et sociale de la requérante, privée de droits sociaux et d'une promesse d'embauche. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande dans un délai de deux mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 800 euros à l'avocate de la requérante au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA38-2500692(TA38-2500692)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B. Le requérant contestait le refus de la préfète de l'Isère de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler et un titre de séjour. Le tribunal a constaté qu'aucune décision de refus n'avait été prise et que M. B était en possession d'un récépissé valable jusqu'au 6 avril 2025, ce qui rendait la condition d'urgence non établie. Par conséquent, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
N° TA38-2410023(TA38-2410023)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A, occupant sans droit ni titre d'un logement de la résidence universitaire du Rabot gérée par le CROUS Grenoble Alpes. La juridiction a constaté que l'intéressé n'avait pas demandé le renouvellement de son occupation pour l'année 2024-2025 et s'était maintenu dans les lieux malgré deux mises en demeure, rendant la demande d'expulsion non contestable sérieusement. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été retenues en raison de la nécessité de garantir la continuité du service public et la réattribution du logement à un autre étudiant. L'ordonnance enjoint à M. A de libérer les lieux sans délai et autorise le CROUS à procéder d'office à son expulsion passé un délai de quinze jours, en application du règlement intérieur des résidences et du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA38-2409985(TA38-2409985)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme C, occupante sans droit ni titre d'un logement de la résidence universitaire Les Taillées gérée par le CROUS Grenoble Alpes. La juridiction a constaté que l'intéressée n'avait pas demandé le renouvellement de son occupation pour l'année 2024-2025 et s'était maintenue dans les lieux malgré deux mises en demeure. La solution retenue est fondée sur l'urgence et l'utilité de la mesure, justifiées par la nécessité de garantir la continuité du service public et d'attribuer le logement à un autre étudiant. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de justice administrative et le règlement intérieur des résidences universitaires du CROUS.
N° TA38-2409984(TA38-2409984)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. A, occupant sans droit ni titre d'un logement de la résidence universitaire Condillac gérée par le CROUS Grenoble Alpes. Le juge a constaté que l'intéressé, n'ayant pas renouvelé sa demande d'attribution pour l'année 2024-2025, se maintenait dans les lieux sans titre, ce qui ne soulevait aucune contestation sérieuse. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été retenues en raison de la nécessité de garantir la continuité du service public et l'attribution du logement à un autre étudiant. La décision s'appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques et le règlement intérieur des résidences du CROUS.
N° TA38-2501008(TA38-2501008)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la préfète de l’Isère l’assignant à résidence pour 45 jours avec obligation de pointage. La requérante s’est désistée de ses conclusions à fin d’annulation, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte. Le tribunal a prononcé l’admission provisoire de Mme A à l’aide juridictionnelle, mais a rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. La décision s’appuie sur la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique et sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA38-2500884(TA38-2500884)
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de sa carte de résident et la délivrance d'un récépissé avec autorisation de travailler. La préfète de l'Isère ayant fixé un rendez-vous le 3 mars 2025, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie de la requête. En revanche, il a rejeté les conclusions relatives à la délivrance immédiate d'un récépissé, au motif que celle-ci est subordonnée à la complétude du dossier, qui ne pourra être vérifiée qu'à l'issue du rendez-vous, conformément à l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État a été condamné à verser 600 euros à Mme B au titre des frais de justice.